Coup de théâtre de ce vendredi 17 avril en début d’après-midi : l’Iran a annoncé la réouverture « complète » du détroit d’Hormuz aux navires commerciaux. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi l’a déclarée sur X en la liant à la trêve entre Israël et le Liban entrée en vigueur le matin même. Bloomberg, NBC, AP, Al Jazeera, The Washington Times ont relayé l’annonce en quelques minutes. Les marchés se sont emballés : le WTI a plongé de près de 10 %, le Brent de 8 %, le S&P 500 a ouvert sur un plus-haut historique, Macron et Starmer — qui tenaient précisément ce matin un sommet à Paris avec 49 pays sur la crise d’Hormuz — ont salué « un pas dans la bonne direction ».
Sauf que dans la même heure, Trump a posté sur Truth Social que le blocus naval américain sur les ports iraniens, lui, « reste pleinement en vigueur ». Le vice-ministre iranien, de son côté, a rejeté toute idée de trêve temporaire et réclame un accord global. Les experts du shipping rappellent que la question des mines dans le détroit reste entière. Et personne, à cette heure, n’a vu un seul pétrolier non-iranien franchir le passage depuis l’annonce.
Autrement dit, cette réouverture ressemble fort à un décor de théâtre. Je vous en livrerai l’analyse complète dans un article à paraître dans les prochaines heures. Pour l’instant, revenons au fond — parce que, réouverture ou non, les dégâts économiques du choc des sept dernières semaines sont déjà profondément inscrits dans le système financier mondial, et ils vont frapper votre épargne pendant des mois.
Un économiste américain vient précisément de publier une démonstration en trois maillons qui relie la guerre d’Iran au rendement de votre assurance-vie. Je vous en propose une lecture critique, et mise à jour pour le lecteur français. Parce qu’on vous prend pour des imbéciles. Et qu’il est temps que cela cesse.

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