Et si la crise actuelle n’était pas seulement celle du Moyen-Orient, mais de tout l’ordre international ? Nous recevons le Dr. José Ramos-Horta, Président de la République démocratique du Timor-Leste et prix Nobel de la paix, pour poser une question vertigineuse : assistons-nous à la fin de l’ONU telle que nous l’avons connue ?

LA FIN DE L’ONU ?
Créée pour empêcher le retour de la guerre totale, l’Organisation des Nations unies paraît aujourd’hui paralysée face aux crises les plus graves. Veto au Conseil de sécurité, impuissance diplomatique, droit international contesté, accusations de deux poids deux mesures : l’ONU est-elle encore capable d’imposer des règles communes ?
Avec José Ramos-Horta, nous revenons sur ce que l’ONU a représenté pour les petits États, les peuples colonisés et les nations en quête d’indépendance. Le Timor-Leste offre un regard rare sur les réussites, les limites et les contradictions du multilatéralisme.

IRAN : LE RISQUE D’EMBRASEMENT
La crise autour de l’Iran pose une question centrale : qui peut encore empêcher l’escalade ? Rivalités régionales, sanctions, programme nucléaire, menaces militaires, canaux diplomatiques fragilisés : le Moyen-Orient avance sur une ligne de crête.
Le Président Ramos-Horta analyse le rôle que devrait jouer l’ONU et les raisons pour lesquelles les grandes puissances contournent de plus en plus les cadres collectifs. Peut-on encore parler de sécurité collective lorsque chacun agit selon ses alliances, ses intérêts et ses rapports de force ?

GAZA : LE DROIT INTERNATIONAL À L’ÉPREUVE
Gaza est devenue l’un des symboles les plus violents de la crise de légitimité internationale. Protection des civils, droit humanitaire, responsabilité des États, justice internationale : que vaut la parole de l’ONU lorsque les résolutions restent sans effet ?
Nous abordons la question palestinienne, la position du Sud global, la colère face aux standards variables de la communauté internationale, mais aussi les conditions d’une paix réelle, au-delà des slogans et des indignations sélectives.

LE REGARD DU TIMOR-LESTE
Ancien résistant, diplomate, négociateur et chef d’État, José Ramos-Horta parle depuis l’expérience d’un petit pays qui a connu l’occupation, la violence, la lutte pour l’autodétermination et la reconstruction. Son parcours rappelle que l’ONU peut être lente, injuste ou bloquée, mais qu’elle reste aussi un espace où les plus faibles peuvent faire entendre leur voix.
Son message : réformer l’ONU ne suffit pas si les États ne retrouvent pas le courage de défendre des principes communs. La paix se construit par la diplomatie, la patience, la justice et la reconnaissance de la dignité de chaque peuple.

DÉSORDRE INTERNATIONAL
Ukraine, Gaza, Iran, rivalité Chine–États-Unis, crise climatique, migrations, fractures Nord-Sud : le monde entre-t-il dans une ère d’instabilité permanente ? Les institutions héritées de 1945 peuvent-elles encore répondre aux crises du XXIe siècle ?
Derrière la question “est-ce la fin de l’ONU ?”, une autre se cache : que se passera-t-il si nous n’avons plus de règles communes ?

AU PROGRAMME
- L’ONU est-elle encore crédible ?
- Le Conseil de sécurité doit-il être réformé ?
- Pourquoi l'inaction à Gaza anéantit la crédibilité de l'ONU?
- L’Iran peut-il devenir le point de bascule régional ?
- Le Sud global redéfinit-il la diplomatie mondiale ?
- Que peut nous apprendre l’histoire du Timor-Leste ?
- Faut-il sauver l’ONU, la dépasser ou la reconstruire ?

CONCLUSION
Une conversation avec un chef d’État qui a connu la guerre, l’exil, la négociation et la paix. Un échange pour comprendre pourquoi l’ordre international vacille, pourquoi l’ONU est contestée, et pourquoi le multilatéralisme reste notre dernier rempart contre la loi du plus fort.

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