En France, moins de 8 % des salariés adhèrent à un syndicat. C’est le taux de syndicalisation le plus bas de toute l’Europe occidentale. Pourtant, CGT, FO, CFDT, CFE-CGC et CFTC font tourner des machines qui brassent des centaines de millions d’euros chaque année. Comment ? Grâce à un système que peu de salariés comprennent vraiment, et pour cause : tout est fait pour qu’il reste opaque.

Sur votre bulletin de salaire, une ligne discrète finance directement les syndicats, que vous soyez adhérent ou non. À Bruxelles, la Commission européenne signe des chèques de plus en plus gros à la structure faîtière qui coordonne CGT, FO et CFDT, et vient de valider en mars 2025 un nouveau pacte doté de près de 20 millions d’euros. À Paris, l’État rajoute sa louche de subventions. Résultat : un rapport parlementaire, enterré par l’Assemblée nationale en 2011 mais finalement publié, a chiffré l’ensemble du financement syndical à près de 4 milliards d’euros par an. Oui, 4 milliards. Pour 8 % de syndiqués.

Dans l’enquête qui suit, je vous livre les chiffres précis, les circuits, les noms, les montants actualisés. Et je montre pourquoi ces organisations ont depuis longtemps cessé de représenter les travailleurs qu’elles prétendent défendre et font souvent preuve de bienveillance avec un pouvoir qui détruit un à un les acquis sociaux et les droits des travailleurs.

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