Un rapport liste ce qui freine le train en Europe
Premier constat du rapport de Réseau Action Climat : les liaisons directes depuis la France vers l'Europe restent insuffisantes. Sur les 31 liaisons aériennes qui ont transporté plus d'un million de passagers en 2024, seules neuf disposent d'un trajet direct en train. Dix-huit nécessitent au moins une correspondance, et quatre ne peuvent même pas être réalisées de façon “raisonnable” dans une même journée. L'exemple de Paris-Lisbonne, qui demande jusqu'à quatre changements, illustre les limites actuelles de l'offre ferroviaire.
Le déséquilibre est particulièrement marqué vers l'Espagne, l'Italie ou le Royaume-Uni. Depuis les métropoles régionales, le tableau est encore plus compliqué. En dehors de quelques axes comme Marseille-Bruxelles, les liaisons directes sont rares. Le Réseau Action Climat insiste aussi sur la disparition progressive de plusieurs trains de nuit internationaux, qui limitaient pourtant le nombre de correspondances et rendaient possibles des trajets longs sans perdre une journée complète dans les transports.
Deuxième frein identifié : la réservation. Le rapport estime que le site SNCF Connect, qui reste la plateforme dominante à 85% pour acheter un billet de train en France, ne permet pas de voir correctement une grande partie des trajets européens dès lors qu’ils impliquent une correspondance avec un autre opérateur.
En cause, le fait que la plateforme ne distribue pas, ou mal, les billets de plusieurs opérateurs étrangers ou concurrents, comme Italo, Renfe, European Sleeper, Westbahn ou encore certaines offres liées à Trenitalia.
Le rapport souligne aussi un autre problème : quand un trajet apparaît, il n'est pas toujours proposé au tarif le plus attractif. Sur certains axes vers l'Allemagne ou l'Autriche, le même train peut coûter nettement moins cher sur le site de la Deutsche Bahn ou sur Trainline que sur SNCF Connect.
Troisième obstacle : la sécurité financière du voyage. Le rapport estime que les correspondances internationales en train font peser un risque financier important sur les voyageurs, surtout lorsqu’elles associent plusieurs compagnies. En cas de retard du premier train, la poursuite du voyage n’est pas toujours garantie. Dans la majorité des cas étudiés par l’association, le passager peut se retrouver contraint de racheter un billet au “prix fort”, voire de “payer un hôtel à ses frais” si aucun autre train ne part le jour même.
Les entreprises françaises recrutent moins en 2026
Les entreprises françaises prévoient 2,3 millions de recrutements en 2026, un chiffre en baisse de 6,5% par rapport à 2025, selon une enquête réalisée par France Travail. Ce ralentissement touche quasiment tous les secteurs. Le secteur où le ralentissement est le plus marqué est le numérique et les télécommunications, avec une baisse attendue de 25,2%.
Deux recrutements sur trois se feront dans les TPE et PME, donc dans des entreprises de moins de 50 salariés. 44% des entreprises estiment que ces recrutements seront difficiles. Les secteurs les plus touchés seront le BTP (65% des entreprises concernées prévoient des recrutements compliqués), la santé (54%), le numérique (49,5%) et l’industrie (48%). Ces difficultés sont liées aux profils inadéquats des candidats, au nombre trop faible de candidatures et aux conditions de travail du poste.
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Pour répondre à ces besoins, France Travail annonce une “mobilisation inédite sur 11 filières prioritaires”. L’agence affirme que, désormais, elle “passe d’actions ponctuelles à une stratégie structurée, suivie et mesurable, avec des objectifs nationaux et des déclinaisons concrètes dans chaque territoire”. Les 11 filières concernées sont : la santé, le social, les services à la personne, le BTP, l’hôtellerie-restauration, le commerce-distribution, le transport-logistique, l’agriculture, l’industrie, l’emploi public, le numérique, le nucléaire et les énergies.
France Travail prévoit notamment d’intervenir tout au long du parcours de recrutement, en proposant, par exemple, des formations avant l’embauche, des immersions en entreprise, des recrutements sans CV ou encore des reconversions entre secteurs.
