Des millions de données médicales volées à la plateforme privée Alaxione

Un hacker revendique le vol de plusieurs millions de données de la plateforme privée d'organisation des agendas médicaux des praticiens Alaxione. L’entreprise a été informée d’une cyberattaque en début de semaine avant de recevoir un message d'alerte lui indiquant qu'un de ses serveurs avait été attaqué.

Le pirate a adressé un lien pour négocier le rachat de ces données. Le PDG de la plateforme spécialisée en e-santé, Patrick Attaiech, a refusé toute négociation. Le hacker a ensuite annoncé avoir mis en vente les données pour un peu plus de 4 000 euros. Selon le hacker, six millions de profils ont été volés contenant des numéros de Sécurité sociale, des coordonnées bancaires ou encore des motifs de consultation.

Alaxione reconnaît le piratage mais assure qu’il s’agit d’un serveur de développement contenant des données de test, sans lien avec de vrais clients. L’entreprise assure avoir fait appel à un avocat spécialisé et à un expert en cybersécurité pour évaluer l’étendue réelle du piratage. Le PDG d’Alaxione précise qu’il va porter plainte. Ces derniers jours, les cyberattaques se sont multipliées, avec le piratage du fisc et de l’Education nationale notamment.

Le gouvernement renonce au doublement des plafonds des franchises médicales

Le gouvernement recule légèrement face à l’opposition d’associations de patients et de certains professionnels de santé. La ministre de la Santé a annoncé le renoncement dans l’immédiat au doublement du plafond des franchises médicales. Le gouvernement envisage désormais une hausse moins ambitieuse que prévu.

Il prévoyait à l’origine de doubler le plafond des franchises médicales de 100 à 200 euros par an. “Nous travaillons désormais à une réforme juste, fondée sur une indexation à l’inflation depuis 2005”, a déclaré Stéphanie Rist. La ministre de la Santé a admis que le doublement avait pu apparaître “brutal”.

La mesure avait en effet été décriée lors de son annonce fin juillet. La Mutualité française, qui représente près de 500 mutuelles, avait notamment considéré que le doublement des plafonds pèserait “avant tout sur les personnes âgées et les patients atteints de pathologies chroniques, sans traiter les causes profondes des difficultés de financement du système de santé”.

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Reconnaissance officielle du syndrome de fatigue chronique par l’Assurance-maladie

L'Assurance-maladie a récemment actualisé la fiche de l'encéphalomyélite myalgique, ou syndrome de fatigue chronique, sur son site internet Ameli.fr. Il s'agit d'une première reconnaissance officielle de cette pathologie qui touche à minima 200 000 adultes en France, d'après l'Assurance-maladie, et qui se caractérise par un épuisement invalidant, des malaises après l'effort, ou encore parfois par des troubles cognitifs. Conformément aux recommandations internationales et aux données scientifiques récentes, l'Assurance-maladie ne relie donc plus l'encéphalomyélite myalgique (EM) à un trouble psychiatrique ou psychologique.

Pour l’association française de l’encéphalomyélite myalgique, cela représente une véritable avancée pour les patients qui ont souvent entendu “C’est dans votre tête”, ou bien encore “Il n’y a rien”, lors de consultations.

Le site Ameli.fr explique que “l’encéphalomyélite myalgique/syndrome de fatigue chronique est une maladie responsable d’un épuisement chronique invalidant et de la survenue d’aggravations après des efforts mineurs”. Il n’existe pas aujourd’hui de traitement permettant de guérir, “mais il est possible d’en limiter les aggravations, avec de l’aide au quotidien, le traitement des symptômes et un rythme d’activité adapté”. Par ailleurs, cette maladie est souvent d’origine infectieuse mais sa cause exacte reste inconnue.

Souvent contraints à des arrêts maladie, les patients espèrent également désormais une reconnaissance administrative de l’encéphalomyélite myalgique comme affection de longue durée.

Gabriel Attal visé par deux séries de fausses informations en ligne

Alors que la Russie est déjà soupçonnée de l’avoir visé, le candidat Renaissance à la présidentielle Gabriel Attal est la cible de deux nouvelles séries de fausses informations en ligne.

Dix faux reportages et fausses unes de presse ont été diffusés sur les réseaux sociaux, toujours sur son état de santé ou concernant des accusations de corruption. Une deuxième opération consiste en une fausse vidéo censée montrer la projection de caricatures de Gabriel Attal sur la façade du Panthéon, dont une où son visage est accompagné de messages injurieux.

Ces deux nouvelles opérations portent à quatre, depuis le début du mois d’août, le nombre d’ingérences russes visant Gabriel Attal, qui avait déjà porté plainte. Le parquet de Paris a annoncé s’être saisi des soupçons d'ingérence étrangère visant le candidat Renaissance, mais aussi d'une ingérence visant Edouard Philippe, lui aussi prétendant à l'Elysée pour le parti Horizons. Raphaël Glucksmann, candidat pressenti à la présidentielle, a également été visé récemment par une opération similaire et a porté plainte.

L’administration kurde est désormais intégrée dans celle de l’Etat syrien

Le leader kurde Mazloum Abdi a annoncé la fin du processus d’intégration des institutions civiles et militaires kurdes au sein des institutions de l’Etat syrien, sonnant le glas des espoirs d’autonomie de cette minorité. Cette annonce fait suite à des mois de négociations consécutives à un accord conclu, en janvier, entre les Kurdes et les autorités islamistes qui ont renversé Bachar al-Assad, prévoyant l’intégration complète des institutions dans l’appareil d’Etat.

“Nous entamons désormais une nouvelle phase”, a assuré Mazloum Abdi, à l’occasion des célébrations du centenaire de la fondation de la ville de Qamichli, dans le nord-est du pays. “Notre lutte se poursuivra afin de faire inscrire dans la Constitution les droits légitimes de notre peuple”, a-t-il ajouté, alors que le Parlement doit rédiger ce texte avant la fin de la période de transition, censée durer cinq ans.

L’accord de début d’année, signé par Mazloum Abdi et le président syrien, Ahmad al-Chareh, intervenait après des affrontements entre combattants kurdes syriens et les forces des nouvelles autorités. Ces combats avaient conduit les Kurdes à perdre de vastes territoires qu’ils contrôlaient dans le nord et le nord-est, riches en pétrole, les confinant à des zones à majorité kurde situées principalement dans la province d’Hassaké. Dans ce contexte, Ahmad al-Chareh avait signé un décret consacrant les droits nationaux des Kurdes et reconnaissant le kurde comme langue nationale, une mesure sans précédent depuis l’indépendance de la Syrie en 1946.


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