La guerre dans le Golfe dure depuis assez longtemps pour que les premiers effets remontent par capillarité jusqu’aux ports européens, aux exploitations agricoles, aux raffineries et aux réseaux logistiques. Annoncée à l’origine comme un épisode borné par quelques frappes ciblées, l’opération se mue en blocus prolongé d’un goulet stratégique. En quelques semaines, les marges occidentales pour absorber le choc se réduisent, et la doxa qui réduisait la crise à un soubresaut passager craque sous les avertissements répétés des opérateurs financiers. Le choc sera pour nous très violent et pendant ce temps, les gouvernements européens n’ont qu’une obsession: accentuer le confinement énergétique alors que le tsunami sera d’abord économique et qu’il pourrait donner lieu à des gouvernements balayés par la colère populaire. Alors du côté de l’oligarchie européenne, on élude, on contourne et on se tait.
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