Feux de forêts : 12 000 hectares sont déjà partis en fumée
Les premiers incendies de l’été sont particulièrement destructeurs, à l’image du feu qui s’est déclaré dans les Pyrénées-Orientales. En quatre jours, il a parcouru près de 5 000 hectares de forêt. 15 communes restent concernées dans ce département par des ordres d’évacuation et 450 pompiers sont encore mobilisés. Dans la Drôme 3 000 hectares ont été parcourus par les flammes en une semaine.
D’après les données du Système européen d’information sur les incendies de forêt, 11 535 hectares sont partis en fumée depuis début juin. La vulnérabilité du territoire est telle que 54 départements sont concernés par un danger élevé à très élevé de feu, selon Météo-France. Avant 2026, le maximum de départements en orange ou rouge était de 29 en 2025.
Durant la seule première semaine de juillet, 9 921 hectares ont brûlé. Signe de la précocité de ces feux, l’année dernière, sur cette même période, 3 587 hectares avaient été détruits.
Si neuf feux sur dix sont d’origine humaine, leur propagation et leur intensité sont étroitement liées aux conditions climatiques. L’agence météorologique souligne que “les fortes chaleurs et la sécheresse des sols provoquent une situation exceptionnelle de danger de feux de forêts”.
Ainsi, le déficit de pluie de ces derniers mois et la canicule historique de juin ont rendu les sols extrêmement secs. Le réchauffement climatique aggrave la situation. Selon Météo-France, dans une France à +4°C d’ici à 2100, “la saison des feux pourrait durer un à deux mois supplémentaires dans certaines régions”.
Le guide suprême iranien Ali Khamenei a été inhumé à Machhad
Le défunt guide suprême iranien Ali Khamenei a été inhumé dans sa ville natale de Machhad, tôt vendredi 10 juillet, a rapporté la télévision d'Etat. La cérémonie a eu lieu sans la présence apparente de son fils et successeur, Mojtaba Khamenei, selon les images diffusées par la télévision d'Etat, qui ont montré le cercueil d'Ali Khamenei être porté au sein du sanctuaire de l'imam Reza, le lieu le plus saint de l'islam chiite en Iran.
Le guide suprême iranien avait été tué le 28 février à l'âge de 86 ans dans une frappe aérienne, au premier jour de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël. Durant six jours, la dépouille de l'ayatollah a traversé de hauts lieux du chiisme dans le pays et l'Irak voisin, avant l'inhumation organisée au sein du mausolée de Reza.
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Les funérailles d'Ali Khamenei, élevé en martyr, sont comparables à celles de son prédécesseur en 1989, l'ayatollah Rouhollah Khomeini, fondateur de la République islamique, et ont vu des millions d'Iraniens envahir lundi les rues de la capitale puis de la ville sainte de Qom.
Les obsèques, initialement prévues en mars, avaient été reportées en raison de la guerre. Après les frappes américaines, dans la nuit de mercredi à jeudi, la République islamique a accusé Washington d’avoir ciblé des infrastructures civiles afin d’empêcher les fidèles de se rendre aux funérailles d’Ali Khamenei. Des transports routiers avaient été organisés pour les passagers bloqués.
Selon le Wall Street Journal, le gouvernement israélien a partagé avec Washington une information de ses services de renseignement selon laquelle l’Iran cherche à assassiner Donald Trump.
Opérations coordonnées contre le narcotrafic à Grenoble
Une opération policière “de très grande envergure” s’est déroulée cette semaine dans plusieurs quartiers de Grenoble et Echirolles (Isère), conduisant à “près d’une centaine d’interpellations”. Elles sont pour la plupart liées au trafic de stupéfiants. Outre de nombreux policiers, dont des renforts de CRS, des agents de plusieurs services de l’Etat comme l’URSSAF, la direction départementale des Finances publiques, l’Inspection du travail ou encore la Police aux frontières ont participé à ces actions simultanées, a précisé la préfète de l’Isère Catherine Séguin lors d’un point presse.
Grenoble et sa banlieue sont le théâtre depuis la fin 2025 d’une guerre de territoires entre trafiquants de drogues, qui ont fait dix morts entre décembre et janvier. Sept quartiers différents connus pour abriter des points de deal ont été concernés par les opérations en l’espace de 4 jours. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait annoncé l’interpellation de 8 personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau de narcotrafiquants et pour certaines d’actes de barbarie.
Celle-ci a également permis d’effectuer des contrôles d’établissements et d’appartements dont certains étaient squattés par des trafiquants, mais aussi le retrait de “30 à 50 M3 d’encombrants” divers et 32 “voitures-ventouses” stratégiquement disposées près des lieux de vente de drogue pour gêner l’action des policiers.
Arrestation des responsables des deux attentats survenus durant la visite d’Emmanuel Macron à Damas
Les autorités syriennes ont annoncé l’arrestation des responsables des deux attentats à la bombe survenus à Damas pendant la visite du président français Emmanuel Macron. “La cellule responsable des attaques terroristes qui ont ciblé Damas il y a deux jours est désormais entre nos mains”, a déclaré sur X le ministre de l’Intérieur Anas Khattab. “Une fois l’enquête terminée, nous révélerons au public l’identité des membres de la cellule, leur rôle ainsi que leurs affiliations”, a-t-il ajouté.
Une personne est morte et 36 autres ont été blessées dans l’explosion quasi simultanée de deux bombes artisanales déposées à proximité de l’hôtel où le président français venait de passer la nuit. A ce moment-là, le chef d’Etat était déjà parti pour s’entretenir avec son homologue Ahmed al-Charaa. Il s’agissait de la première visite d’un dirigeant d’un pays de l’Union européenne depuis l’arrivée au pouvoir d’une coalition islamiste après plus de 13 années de guerre civile.
Le taux de pauvreté se stabilise à 15,4%, son plus haut niveau jamais mesuré
Le taux de pauvreté est resté stable, à 15,4% de la population, en 2024 en France métropolitaine, selon l’Insee. Il s’agit du plus haut niveau depuis le début des mesures, en 1996. Concrètement, ces personnes disposaient de revenus mensuels inférieurs au seuil de pauvreté, fixé à 60% du revenu médian, soit 1 337 euros pour une personne seule.
Certes, les niveaux de vie des plus modestes se sont redressés “grâce à une situation sur le marché du travail toujours assez bien orientée et aux revalorisations du salaire minimum, des pensions de retraites et des prestations sociales alors que l’inflation ralentit”, explique l’Insee. “Mais ils n’augmentent pas plus vite que les niveaux de vie du milieu de l’échelle, qui profitent également d’une partie de ces effets”.
L’évolution du bas et du milieu de l’échelle étant similaire, le taux de pauvreté reste stable en 2024, à son plus haut niveau mesuré depuis le lancement de cet indicateur en 1996. Entre 2022 et 2023, il avait bondi de 0,9 point, avant de stagner. La pauvreté reste à un niveau historique inacceptable et continue de s’enraciner.


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