Des divisions en pagaille chez les Écologistes avant la présidentielle

Un conseil fédéral extraordinaire de la formation politique a eu lieu pour permettre à chacune des sensibilités vertes, favorables ou hostiles à Marine Tondelier, de s’exprimer et de défendre ses options, de plus en plus incompatibles, en vue de 2027.

Depuis plusieurs mois, le Parti socialiste est déchiré. D’un côté, les défenseurs d’une primaire de la gauche hors La France insoumise, regroupés derrière le premier secrétaire Olivier Faure. De l’autre, les opposants à ce processus, qui prônent un rapprochement avec Raphaël Glucksmann, leader de Place publique. Cet affrontement n’a pas permis de déterminer une ligne claire jusqu’à présent, en faveur d’une candidature socialiste ou extérieure.

Début juin, Marine Tondelier, la patronne des Ecologistes, a sommé le PS de clarifier sa position, alors que la primaire de la gauche est menacée de ne pas voir le jour.

Cette clarification, la conseillère municipale d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) la demande aussi en interne, alors que d’autres dénoncent une “épuration”. Une motion défendue par la direction a été largement adoptée en dépit de l’opposition interne à Marine Tondelier. Cette motion vise à exclure tout adhérent qui se présenterait contre un candidat investi par le parti ou qui soutiendrait un autre candidat que celui du parti à la présidentielle.

Elle cible principalement Sandrine Rousseau et Yannick Jadot, deux figures qui poussent chacune pour une alternative à la candidature de Marine Tondelier : un rapprochement affirmé avec La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon pour la députée de Paris, des discussions plus poussées avec la social-démocratie de Raphaël Glucksmann pour le sénateur de la capitale.

Afin d’aller encore plus loin pour l’autonomie, Marine Tondelier a appelé à une consultation des militants de son parti, pour leur demander de valider sa stratégie. Car la secrétaire nationale du parti a été désignée par les militants candidate à l’élection présidentielle pour Les Écologistes, en décembre, avec l’objectif, à l’époque, de passer par la primaire de la gauche. Furieux, ses opposants ont saisi le conseil statutaire du parti pour contester cette consultation. L’instance a estimé qu’elle ne pouvait être qu’une “enquête d’opinion interne”, sans valeur décisionnelle pour les mois à venir.

Plusieurs représentants des courants hostiles à la ligne de Marine Tondelier vont également essayer de faire adopter une autre motion ayant pour but de permettre aux adhérents de se prononcer dans une autre consultation, organisée à la rentrée, avec des options plus ouvertes en vue de la présidentielle, entre la candidature autonome des Ecologistes, les discussions avec LFI ou le rapprochement avec l’espace social-démocrate.

De son côté, avant le conseil fédéral extraordinaire, la direction a dénoncé une “tentative désespérée de saboter” la candidature de Marine Tondelier.

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L’OMS craint des épidémies au Venezuela après le double séisme

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré craindre des épidémies dans le pays, après le double séisme survenu il y a une semaine. Les perturbations des services de santé, des réseaux d’eau et d’assainissement, combinées aux déplacements de population, risquent de favoriser “des maladies évitables par la vaccination comme la rougeole, la diphtérie et la coqueluche”.

Elles pourraient également accélérer la propagation “de maladies à transmission vectorielle et hydrique”, notamment la fièvre jaune, la dengue, le chikungunya, Zika, Oropouche et le paludisme, a déclaré un porte-parole de l’OMS, Christian Lindmeier, lors d’un point-presse à Genève. “La présidente par intérim a rapporté que 38 hôpitaux ont été touchés”, a-t-il précisé.

L'OMS a également noté un enregistrement des victimes et un suivi “inadéquats” des personnes disparues. “Les services de santé sont soumis à une pression extrême, avec des établissements fonctionnant au-delà de leurs capacités” face à l'afflux des cas de traumatologie.

Le bilan officiel du double séisme, très provisoire, a atteint 1 719 morts et 5 034 blessés, selon le président de l'Assemblée nationale, Jorge Rodriguez. L'ONU indique de son côté qu'environ 50 000 personnes restent portées disparues.

La justice va-t-elle devoir remettre en liberté des mineurs accusés de crime?

“Des mineurs accusés de crime bientôt libérés à cause de Gérald Darmanin ?” Car à partir du 1er juillet, le maintien en détention, dans l’attente de leur procès, des mineurs accusés d’avoir commis un crime quand ils avaient entre 16 et 18 ans, et qui sont renvoyés devant une cour d’assises spécifique, va se complexifier, voire devenir impossible.

