Frappes russes sur un navire marchand appartenant à la Turquie

Un navire marchand appartenant à la Turquie a été frappé par trois missiles russes et cinq marins ont été tués, a annoncé la marine ukrainienne. Le sort de cinq autres membres d’équipage reste inconnu. Le vraquier, qui battait pavillon de la Guinée-Bissau et transportait des céréales, a été touché par trois missiles de croisière alors qu’il quittait la zone de combat. Huit personnes ont été évacuées vers un hôpital à Odessa, sur la mer Noire.

L’équipage comprenait des Syriens et des Indiens, selon le ministre des Affaires étrangères par interim Andriï Sybiga sur X. Un capitaine ukrainien fait partie des morts, a-t-il précisé. Les forces de Moscou bombardent très régulièrement les infrastructures portuaires ukrainiennes, en particulier dans la région d’Odessa.

Les autorités ukrainiennes ont annoncé que des attaques russes sur un navire civil dans un port de la région d’Odessa et sur deux autres bateaux naviguant en mer Noire avaient fait trois morts. De leur côté, les forces ukrainiennes ont accentué ces derniers jours leurs attaques sur des navires en mer d’Azov, une zone maritime qui constitue une voie de transport importante pour les produits agricoles russes.

Le ministre turc des Affaires étrangères a affirmé à Kiev que son pays ne souhaitait pas voir la guerre entre l’Ukraine et la Russie s’étendre à la région de la mer Noire, indiquant qu’il “intensifiait les contacts” avec les deux pays pour une reprise des négociations.

Rapport d’une association sur le consentement en gynécologie

Le consentement ne va toujours pas de soi dans les cabinets de gynécologie, selon une enquête mise en ligne par StopVOG. L’association, engagée dans la lutte contre les violences obstétricales et gynécologiques, a recueilli les témoignages de 10 152 personnes, à 98% des femmes, “réparties sur tout le territoire”, à travers un questionnaire en ligne.

Ce rapport de 240 pages ne “prétend pas être représentatif de l’ensemble des consultations gynécologiques réalisées en France“, même s’il a été mené avec l’appui de chercheurs. Il met en lumière l’ampleur de ces violences médicales.

Parmi les répondants, plus de huit sur 10 rapportent au moins une atteinte à leur consentement lors d’un examen gynécologique, par exemple lorsqu’un médecin n’a pas demandé leur accord avant de réaliser un examen des zones intimes ou un frottis. StopVOG pointe aussi le fait que plus de 84% des sondées disent “ne pas avoir toujours reçu une information suffisante” sur l’intérêt de chaque examen et son déroulé, ce qui constitue selon l’association “un obstacle majeur à un consentement éclairé”.

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La moitié des répondantes signalent des atteintes graves au consentement, “pouvant s’apparenter à des violences sexuelles”, comme un examen réalisé sans prévenir la patiente ou malgré son refus, un examen accepté sous pression ou par sentiment d’obligation ou un examen douloureux. “Les actes les plus fréquemment cités sont la pose du spéculum (20%), le toucher vaginal (15%), le frottis (14%), la pose de stérilet (13%) et l’échographie endovaginale (12%)”, détaille le rapport. L’enquête relève en outre des “gestes déplacés sur les parties intimes” pour près de 10% des sondées.

“La présence d’un tiers dans le cadre d’un soin gynécologique reste encore trop souvent banalisée, alors qu’elle doit faire l’objet d’un accord explicite et préalable de la patiente”, souligne par ailleurs l’étude. Celle-ci fait état de nombreux témoignages de patientes ayant mal vécu la présence d’étudiants en médecine, imposée sans leur consentement.

Au total, 45% des interrogées disent avoir été victimes de violences lors d’une consultation. Près de 30% font état de violences gynécologiques et un quart rapporte des violences obstétricales. Les auteurs de ces violences, selon le rapport, sont à 40% les gynécologues, à 15% d’autres médecins (radiologues, anesthésistes, échographistes, médecins généralistes) et à 13% les sages-femmes.

L'enquête a également mis en lumière de nombreux cas de violences subies par des enfants jeunes lors de consultations médicales. Près de 40% des répondants disent avoir subi des discriminations dans leur parcours de soins (sexisme, grossophobie, racisme, discriminations liées à l'orientation sexuelle, à l'identité de genre, au handicap, aux choix reproductifs).

Globalement, le rapport témoigne d’un ressenti négatif largement partagé concernant le suivi gynécologique ou obstétrical. Plus de sept personnes sur dix déclarent “s’être déjà senties mal physiquement et/ou psychologiquement en sortant d’une consultation gynécologique, sans que cela soit lié à une inquiétude pour leur santé”.

Pour une personne sur deux, cela a eu un impact sur le suivi médical, parfois jusqu’à entraîner un arrêt de tout suivi gynécologique. L’association préconise de renforcer la prévention et l’information sur les droits et le consentement, et d’intégrer les violences obstétricales et gynécologiques à la formation des soignants. StopVOG émet d’autres recommandations, qu’elle souhaite voir adoptées dans le cadre de la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles.

