Valero Port Arthur au Texas. Viva Energy Geelong en Australie. HPCL Pachpadra en Inde. CET Vest à Bucarest. Esmeraldas en Équateur. Port Homalin au Myanmar. Pemex Olmeca au Mexique. Plus les frappes ukrainiennes documentées sur Primorsk, Ust-Luga, Tuapse, la raffinerie NORSI. Plus LyondellBasell Bayport, Petromax Channelview. Plus le dépôt thermique qui vient de sauter à Bucarest il y a quelques heures — 30 tonnes de fioul enflammées, trois transformateurs partis, la moitié de la capitale dans le noir, aucune explication officielle. Vingt-quatre heures plus tôt, à Pachpadra dans le Rajasthan, la plus grande raffinerie pétrochimique de l’ouest indien partait en fumée la veille de son inauguration par Narendra Modi. Et il faudrait admettre que tout cela n’est qu’une accumulation de coïncidences industrielles. Pendant ce temps, la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février a fermé le détroit d’Hormuz, fait bondir les prix du pétrole, asséché l’approvisionnement mondial. L’Agence internationale de l’énergie parle du “plus grand choc d’approvisionnement pétrolier de l’histoire du marché mondial”. Et le moindre journal français trouve le sujet de la série noire des raffineries passionnant au point de n’en rien écrire.
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