Samedi midi, les fourgons blindés des forces de l’ordre chargeaient à Whitegate. Dimanche matin, un prêtre célébrait la messe depuis l’arrière d’un camion garé au milieu d’un barrage irlandais. Entre les deux : une nuit de 300 Gardaí en tenue antiémeute sur O’Connell Street à 3h du matin, du gaz poivre sur des agriculteurs, des tracteurs remorqués de force dans l’obscurité. Et au réveil — Galway en marche, Dundalk en marche, Carrick-on-Shannon en marche, Navan en marche, Tralee en marche.
Micheál Martin voulait reprendre la main. Il a transformé une crise du carburant en crise politique majeure. Les protestataires appellent désormais à une grève nationale lundi à 13h. “They went too far”, disent-ils. “This is just the beginning.”
Le gouvernement irlandais vient peut-être de commettre l’erreur qu’on ne répare pas.
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