Un texte de surveillance des messageries privées vient d’être recalé au terme d’un affrontement institutionnel qui s’est joué à rien. Le camp qui l’a perdu refuse d’en tenir compte. Il reprend le règlement enterré, il en modifie les dates, et il le renvoie devant l’assemblée qui l’avait rejeté, à quelques jours d’une trêve estivale propice aux passages discrets. Ce que cette manœuvre expose déborde la seule question du chiffrement, car elle pose une interrogation plus grave sur ce qui reste d’un vote quand ceux qui le perdent décident de le rejouer.

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