La guerre se gagne sur le champ de bataille, mais aussi dans les esprits.

Kiev a annoncé, mi-août, qu'elle allait céder ses chars russes détruits à des musées européens.

Le Cabinet ukrainien a validé un programme de transfert gratuit de chars T-72, capturés ou mis hors de combat, vers des musées étrangers. Les premiers pays concernés sont la Lituanie, la Lettonie, l'Estonie, le Danemark et les Pays-Bas. Kiev justifie cette démarche par la volonté de documenter la guerre et de montrer concrètement, aux publics européens, quel matériel russe a réellement été engagé sur le terrain.

Cette pratique n'est pourtant pas nouvelle. Elle existe depuis 2022, sous une autre forme.

À Berlin, en février 2023, pour le premier anniversaire de l'invasion, un char T-72 endommagé près de Boutcha a été installé devant l'ambassade de Russie, non loin de la porte de Brandebourg. L'initiative venait d'un musée privé berlinois consacré aux conflits armés, dont le fondateur expliquait vouloir, selon ses mots, "mettre leur ferraille devant les portes des terroristes".

À Varsovie, en juin 2022, deux blindés russes calcinés - un char T-72 et un obusier automoteur - avaient été exposés place du Château, dans le cadre d'une exposition intitulée "Pour notre liberté et la vôtre".

Sur le terrain, les tensions augmentent, faisant craindre le pire. Il est plus que jamais temps d'oeuvrer en faveur de la paix (qui ne surviendra pas en armant massivement l'un des protagonistes).

Explications de Martin Bernard, fondateur d'Antithèse.

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