«Je ne sais pas si elle a déjà des partenaires, mais elle m’a déjà annoncé qu’elle ne prendrait pas la pilule », me disait récemment une collègue à propos de sa fille adolescente. Même chez les jeunes femmes, qui en sont depuis longtemps en France les principales utilisatrices, la pilule perd progressivement de son évidence[1].

Si elle reste encore majoritaire chez les jeunes femmes, la pilule a vu son usage divisé par deux en 15 ans. Par rapport aux générations précédentes, entrées dans la vie sexuelle jusqu’au milieu des années 2010 et pour lesquelles la pilule avait encore tout d’une évidence, la différence semble s’accentuer. Débutée avec le nouveau siècle, la désaffection s’est accentuée avec le scandale sanitaire des années 2012-2013 autour des pilules de 3e et 4e génération, qui a abouti à leur déremboursement et a surtout permis que soient (enfin) entendues en France les critiques de cette contraception reine.
Aujourd’hui, c’est tout le schéma contraceptif français – préservatif pour les rapports occasionnels et les débuts de relations, pilule lorsqu’une relation devenait sérieuse, dispositif intra-utérin (DIU, ou stérilet) une fois eu les enfants désirés – qui se métamorphose sous nos yeux. Pour autant, la couverture contraceptive reste forte en France : diminution de la pilule ne signifie pas diminution de l’usage de tous les moyens de contraception, et elle n’est généralement arrêtée qu’au profit d’une autre méthode. Quelles sont alors ces évolutions en matière de contraception, et surtout que disent-elles du rapport contemporain à la sexualité, au couple ou encore à l’institution médicale ? Je propose ici quelques pistes pour aller voir ce qui se passe sous la couverture contraceptive.
« Hormonophobie », recherche du naturel ou redécouverte de soi ?
En matière de contraception, l’idée que s’est répandue ces dernières années un « rejet des hormones », voire une « hormonophobie », est désormais largement répandue. Ce rejet expliquerait notamment la diminution de l’usage de la pilule : mais que recouvre-t-il réellement ?
Lorsqu’il est question d’hormones (de synthèse), c’est généralement pour évoquer la question des effets indésirables des contraceptifs hormonaux. Il est effectivement possible, désormais, de dénoncer les effets secondaires, parfois lourds, associés chez certaines femmes à la prise de ces contraceptifs (dépression, risques de thrombose, etc.). Mais si le risque d’effets secondaires graves à long terme a pu être médiatisé, du côté des utilisatrices, ce sont surtout les « petits maux » qui posent problème au quotidien : saignements tout au long du cycle, prise de poids, etc. Il peut d’ailleurs être difficile de faire entendre aux soignant·es ces difficultés, qui ne sont pas toujours considérées comme légitimes et devant entraîner un changement de contraception[2]. En fonction des capitaux dont disposent les femmes pour trouver des soignants ouverts au dialogue et prêts à les accompagner dans le changement de contraception, cette prise en compte d’effets indésirables de différentes natures peut ainsi jouer sur le choix contraceptif.
Les entretiens que j’ai menés permettent également de mettre au jour une autre dimension de ce « rejet des hormones » : l’importance du fait de vouloir « retrouver un corps naturel ». C’est par exemple le cas de Camille, éducatrice de 26 ans : « J’ai l’impression que prendre des hormones ça contrecarre un peu mon cycle naturel, et c’est vraiment quelque chose qui m’embêtait. […] J’ai une vie sexuelle active, mais je suis célibataire, donc j’ai décidé pour l’instant de laisser mon corps en paix. Je me suis fait prescrire un anneau contraceptif. Je me dis “Ça reste assez local”, bon… Je sais pas si c’est “moins pire” (ton ironique) que tout le reste, pour l’instant je l’ai pas pris, et je le mets pas, parce que voilà j’ai envie de retrouver un cycle normal, de reposer mon corps… Enlever toutes ces hormones superflues. […] Pour l’instant je fais une pause. »
Même chez les femmes ne subissant pas d’effets indésirables de leur contraception prévaut l’idée que les hormones de synthèse ne sont pas bonnes à long terme. Néanmoins, malgré la méfiance largement exprimée, le recours aux méthodes hormonales persiste. Si la part parmi les méthodes remboursées des méthodes non hormonales (notamment DIU au cuivre et stérilisation) a effectivement augmenté de dix points entre 2012 et 2022, les trois quarts des méthodes remboursées utilisées demeurent des méthodes hormonales[3].