Le monde de l’édition doit-il créer une clause de conscience ?
Le monde de l’édition française est plongé dans une crise profonde depuis le départ du PDG de Grasset. Le milliardaire ultraconservateur Vincent Bolloré, qui contrôle Hachette, la maison mère de la célèbre maison d’édition, a reconnu dans une tribune publiée par Le Journal du dimanche, hebdomadaire dont il est propriétaire, qu’un “différend” avec Olivier Nora était à l’origine de ce limogeage. L’éditeur, qui s’était porté garant de l’indépendance de Grasset après le rachat d’Hachette par l’homme d’affaires en 2023, a donc été remplacé par Jean-Christophe Thiery, un homme de confiance de Vincent Bolloré.
L’affaire a poussé quelque 170 auteurs à annoncer qu’ils quittaient la maison d’édition. Plus de 300 personnalités du monde de l’édition, dont Leïla Slimani, Virginie Despentes et Emmanuel Carrère, ont également appelé à la création d’une clause de conscience dans le milieu du livre.
Le principe d’une clause de conscience existe déjà dans la presse. Cette disposition est garantie aux journalistes par le Code du travail. Cette clause leur permet de toucher des indemnités de licenciement s’ils décident de quitter leur média en cas de “changement notable dans le caractère ou l’orientation” de celui-ci et “si ce changement crée, pour le salarié, une situation de nature à porter atteinte à son honneur, à sa réputation ou, d’une manière générale, à ses intérêts moraux”.
Si un auteur souhaite exercer son droit moral, garanti par le Code de la propriété intellectuelle, en interdisant à son éditeur de publier l’œuvre pour laquelle il avait déjà signé un contrat au motif qu’elle a par exemple subi trop de modifications, il doit alors verser une indemnisation à son éditeur.
Des écrivains envisagent néanmoins d’engager une procédure pour récupérer leurs droits sur les livres qu’ils ont publiés chez Grasset, ce que souhaitent aussi faire plusieurs dizaines d’auteurs, notamment des historiens, ayant publié chez Fayard, autre maison d’édition passée sous contrôle de Vincent Bolloré.
Tim Cook va quitter la direction d’Apple début septembre
Le patron d’Apple Tim Cook va quitter la direction générale début septembre pour être remplacé par un cadre du groupe, John Ternus, jusqu’ici responsable des produits physiques, de l’iPhone au Mac. Même si John Ternus était considéré comme favori pour succéder à Tim Cook, qui va devenir président exécutif du conseil d’administration, cette passation n’était pas attendue si rapidement.
“Être PDG d’Apple et avoir eu la confiance de diriger une entreprise aussi extraordinaire a été le plus grand privilège de ma vie”, a déclaré Tim Cook, selon le communiqué de la firme.
“Je suis profondément reconnaissant de cette opportunité”, a de son côté dit John Ternus. “Ayant passé la quasi-totalité de ma carrière chez Apple, j’ai eu la chance de travailler sous la direction de Steve Jobs et d’avoir Tim Cook comme mentor.”
Plus de 71 milliards de dollars pour reconstruire Gaza d’ici 2036
Les Nations unies et l’Union européenne estiment à 71,4 milliards de dollars, soit environ 60,7 milliards d’euros, les besoins de reconstruction ces dix prochaines années à Gaza, selon une étude menée conjointement avec la Banque mondiale. Le texte précise que “26,3 milliards de dollars” seront nécessaires au cours des 18 premiers mois “pour rétablir les services essentiels, reconstruire les infrastructures clés et soutenir la reprise économique”.
“Les dommages matériels aux infrastructures sont estimés à 35,2 milliards de dollars, tandis que les pertes économiques et sociales s’élèvent à 22,7 milliards de dollars”, détaille encore l’étude, précisant que “les secteurs les plus durement touchés sont le logement, la santé, l’éducation, le commerce et l’agriculture”. Au total, selon l’étude, plus de 371 888 logements ont été détruits ou endommagés, plus de 50% des hôpitaux sont hors service, la quasi-totalité des écoles ont été détruites ou endommagées, et l’économie s’est contractée de 84% dans le territoire.

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