Nouvelle nuit de bombardements entre l’Iran et les Etats-Unis

Il s’agit de la huitième nuit consécutive de frappes américaines. Les Etats-Unis ont bombardé plusieurs sites en Iran, après une attaque iranienne qui a tué deux de leurs soldats en Jordanie. Téhéran a une nouvelle fois riposté, notamment en ciblant des intérêts américains au Koweït voisin.

Selon le Commandement de l’armée américaine pour le Moyen-Orient (Centcom), plusieurs avions ont “frappé avec succès” des “installations militaires iraniennes de surveillance du littoral et de défense aérienne, des moyens maritimes, ainsi que des sites de stockage de missiles et de drones”. Le Centcom ajoute que les forces des Gardiens de la Révolution ont aussi été ciblées.

Selon l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, “un certain nombre de projectiles” américains ont visé une centrale nucléaire “actuellement en construction” à Darkhovin, dans le sud-ouest du pays. D’après l’agence iranienne officielle Irna, le site de Shadegan, près de la frontière avec l’Irak et le Koweït, a également subi des dégâts, mais il n’y aurait pas de victimes.

Plus au sud-est, dans le détroit d’Ormuz, l’île de Qeshm a aussi été bombardée, et la ville de Hajiabad, dans la province de Hormozgan, tandis que des explosions auraient été entendues dans la ville voisine de Bandar Abbas, un port déjà ciblé par l’armée américaine ces derniers jours. Dans le même secteur, les agences de presse iraniennes ont fait état de frappes américaines sur le port de Sirik.

Washington justifie cette nouvelle série d'attaques par son souhait de “punir” la mort de deux de ses militaires en Jordanie. Un troisième soldat américain est toujours porté disparu.

Après ces nouvelles frappes américaines, un commandant de l’armée iranienne, le général Ali Abdollahi, a menacé les Etats-Unis “d’une riposte décisive et dévastatrice”. Téhéran a annoncé avoir attaqué deux bases militaires au Koweït.

Le ministère de l’électricité koweïtien a annoncé qu’une centrale électrique et de dessalement d’eau, déjà attaquée par Téhéran, avait de nouveau été frappée. Les sirènes d’alerte ont également retenti à Bahreïn, de l’autre côté du détroit d’Ormuz. Ce pays du Golfe, qui abrite la cinquième flotte de la marine américaine, a accusé Téhéran de s’en prendre à des cibles civiles.

La situation était également confuse en Jordanie, pays allié des Etats-Unis. L’ambassade américaine à Amman a annoncé que les autorités avaient évacué l’aéroport international et le port d’Aqaba, en raison “de menaces spécifiques et crédibles”.

50 militaires tués dans une attaque au Mali

Au moins 50 militaires sont morts, dans le nord du Mali lors d’une des attaques les plus meurtrières subies par l’armée depuis le début du conflit qui ravage ce pays d’Afrique de l’ouest depuis une quinzaine d’années. La coalition des indépendantistes touaregs et de jihadistes a tendu une embuscade contre un convoi de l’armée qui quittait la ville stratégique d’Anéfis – théâtre ces dernières semaines d’âpres combats pour son contrôle – pour se rendre dans la grande ville de Gao.

“Le bilan provisoire de l’attaque est très lourd. Plus de 50 militaires tués. Et au moins 24 prisonniers”, a déclaré à l’AFP un élu local du nord proche de la junte au pouvoir.

Début juillet, une offensive d’envergure coordonnée du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affiliés à Al-Qaïda, et des indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA,) s’était soldée par la prise temporaire de la ville, encerclant le camp militaire défendu par les Forces armées maliennes et les paramilitaires russes d’Africa Corps.

Le Mali est en proie depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes affiliés aux organisations jihadistes Al-Qaïda et Etat islamique, ainsi que de groupes criminels communautaires et de mouvements touaregs indépendantistes. Elle s'ajoute à une grave crise économique.

Depuis deux coups d'Etat successifs en 2020 et 2021, le pays est dirigé par des militaires arrivés au pouvoir sur la promesse de rétablir la sécurité et de conserver son intégrité territoriale. En août 2024, l'armée malienne et les paramilitaires russes Wagner, qui ont précédé l'Africa Corps, avaient essuyé une importante défaite dans la localité de Tinzaouatène, à la frontière algérienne.

En Indonésie, deux survivants d’un naufrage retrouvés sur une île déserte

Deux survivants d’un naufrage ont finalement été retrouvés sur une île déserte au large de l’Indonésie, après avoir dérivé sur un radeau de fortune pendant plusieurs jours.

Leur bateau avait coulé au large de l’île de Sulawesi. Selon ces deux naufragés, un homme et une femme, quatre autres personnes qui se trouvaient avec eux n’ont pas survécu.

Cinq autres rescapés, dont une fillette de 7 ans, ont été retrouvés par des pêcheurs après avoir dérivé en mer pendant trois jours. Ils ont assemblé des jerricans et des morceaux de liège avec de la corde, puis se sont hissés dessus. Ces rescapés, affaiblis par le manque d’eau et de nourriture, ont survécu en mangeant des nouilles instantanées et des biscuits.

Une cinquantaine de personnes ont été secourues mais 18 autres sont encore portées disparues. Le navire ne transportait officiellement que 50 passagers, mais des vérifications ultérieures ont permis d’établir que 78 personnes se trouvaient à bord.


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