Des tirs survenus lors du dîner des correspondants de la Maison Blanche

Samedi 25 avril au soir, le président américain Donald Trump a été évacué du traditionnel dîner des correspondants de la Maison Blanche, qui se tenait à l'hôtel Hilton, à Washington, alors que des tirs ont été entendus et qu'un suspect a été arrêté. Des équipes de sécurité, armes au poing, ont pris position sur la scène où Donald Trump était assis aux côtés de son épouse Melania, du vice-président, J.D. Vance, et d'autres responsables qui ont été rapidement évacués.

Des centaines d'invités en tenue de soirée, présents dans la salle de bal, se sont abrités sous les tables avant de se diriger vers le hall de l'hôtel. Les autorités ont annoncé qu'aucune personnalité ni aucun invité du gala n'avait été blessé.

Selon les autorités, un tireur isolé a forcé un point de contrôle de sécurité dans le hall de l’hôtel, juste à l’extérieur de la salle de bal où se déroulait le dîner, vers 20h36 heure locale (2h36 heure de Paris). Donald Trump a diffusé sur sa plateforme Truth Social des images semblant montrer le suspect se ruant sur le point de contrôle avant d’être submergé par les policiers. “Il était armé d’un fusil de chasse, d’un pistolet et de plusieurs couteaux”, a déclaré à des journalistes le chef par intérim du Metropolitan Police Department, Jeffery Carroll.

Les forces de l’ordre ont échangé des tirs avec le suspect et “intercepté cet individu”. Un officier en uniforme des services secrets a été “touché au gilet” pare-balles et transporté à l’hôpital, mais se portait bien, a précisé Jeffery Carroll. Le suspect n’a pas été atteint par les balles, mais a été conduit à l’hôpital pour y être examiné. Il est actuellement en détention. Un fusil et des douilles ont été retrouvés sur les lieux, a affirmé le directeur du FBI, Kash Patel, ajoutant que le Bureau fédéral d’enquête procédait à des auditions de témoins dans le cadre de ses investigations.

Le tireur est un homme de 31 ans nommé Cole Tomas Allen, originaire de Torrance, en Californie. Sur la base d'informations préliminaires, “nous pensons qu'il était l'un des clients de l'hôtel”, a déclaré Jeffery Carroll à des journalistes. L'homme interpellé fait actuellement l'objet de deux chefs d'accusation : utilisation d'une arme à feu lors d'un crime violent et agression d'un agent fédéral à l'aide d'une arme dangereuse.

D’autres chefs d’accusation pourraient encore être retenus au fur et à mesure de l’avancée de l’enquête. Des informations “très préliminaires” font penser aux enquêteurs que l’homme “ciblait des membres de l’administration” Trump, a déclaré le ministre américain de la Justice par intérim, Todd Blanche, précisant que le tireur “ne coopère pas activement”.

Le dispositif de sécurité de la réception et la manière dont une arme a pu être introduite dans l'hôtel font actuellement l'objet de questions. Des participants ont expliqué qu'un portique de détection de métaux avait été installé à l'extérieur de la salle de bal, mais qu'il n'y avait pas de contrôle de ce type en amont ni à l'entrée même de l'hôtel.

“Nous allons analyser les vidéos dans tout l’hôtel pour comprendre comment l’arme est entrée, comment elle est arrivée jusque-là”, a ajouté Jeffery Carroll. Selon Donald Trump, les services de sécurité ont fait “un bien meilleur travail qu’à Butler”, où il avait été la cible d’une tentative d’assassinat en 2024 lors d’un meeting de campagne.

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Le chef de la diplomatie iranienne rencontre Vladimir Poutine

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi est arrivé à Saint-Pétersbourg, où il doit rencontrer Vladimir Poutine. Bientôt trois semaines après le cessez-le-feu obtenu au terme de 40 jours de combats entre l'Iran et Israël allié aux Etats-Unis, Moscou reste l'un des principaux soutiens de la République islamique.

L’Iran et la Russie présentent “un front uni”. C’est ce qu’a affirmé l’ambassadeur d’Iran en Russie, Kazem Jalali, affirmant que les deux pays faisaient face aux “forces hégémoniques mondiales” qui s’opposent aux pays aspirant “à un monde exempt d’unilatéralisme et de domination occidentale”.

Le chef de la diplomatie iranienne multiplie les contacts, centrés autour de la diplomatie pakistanaise, qui joue le rôle de médiateur avec Washington. À Islamabad, Abbas Araghchi a discuté avec le chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, et le Premier ministre, Shehbaz Sharif, avant de rallier Oman, où il s'est entretenu avec le sultan Haitham ben Tariq.