Mais les femmes, ou les couples, peuvent également se tourner vers des méthodes qui ne sont pas remboursées, voire qui ne sont pas médicalisées. C’est d’autant plus le cas lorsqu’il ne s’agit pas simplement de se prémunir d’éventuels risques, mais plutôt, comme c’est notamment le cas dans les classes moyennes et supérieures, de comprendre son corps, voire de le « redécouvrir ».
Cela s’inscrit dans un double mouvement. D’une part, la recherche d’une forme d’authenticité, un « véritable moi » qui serait étouffé par la société – et, en l’occurrence, par les hormones – mais qu’il serait possible de retrouver, dans une optique finalement proche du développement personnel. D’autre part, la volonté d’accéder à une meilleure connaissance de son propre fonctionnement, qu’il soit physique ou psychique, ce qui pourrait finalement entraîner une meilleure « maîtrise » de soi. D’une manière qui peut sembler paradoxale pour des générations auxquelles la pilule a été présentée comme le moyen le plus efficace de réguler les cycles, de diminuer l’acné ou encore de lutter contre la douleur des règles, la maîtrise dont il est question tient désormais plutôt dans la compréhension du cycle menstruel et dans son acceptation que dans la prise d’un médicament.
Ainsi, cette manière nouvelle de se situer par rapport aux méthodes hormonales permet de mieux comprendre la diffusion de méthodes dites « naturelles », comme la symptothermie, qui consiste à déterminer le moment de l’ovulation afin d’éviter d’avoir un rapport potentiellement fécondant en amont de celle-ci. Les différentes méthodes de ce type, mises au point par des médecins catholiques suite à la réaffirmation de l’interdiction par l’Église de toute forme de contraception en 1968, présentent l’intérêt de permettre aux femmes de mieux comprendre leur cycle, une connaissance précieuse dans un contexte où les savoirs sur la santé féminine ont été très longtemps largement laissés de côté. Néanmoins, elles portent le risque de réduire les femmes à leur fonctionnement corporel, en présentant leurs hormones comme principe explicatif principal de tous leurs comportements et en les ramenant ainsi du côté d’une « Nature » fantasmée – quand les hommes, eux, resteraient de celui de la « Culture ».
Mettre l’encadrement médical à distance ?
Les évolutions récentes en matière de contraception peuvent également s’expliquer par une perte de confiance vis-à-vis de certains professionnels de santé. C’est par exemple le cas pour Joséphine, 34 ans, chargée de projet dans le milieu du spectacle : « J’ai cette chance-là, d’être plutôt en bonne santé, de pas avoir besoin d’aller voir régulièrement un médecin, et du coup je pense que quand même cet arrêt de la pilule, etc., c’était aussi pour moi une façon de me libérer de ça, de pas forcément avoir à aller voir un médecin. »
La profession de gynécologue médical s’étant constituée autour de la maîtrise des hormones[4], refuser les hormones peut être un moyen de réclamer le droit de se passer de médecin – et ce, en particulier dans un contexte où la santé sexuelle et reproductive des femmes est très fortement médicalisée. Cela apparaît d’autant plus fort que le risque de coercition contraceptive (être forcée d’utiliser une méthode que l’on ne désire pas, ne pas avoir accès à la méthode que l’on désire, ou encore ne pas pouvoir arrêter d’utiliser une méthode quand on le décide) est régulièrement dénoncé par les femmes.
