Un texte que les députés avaient enterré revient par la petite porte, à la faveur d’un calendrier taillé pour vider l’hémicycle. La présidente d’une assemblée censée protéger les citoyens s’est rangée du côté de ceux qui veulent scruter leurs correspondances. Un vote décisif se joue au moment précis où presque personne ne sera là pour l’empêcher. Derrière l’argument de la protection de l’enfance se profile une architecture de contrôle qui dépasse largement la lutte contre les images d’abus. Ce qui se décide cette semaine à Strasbourg engage la confidentialité de centaines de millions de conversations privées.
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