Attentat raciste à Trappes : le suspect transféré au tribunal après la levée de sa garde à vue

Le suspect de l’attentat raciste dans les Yvelines, qui a fait un mort et plusieurs blessés, a été transféré au tribunal judiciaire de Paris, en vue de son éventuelle mise en examen par un juge antiterroriste, a appris l’Agence Radio France auprès du parquet national antiterroriste (Pnat).

Kévin T., âgé de 39 ans, a reconnu les faits mais démenti “le caractère raciste de ses crimes”. La garde à vue de Kevin T., principal suspect de l’attaque raciste dans les Yvelines, avait repris après avoir été interrompue pour examen psychiatrique. Il a reconnu les faits mais nie le caractère raciste de l’attaque, a indiqué le procureur.

Il est soupçonné d’avoir tué un Français noir de 26 ans, Pengo Bossio Wangi, et blessé sept autres personnes, dont plusieurs d’origines africaines ou maghrébines, à Trappes et à La Verrière (Yvelines), à côté de Paris. Parmi les blessés, figure une enfant de onze ans qui a été grièvement blessée mais dont le pronostic vital n’est plus engagé.

Une enquête a été ouverte pour assassinat et tentatives d’assassinats, en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l’appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée. Le patron du parquet national antiterroriste va s’exprimer devant la presse ce jeudi à 11 heures au tribunal judiciaire de Paris.

Un “hommage national sera rendu” aux victimes de cet attentat, a annoncé la porte-parole du gouvernement à l’issue du conseil des ministres.

Benyamin Nétanyahou cible les partis arabes après leur score historique aux législatives en Israël

Le camp de Benyamin Nétanyahou a accentué ses attaques contre les partis arabes israéliens en passe d'obtenir un score élevé aux élections législatives. Après le dépouillement de plus de 90% des voix, les deux principales formations politiques majoritairement arabes israéliennes, Raam et la Liste unifiée, sont créditées d'un nombre inédit de 19 sièges, grâce à la mobilisation sans précédent de la minorité arabe contre le gouvernement sortant, le plus à droite de l'histoire d'Israël.

Le chef de la Commission électorale a adressé une lettre aux services du renseignement intérieur (le Shin Bet) pour demander l'ouverture d'une enquête sur des soupçons portant sur un éventuel soutien financier qu'auraient reçu des partis de la part de pays étrangers. Il n'a pas précisé quels partis étaient soupçonnés ni sur quels éléments il s'appuyait, mais a néanmoins demandé une enquête afin de “trouver les preuves étayant ces soupçons ou de les réfuter”.

Si la lettre ne mentionne pas de pays, plusieurs responsables et médias israéliens ont évoqué le Qatar, voire la Turquie, deux pays présentés en Israël comme les incarnations d’un islam politique hostile. Le ministre des Affaires étrangères qatari a démenti toute ingérence dans ces élections.

Mansour Abbas, l’un des principaux candidats arabes israéliens aux législatives en Israël et chef de la Liste arabe unie (Raam), a lui aussi rejeté ces accusations de fraude électorale. Le président israélien a quant à lui appelé à enquêter sur les “éléments de soupçon”, tout en évitant de “jeter le discrédit sur toute une communauté” arabe qui a massivement voté pour faire barrage à l’alliance de droite et d’extrême droite au pouvoir.

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Geoffroy Roux de Bézieux prend la tête du comité d’organisation des JO d’hiver Alpes 2030

Après la démission d’Edgar Grospiron, son successeur se faisait attendre. Le nouveau président du Comité des Jeux olympiques et paralympiques des Alpes 2030 a enfin été annoncé. Geoffroy Roux de Bézieux, ancien patron du Medef, a été élu à l’unanimité président des Alpes 2030, par les membres du bureau exécutif.

“Cette nomination témoigne de la volonté des parties prenantes d’Alpes 2030 de porter leur choix sur un dirigeant d’expérience, capable d’accompagner au plus haut niveau un projet aussi complexe et ambitieux que l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver”, a justifié l’organisation dans son communiqué. “Ses capacités reconnues de dialogue et d’écoute, sa connaissance des territoires comme du monde économique et sportif, constituent autant d’atouts essentiels pour réussir des Jeux ambitieux et responsables”.