De manière plus générale, cela s’inscrit dans la visibilisation des violences gynécologiques et, à un niveau encore plus large, dans un contexte de méfiance envers la médecine, alimenté par des scandales sanitaires comme celui du Mediator ou encore par les controverses autour de la vaccination contre le Covid.
Cependant, les enquêtes montrent que, pour le moment, cette remise en cause de l’évidence d’avoir recours à un ou une médecin ne se fait pas tant au profit d’une démédicalisation de la contraception que d’un recours aux sages-femmes, habilitées depuis 2009 à la prescrire. Elles peuvent apparaître comme plus accessibles et bienveillantes, notamment parce qu’elles proposent souvent des consultations plus longues et avec une présentation plus complète des méthodes disponibles. Encore faut-il savoir qu’elles peuvent prescrire la contraception, comme l’explique Inès (26 ans, psychomotricienne), qui l’a appris récemment : « Alors je l’avais choisie… Pourquoi une sage-femme, parce que j’ai une copine sage-femme, et du coup on parlait souvent des… Pas des droits, mais des actes qu’elles étaient en capacité de faire, et qui ne leur sont pas forcément reconnus, ou valorisés, on va dire. […] Voilà, enfin pour ça, et aussi parce que les gynécos, c’était… Bah déjà c’est plus cher, la consultation, et y’a moins de disponibilité. »
Inès souligne en outre l’importance du prix de la consultation et de la disponibilité du soignant ou de la soignante, ce dernier critère témoignant de la saturation actuelle du système de santé, notamment dans certaines spécialités. Notons d’ailleurs qu’en réponse à cette saturation, et à la nécessité qu’implique la pilule de consulter régulièrement un professionnel de santé simplement pour des renouvellements, la question de la mise en vente libre de la pilule se fait progressivement une place.
Un ras-le-bol du travail contraceptif
Mais l’explication des évolutions du rapport à la contraception n’est pas à chercher uniquement du côté du rapport au système de santé : c’est aussi le fait même de devoir effectuer un travail contraceptif pesant qui est remis en cause. Par travail contraceptif, on entend le fait de se renseigner sur la contraception, prendre rendez-vous dans le cas d’une contraception médicalisée, se la procurer, éventuellement la prendre au quotidien, payer les frais s’il y en a, gérer les effets indésirables si besoin, etc.
La pilule cristallise souvent ce qu’on peut qualifier de « ras-le-bol », et ce d’autant plus au bout de quelques années de prise. Celle-ci commençant généralement avec l’entrée dans la vie sexuelle, c’est au cours de la vingtaine que les femmes commencent à exprimer leur lassitude de devoir prendre chaque jour un médicament à heure fixe alors même qu’elles ne sont pas enceintes, et ce d’autant plus qu’il faut se faire prescrire et se procurer régulièrement ce contraceptif, mais aussi gérer ses éventuels effets indésirables.
L’observance stricte nécessitée par la pilule apparaît aussi de plus en plus problématique au fur et à mesure des années, comme le souligne par exemple Noémie, 23 ans, conseillère bancaire : « J’ai un rappel tous les soirs sur mon téléphone, et j’arrive encore à l’oublier. Donc c’est souvent des grands moments de solitude. Et c’est pour ça que je m’étais posé la question de trouver éventuellement autre chose, parce que euh… Vraiment, comme je te disais, je suis une grande angoissée de la grossesse qui arriverait comme ça, donc non… Ça me fait très peur. »
Les « oublis » de pilule peuvent ainsi générer la crainte répétée d’une grossesse non désirée, et pousser certaines femmes à se diriger vers des méthodes ayant une durée d’action plus longue, notamment le stérilet (cinq ans en moyenne, avec ou sans hormones), dont l’usage a beaucoup augmenté ces dernières années, son usage passant ainsi à 19,3 % des jeunes femmes de 18 à 29 ans concernées par la contraception en 2023, contre seulement 10,9 % en 2016.