Donald Trump a annulé le déplacement prévu au Pakistan de son gendre Jared Kushner et de son envoyé spécial Steve Witkoff. “J'ai dit que nous n'allions plus faire de négociations directes avec l'Iran”, a déclaré le président américain, avant de lancer à l'intention des Iraniens : “S'ils veulent parler, ils peuvent venir vers nous, ou ils peuvent nous appeler, nous avons de très bonnes lignes téléphoniques sécurisées.”

Au Mali, les rebelles touareg affirment avoir pris le contrôle de Kidal

Au Mali, les rebelles touareg du Front de libération de l'Azawad (FLA) ont déclaré avoir conclu un “accord” permettant à l'armée régulière et aux soldats russes de l'Africa Corps de se retirer de la ville de Kidal. Le groupe a posté une vidéo censée présenter le départ de troupes sous des vivats d'hommes en armes à la sortie du Camp 2. L'armée et les mercenaires russes y étaient retranchés “depuis hier”, selon un responsable des rebelles touareg.

Le FLA affirme avoir pris totalement le contrôle de Kidal, ville clé située dans le nord du pays. Kidal, bastion de la rébellion touareg, avait été reprise en novembre 2023 par l'armée malienne appuyée par des combattants du groupe paramilitaire russe Wagner, mettant fin à plus d'une décennie de contrôle par des groupes rebelles. Le FLA revendique, par ailleurs, avoir pris le contrôle de plusieurs positions dans la région de Gao, toujours dans le Nord.

Les rebelles touareg sont appuyés par les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim). Ceux-ci ont revendiqué une série d’attaques coordonnées avec la rébellion touareg contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir au Mali. Des combats ont opposé l'armée et les assaillants et se sont poursuivis intensément en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes du pays, dont Kidal, Gao et Sévaré. Ils ont fait 16 blessés civils et militaires et des “dégâts matériels limités”, a affirmé le gouvernement.

Le Mali est en proie depuis plus d’une décennie aux conflits et aux violences jihadistes, mais depuis la prise du pouvoir en 2020 par la junte, les récentes attaques de la part des jihadistes du Jnim et de la rébellion touareg du Front de libération de l’Azawad sont sans précédent.

La Colombie en proie à une vague de violences

Un attentat à la bombe a fait au moins 14 morts et 38 blessés, sur une route du sud-ouest de la Colombie, secouée par une série d’attaques à un peu plus d’un mois de la présidentielle. En pleine campagne électorale dominée par les questions de sécurité, les autorités accusent les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) de semer la terreur dans le pays.

“Ceux qui ont commis cet attentat sont des terroristes, des fascistes et des trafiquants de drogue”, a dénoncé le président Gustavo Petro, qui s’apprête à quitter le pouvoir. “Je veux les meilleurs soldats pour les affronter”, a-t-il ajouté, accusant le chef de la principale dissidence des Farc, Ivan Mordisco. Après une année à essayer de négocier un accord de paix avec ce dernier, le premier président de gauche de l’histoire de la Colombie a opté pour une guerre frontale avec le guérillero. Une récompense d’environ un million de dollars est offerte pour toute information conduisant à sa capture.

Des syndicats pénitentiaires appellent au blocage de l’ensemble des prisons

Le syndicat des surveillants de prison Ufap-Unsa Justice appelle, “en responsabilité et avec lucidité, au blocage de l'ensemble des structures pénitentiaires”. L'objectif revendiqué : imposer un “rapport de force” face à la surpopulation carcérale.

“Nous alertons sur une surpopulation pénale devenue incontrôlable ; avec 88 000 détenus aujourd’hui, la réalité nous donne raison et confirme l'obligation à agir”, déplore le syndicat qui réclame “des mesures d'urgence face à la surpopulation carcérale, qui détruit chaque jour un peu plus les conditions de travail et la sécurité de tous”.

Selon les chiffres du ministère de la Justice, les prisons françaises étaient remplies à 137% en moyenne au 1er février, soit près de 87 000 détenus pour un peu plus de 63 000 places, un nouveau record. Ce sont donc 6 596 prisonniers qui dorment sur un matelas au sol, contre 4 490 l'an passé, chiffre la Chancellerie. En janvier, le Conseil de l’Europe dénonçait lui aussi l'état des prisons françaises et une surpopulation “alarmante”, attirant l'attention sur le risque d'une évolution vers un “entrepôt humain”.

Le syndicat fustige également les “4 000 vacances de postes chez les personnels de surveillance”. “Les prisons sont devenues de véritables poudrières et des coupe-gorge. Le personnel est à genoux pour maintenir les établissements à bout de bras”, déplore Alexandre Caby, secrétaire général de l’Ufap.

Contrairement aux syndicats CGT-Pénitentiaire et la SPS-CEA, le syndicat FO Justice ne rejoindra pas la mobilisation. Bien qu'il “partage le constat”, il s'oppose à un blocage jugé “démagogique, populiste et électoraliste”.


Trump assure le show dans la revue de presse de ce lundi

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