L’ancien patron des patrons (de 2018 à 2023), âgé de 64 ans, avait déjà rejoint le comité d’organisation des Alpes 2030 le 1er avril dernier, lors de sa nomination en tant que président du comité des rémunérations, instance externe au rôle consultatif. Il avait été choisi pour remplacer Bertrand Méheut, qui avait fait partie de la vague de démissions, début février, ayant ébranlé le Cojop.

Il reprend ainsi les dossiers portés par Vincent Roberti, déjà directeur général, lequel a assuré l’intérim à la tête du comité d’organisation ces dernières semaines. “Présider Alpes 2030 est un honneur, car c’est avant tout un engagement à faire rayonner, en équipe, le sport et la France. Dès lundi, je rejoindrai les équipes du Comité d’Organisation pour travailler à la mise en place opérationnelle, dans les territoires, de ce grand événement aux valeurs universelles. Présider Alpes 2030, c’est contribuer à construire des Jeux ambitieux et qui s’ancrent dans leur époque”, a ambitionné le nouveau président, cité dans le communiqué.

Depuis le départ d’Edgar Grospiron le 10 septembre, le Cojop n’a cessé de répéter que les dossiers continuaient d’avancer et que la priorité n’était pas le remplacement du président du Cojop. Toutes les parties prenantes ont, chacune leur tour, botté en touche depuis, exprimant simplement l’importance de prendre le temps de choisir le bon candidat qui mènera au bout le projet 2030.

Un temps long qui a ainsi fait émerger plusieurs noms au fil des semaines, comme celui de Nathalie Péchalat, qui était déjà candidate en 2025 face au champion olympique 1992 de ski de bosse.

D’autres noms de sportifs ont circulé comme ceux de Philippe Candeloro, Sarah Abitbol, Marie Martinod, ou encore Tony Estanguet, lequel a rapidement évacué la question, ne se disant pas candidat. Celui de l’ancienne ministre des Sport et actuel présidente du Conseil national olympique et sportif français (CNOSF), Amélie Oudéa-Castéra s’était aussi fait entendre, avant qu’elle ne mette fin aux spéculations le 14 septembre lors de la Fête du sport à Marseille.

En coulisses, les membres du Cojop avaient annoncé préférer “un patron, un chef d’entreprise” pour reprendre cette casquette. La deuxième vague de noms évoqués a concerné Henri Giscard d’Estaing, ancien patron du Club Med, Guillaume Pepy, ex-patron de la SNCF et du groupe Emeis (ex-Orpea), ou encore Mathieu Dechavanne, PDG de la Compagnie du Mont-Blanc (CMB).

Si Geoffroy Roux de Bézieux n’a rejoint l’aventure qu’en cours de route, il peut toutefois s’appuyer sur l’expérience des Jeux de Paris 2024, auxquels il avait participé comme membre du conseil d’administration du comité d’organisation, en tant que représentant du monde économique.

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Une proposition de loi pour protéger les scientifiques contre les attaques de complotistes

Une proposition de loi visant à mieux protéger les scientifiques et les professionnels de santé sera déposée à l'Assemblée nationale. Le député Les Républicains et ancien ministre de la Santé Yannick Neuder sont à l'origine de cette proposition de loi “visant à protéger les professionnels de santé et les scientifiques contre les procédures abusives et à lutter contre la désinformation en santé”.

Pour Yannick Neuder, “la désinformation en santé n'est pas un phénomène résiduel ni spontané. Elle est produite par des acteurs identifiés, structurés, dont le mode opératoire est constant.” Cela a pu être observé pendant la pandémie de Covid-19, mais aussi plus récemment avec “l'épisode de l'hantavirus”.

Selon lui, “la désinformation en santé est devenue massive au point de menacer l’existence même des systèmes de santé”. Le député déplore aussi l’existence de harcèlement ou de “procédures-bâillons” envers les scientifiques, qui sont parfois visés par des plaintes de complotistes et doivent ensuite se justifier eux-mêmes devant la justice ou l’ordre des médecins.

Le texte prévoit, entre autres, des sanctions en cas de plaintes “abusives” contre un scientifique ou un professionnel de santé, la protection par sa fonction de tout scientifique d’une agence publique quand il est mis en cause, et la création d’un fonds de soutien pour ceux qui ne font pas partie de la fonction publique. Pour lutter contre la désinformation en matière de santé, Yannick Neuder prévoit dans cette proposition de loi “un nouveau dispositif d’infovigilance alimenté par des experts scientifiques”.