Ce travail contraceptif est aussi à resituer dans des dynamiques relationnelles : or, tant celles-ci que les pratiques en matière de sexualité sont également en pleine évolution, notamment chez les jeunes. On note ainsi à la fois une diversification des formes relationnelles, qui peuvent s’affranchir des normes d’exclusivité et de cohabitation du couple traditionnel, et qui va de pair avec une augmentation du nombre de partenaires sexuel·les ainsi qu’avec une baisse du nombre de rapports sexuels déclarés (celui-ci étant souvent lié au fait d’avoir ou non un·e partenaire sexuel·le cohabitant·e)[5].
Ces évolutions peuvent expliquer à la fois l’augmentation de la déclaration du préservatif externe comme méthode de contraception chez les plus jeunes, mais aussi le déclin d’une méthode très contraignante au quotidien, comme peut l’être la pilule, l’absence de relation stable rendant moins indispensable le fait d’être protégée en continu. C’est d’autant plus le cas que l’évidence d’une prise en charge féminine de la contraception, qui a accompagné au cours des années 1970 la médicalisation de celle-ci, commence désormais à être questionnée.
Le non-partage de la responsabilité contraceptive
Une dernière raison que l’on peut mobiliser pour expliquer le rejet de la contraception médicalisée, et notamment de la pilule, est que la prise en charge de ces méthodes se fait au profit des hommes, qui sont aujourd’hui très largement désinvestis de ce qui concerne l’aspect sanitaire de la sexualité (contraception, mais aussi protection contre les IST).
Rappelons d’abord que cela n’a rien de « naturel », et qu’il suffit de remonter au milieu du XXe siècle pour observer une situation bien différente, avec une prédominance du retrait comme méthode contraceptive et une attente féminine d’une maîtrise de cette technique par leurs partenaires, notamment dans le cadre conjugal, car « un homme qui aime sa femme ne lui donne pas un gosse tous les ans[6] ». Néanmoins, l’investissement masculin dans la responsabilité contraceptive a été rapidement oublié, au profit d’une naturalisation de la responsabilité féminine qui a encore contribué à leur désinvestissement du champ.
Aujourd’hui, les hommes ont majoritairement très peu de connaissances en la matière, comme le souligne Jessica, coiffeuse de 24 ans : « Moi qui me disais peu informée, j’étais quand même très bien informée comparée à eux qui ne connaissaient absolument rien. » La difficulté à recruter des enquêtés pour parler de contraception témoigne également du fait qu’ils ne se sentent pas concernés par la thématique. Même concernant les contraceptifs utilisés par leurs partenaires, la majorité des hommes sont peu renseignés, comme le montre cet échange avec Sébastien, ingénieur de 38 ans : « Et votre partenaire de l’époque, elle utilisait une contraception de son côté ? Pour que vous puissiez arrêter le préservatif ? Euh… Bonne question… Euh… Pour elle c’était son premier rapport. Donc, est-ce qu’elle l’utilisait, est-ce qu’elle prenait la pilule… ? Je pense que oui… Je suis plus sûr. […] Elle… Si on a arrêté le préservatif, elle a dû mettre en place la pilule si elle l’avait pas à ce moment-là. »
La principale modalité de contraception considérée comme masculine étant le préservatif externe, qui concerne surtout les plus jeunes (et à la prise en charge duquel les femmes participent également), le désinvestissement masculin en matière de contraception tend même à s’accentuer au cours de la vie.
