Il y a quelque chose de fascinant à regarder une fiction se construire en direct. Hier, 17 avril, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi annonce sur X que le détroit d’Ormuz est « complètement ouvert » aux navires commerciaux, dans le cadre du cessez-le-feu au Liban. Dans la minute qui suit, Donald Trump remercie publiquement l’Iran sur Truth Social, majuscules incluses, et proclame la paix revenue. Le pétrole plonge de 11 %. Le S&P 500 clôture au-dessus des 7 000 points pour la première fois de l’histoire. Les grands médias titrent « le détroit est rouvert ».
Sauf qu’il ne l’est pas.
Sur l’eau, à cette heure précise, presque tous les navires qui tentaient la traversée ont fait demi-tour. Les données AIS sont publiques, vérifiables, implacables. Le Speaker du Parlement iranien vient de démolir, point par point, sept affirmations du président américain en les qualifiant simplement de mensonges. Et 760 millions de dollars de paris sur la baisse du pétrole ont été placés exactement vingt minutes avant l’annonce d’Araghchi. La Commodity Futures Trading Commission a ouvert une enquête. Voilà le décor. Ce qui suit est plus sombre encore. Une longue analyse détaillée et sourcée, réservée à mes abonnés payants.

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