En 2025, 927 personnes sans domicile fixe sont mortes en France

En 2025, 927 personnes sans domicile fixe sont mortes en France, a annoncé le collectif Les Morts de la rue lors de la publication de son rapport annuel. Les victimes étaient âgées de 49 ans en moyenne, et 83% d'entre elles étaient des hommes. “Parmi ces personnes, 306 vivaient dans la rue, 264 étaient hébergées et pour 357 d'entre elles, nul ne sait où elles dormaient”, explique le collectif. Pour l'association, la “réalité, hélas, est nécessairement pire” car elle ne recense que les morts “authentifiées par acte de décès”.

Si le chiffre est quasi stable par rapport à 2024 (938 morts recensées), il “a été multiplié par 2,2 depuis 2012”. Le collectif comptabilise 148 morts violentes parmi ces décès, et insiste sur le fait que “20 enfants de moins de 15 ans figurent” parmi ces victimes. Il recense par ailleurs 108 personnes mortes en 2025 après avoir vécu un temps à la rue, ainsi que six qui s’étaient récemment retrouvées dehors.

“Ces chiffres ne sont pas des accidents statistiques. Ce sont les pages d’un réquisitoire que notre pays rédige, année après année, contre lui-même”, regrette le collectif, qui comptabilise ces décès depuis 2012. Selon lui, ce recensement ne constitue “que la partie émergée d’une crise profonde”. “Ces décès surviennent dans un contexte de précarité historique. Ces vies fauchées prématurément ne sont pas une fatalité, mais le résultat de choix politiques et sociétaux”, estiment aussi les auteurs du rapport.

TotalEnergies engrange un bénéfice net record au troisième trimestre

TotalEnergies a annoncé un bénéfice net record au troisième trimestre, plus que doublé sur un an à 8,3 milliards de dollars, dopé par la tension mondiale sur le gazole et la forte hausse du prix du gaz. La porte-parole du gouvernement et ministre de l’Energie, Maud Bregeon, a dans la foulée réclamé au géant français pétrogazier d’être “exemplaire” et de “répercuter à la baisse l’avantage” de la libération du stock stratégique de gazole.

“On a de la chance d’avoir un grand major pétrolier dans une crise telle que celle que l’on traverse, et notamment pour pallier à des risques d’approvisionnement. Donc nous, on demande à Total d’être exemplaire. On demande à Total de répercuter, encore une fois, à la baisse, l’avantage de la libération des barils, de poursuivre son plafonnement autant que nécessaire, tant que cette crise perdure”, a-t-elle déclaré.

La multinationale fait bien mieux qu’au 3e trimestre 2025, lors duquel elle avait enregistré un bénéfice net de 3,7 milliards de dollars, soit une augmentation d’environ 125% sur un an. Elle dépasse aussi largement ses résultats déjà exceptionnels des deux premiers trimestres de 2026, avec des bénéfices nets respectivement à 5,8 et 5,4 milliards de dollars. Ces résultats avaient relancé les appels d’associations et de partis politiques à la taxation des “superprofits”.

La forte tension sur le marché du diesel, provoquée par les frappes sur les installations énergétiques et les raffineries en Ukraine, en Russie et au Moyen-Orient, a provoqué une envolée des prix de ce carburant au 3e trimestre, et donc des marges de raffinage, qui reflètent l’écart de prix entre pétrole brut et raffiné. Pour les consommateurs, les prix du gazole se sont envolés ces derniers mois, à plus de 2,35 euros le litre à la pompe, ce qui alimente en partie la crise sociale en France.

TotalEnergies plafonne elle ses prix à 2,25 euros le litre de gazole dans ses stations-services, gagnant au passage des parts de marché. Sur le gaz naturel liquéfié (GNL), le résultat opérationnel net ajusté a plus que doublé, à 1,9 milliard sur un an, porté par la hausse des prix de vente du GNL et la “surperformance des activités de négoce” du groupe, précise TotalEnergies. Le gaz européen a dépassé les 100 euros le mégawattheure pour la première fois depuis quatre ans.


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