Or, s’il n’est pas question de réclamer une totale prise en charge de la contraception par les hommes, ce qui priverait les femmes du contrôle de leur fécondité, l’idée d’une implication de leur part est cependant désormais recherchée par certaines femmes, notamment dans les classes moyennes et supérieures. Ainsi, Oriane, gestionnaire de marchés publics de 25 ans, en couple depuis quatre ans avec un homme de 30 ans, explique avoir « l’avantage d’avoir un copain qui est très sensible à ces questions d’égalité, de féminisme », et qui envisage donc la vasectomie. Être avec quelqu’un qui « fait l’effort » (notamment de suivre son cycle menstruel), qui est « assez impliqué là-dedans » lui semble important, mais rare : « Enfin pour moi, c’est un couple, la contraception, c’est quelque chose qui nous concerne à deux. On fait pas un enfant toute seule. Donc non, honnêtement, j’ai quand même la chance que ce soit assez ouvert là-dessus. On peut en discuter sans soucis. »
La participation masculine au travail contraceptif reste pensée comme une chance – mais la demande en matière d’investissement des hommes entraîne de timides recompositions, avec une médiatisation plus importante des méthodes dites masculines. On peut notamment mentionner la nette augmentation de la vasectomie, la France étant passée entre 2010 et 2022 de 2000 à 30 000 opérations par an (un chiffre qui continue d’augmenter).
Il faut en outre évoquer des solutions très minoritaires, mais dont il est régulièrement question dans les médias grand public et dont l’usage augmente : les méthodes thermiques, qui impliquent que les testicules soient à la température du corps environ 15 heures par jour, afin de stopper la spermatogenèse (en les maintenant au niveau de l’aine grâce à un dispositif en tissu ou en silicone). Les groupes promouvant ces méthodes, qu’il s’agisse du « slip chauffant » ou de l’Androswitch, un anneau en silicone dont la vente a pour le moment été interdite, mais qu’il est toujours possible de se procurer, sont ainsi de plus en plus nombreux, parfois en coopération avec les Plannings familiaux locaux. Les rares hommes ayant adopté ces méthodes, souvent car leur partenaire n’en supportait plus aucune et était dans une situation d’impasse contraceptive, bénéficient d’une large visibilité et de rétributions symboliques qui récompensent le fait de prendre en charge la contraception pour le couple – ce qui n’est, rappelons-le, pas le cas de l’immense majorité des femmes qui font de même.
Une couverture qui change… mais pas ce qu’elle recouvre ?
Au terme de cette exploration permettant de rendre compte des dynamiques en matière de contraception, que retenir ? D’une part, que ces différentes pistes permettent d’expliquer des dynamiques qui ne se réduisent pas au déclin du recours à la pilule contraceptive, mais qui impliquent aussi, pour que la couverture contraceptive reste stable, l’augmentation des usages d’autres méthodes, chacune répondant à une ou plusieurs critiques adressées à ce totem qu’était encore la pilule il y a encore un quart de siècle.
D’autre part, que ces remises en cause de la pilule ne semblent pas s’étendre à ce qu’elle implique pourtant en matière de sexualité, à savoir l’évidence que le script hétérosexuel doit s’organiser autour de la nécessaire pénétration pénovaginale, seul acte, après tout, nécessitant que la sexualité hétérosexuelle soit contraceptée. Sous la couverture contraceptive, et malgré des recompositions qui s’annoncent chez les plus jeunes, on trouve encore une sexualité largement organisée autour de pratiques favorisant d’abord le plaisir masculin.
[1] Alexandra Roux, Pilule : défaire l’évidence, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2022.
[2] Leslie Fonquerne, Avaler la pilule. Prescriptions et usages d’une contraception « en crise », Presses universitaires de Rennes, 2026.
[3] Lorraine Poncet et al., « Contraceptive use in France in 2012 and 2022 : a descriptive analysis of two repeated nationwide cross-sectional studies », The Lancet Regional Health – Europe, vol. 59, décembre 2025.
[4] Aurore Koechlin, La norme gynécologique. Ce que la médecine fait au corps des femmes, Éditions Amsterdam, 2022.
[5] Marie Bergström (dir.), La sexualité qui vient. Jeunesse et relations intimes après #Metoo, La Découverte, 2025.
[6] Cécile Thomé, Des corps disponibles. Comment la contraception façonne la sexualité hétérosexuelle, La Découverte, 2024.

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