En effet, le 27 juin 2025, le Conseil constitutionnel a rendu une décision en réponse à une question prioritaire de constitutionnalité déposée par l’avocat d’un mineur accusé de crime sur la durée de sa détention provisoire après sa mise en accusation devant une cour d’assises. Le Conseil constitutionnel considère notamment que la durée maximale de détention provisoire, qui peut aller jusqu’à deux ans, comme c’est le cas pour des accusés majeurs, “ne fait l’objet d’aucune adaptation” pour les mineurs âgés d’au moins 16 ans.

Les Sages ont ainsi censuré un article du Code de la justice pénale des mineurs issu d’une ordonnance du 11 septembre 2019, le considérant “contraire à la Constitution”. Et, dans le même temps, ils ont laissé au législateur jusqu’au 1er juillet 2026 pour se mettre en conformité avec les règles constitutionnelles, en raison de “conséquences manifestement excessives” qu’aurait eues une abrogation immédiate.

Mais depuis, aucun texte sur le sujet n’a été voté. C’est pourquoi l’Union syndicale des magistrats a alerté ses adhérents, les mettant en garde contre une “illégalité du maintien en détention provisoire des mineurs”.

La Chancellerie tempère et estime qu’une “portion congrue” de mineurs est concernée, soit “une petite dizaine de cas”, sur les 300 mineurs actuellement en détention pour des faits commis quand ils avaient entre 16 et 18 ans. Pour pallier cette situation, le gouvernement a déposé un amendement au projet de loi sur la justice criminelle. Le texte est en cours d’examen à l’Assemblée nationale, avec un vote définitif espéré le 21 juillet.

Il n’empêche que pour combler ce vide, la Direction des affaires criminelles et des grâces a adressé une dépêche aux procureurs généraux. “Pour les décisions intervenant à compter du 1er juillet 2026, le maintien en détention d’un mineur renvoyé en cour d’assises sera ainsi dépourvu de toute base légale”.

La guerre en Ukraine a fait plus de 2 millions de morts, blessés et disparus chez les militaires

La guerre en Ukraine a fait plus de deux millions de victimes militaires russes et ukrainiens (blessés, tués et disparus confondus) selon une étude publiée, mercredi 1er juillet, par un cercle de réflexion américain. Moscou a subi le plus gros des pertes, avec 400 000 à 450 000 morts sur un total estimé à 1,4 million de victimes parmi ses troupes depuis l'invasion de l'Ukraine il y a plus de quatre ans. L'armée ukrainienne a, de son côté, subi la perte de 125 000 militaires. Et 525 000 à 625 000 de ses soldats ont été blessés.

Le nombre de morts russes en Ukraine est plus de quatre fois supérieur au nombre total de morts américaines tous conflits confondus depuis la Seconde Guerre mondiale. Il est aussi plus de neuf fois supérieur au nombre total de morts russes tous conflits confondus depuis la Seconde Guerre mondiale également.

Le Parlement adopte un budget de 436 milliards pour l’armée pour la période 2024-2030

Le Parlement a approuvé une nouvelle version de la loi de programmation militaire, qui prévoit désormais que l’État consacre 436 milliards d’euros au budget des Armées pour la période 2024-2030, avec à la clé 36 milliards de plus. Cette évolution fait grimper in fine le budget militaire annuel à 2,5% du PIB.

Après le Sénat, l’Assemblée nationale a très largement approuvé le projet de loi du gouvernement, par 375 voix contre 113. En plus des groupes du camp gouvernemental, plusieurs formations d’opposition ont adopté le texte, dont l’alliance d’extrême droite Rassemblement national-UDR, les indépendants du groupe Liot, et les socialistes.

La trajectoire doit toutefois être validée chaque année lors des débats budgétaires au Parlement, et peut donc être remise en question. Elle sera aussi affectée par l’élection présidentielle, le prochain chef de l’État pouvant relancer sa propre loi de programmation.

Selon le chef d’état-major des armées, une telle augmentation est nécessaire. “Le décrochage est possible. Si l’Allemagne continue à ce rythme, dans cinq ans, l’argument selon lequel nous bénéficions d’une expérience opérationnelle et d’une certaine culture ne tiendra plus” a-t-il estimé. “Pour les Américains, la référence européenne devient peu à peu l’Allemagne. Les Allemands prévoient de dépenser trois fois plus que la France chaque année. Au bout de cinq ans, le différentiel sera frappant !”


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