Chaque jour, depuis les estrades de la Maison Blanche, Donald Trump martèle avec une assurance inébranlable et des mots de plus en plus délirants -« les Iraniens ont un problème génétique, décapitent les bébés et coupent les femmes en deux »- que les capacités militaires iraniennes ont été totalement anéanties par l’opération Epic Fury, lancée conjointement avec Israël à la fin février 2026, affirmant que missiles balistiques, flotte navale et sites nucléaires ne sont plus que ruines fumantes.

Téhéran, loin de capituler, continue d’expédier par vagues ses drones Shahed et Mohajer vers Israël, vers les intérêts américains et vers ses proxies régionaux, maintenant ainsi une pression constante malgré les frappes répétées ; pendant ce temps, l’armée israélienne procède avec une méthode implacable à la destruction systématique de villages entiers au sud du Liban, rasant maison après maison, infrastructure après infrastructure, isolant les zones supposées abriter le Hezbollah et provoquant des centaines de morts civils ainsi qu’un exode massif de populations.

Dans ce brasier qui s’étend, Emmanuel Macron, notre-Illuminé-qu’on-a-nous, décide d’envoyer le porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée orientale pour « protéger les alliés et les routes maritimes », ce bâtiment devenant aussitôt une cible potentielle pour les menaces iraniennes, tandis que vingt-quatre Rafale de l’aéronavale française participent activement aux patrouilles et aux « opérations de soutien » au sein de cette guerre dont les objectifs demeurent confus et mouvants.

Une guerre qui, loin de se résoudre, tourne inexorablement au désastre stratégique et humanitaire avec des escalades quotidiennes, des pertes imprévues et une instabilité qui menace de déborder bien au-delà des frontières du Moyen-Orient ; et pendant que les bombes continuent de tomber, Trump, depuis Washington, appelle publiquement les Européens à s’engager davantage, à dépêcher navires et forces pour sécuriser le détroit d’Ormuz et à assumer une part plus lourde du fardeau, comme pour diluer les responsabilités d’un fiasco dont les conséquences risquent de retomber sur tous ceux qui, par calcul ou par inertie, ont laissé la situation s’enliser dans ce chaos sans fin.

Pendant ce temps, les abrutis de plateaux TV en France continuent d’applaudir avec empressement, prétendant qu’il s’agit-là de « sauver la civilisation judéo-chrétienne », que « les Israéliens font le sale boulot » et que « les Iraniens sont les nouveaux nazis ». Il n’y a pas d’opposition au Parlement, tous les politiciens sont alignés derrière la politique de serf d’Emmanuel Macron. Et ce n’est pas le moindre des scandales.

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