Gabriel Attal accusé de réutiliser les comptes de soutien à Emmanuel Macron
L’équipe du candidat à la présidentielle Gabriel Attal, accusée d’avoir récupéré à son profit des comptes de soutien à l’actuel chef de l’Etat sur les réseaux sociaux, doit se défendre. “Il s’agissait de comptes du parti” Renaissance, a réagi l’entourage de l’ancien Premier ministre.
“Des militants macronistes se sont rendu compte vendredi qu’ils suivaient sur les réseaux sociaux le compte ‘Attal président’ sans jamais s’y être inscrits”, a affirmé le site de La Tribune dimanche. Selon le média, “sans rien dire à personne, Gabriel Attal a mis la main sur les comptes de soutien du candidat Emmanuel Macron en 2022”, et ce, en changeant “les noms, le logo et le candidat”. L’Elysée a affirmé ne pas avoir été mis au courant de cette manœuvre.
Ces comptes ont bien été créés en 2021 dans le cadre de la campagne intitulée “Avec Vous”, en faveur de la réélection d’Emmanuel Macron, confirme l’entourage de Gabriel Attal. Toutefois, assure-t-il, ils ont été “réutilisés à chaque échéance électorale : les européennes pour Valérie Hayer (@BesoindEurope) puis les législatives de 2024, campagne durant laquelle notre camp a d’ailleurs été porté par Gabriel Attal (@Ensemble2024). À l’époque, personne ne contestait leur utilisation”. L’équipe du patron de Renaissance précise que “depuis 2021 les comptes ont changé sept fois de noms”.
L’explication ne convainc pas tout le monde. C’est une “démarche répugnante”, réagit ainsi un macroniste de la première heure, qui se dit “indigné” par l’action du camp de Gabriel Attal. “Ce ne sont pas les comptes du parti”, martèle-t-il, évoquant “une question morale”. “Ces comptes ont été créés en soutien à la présidentielle de 2022. Je m’étonne que l’équipe d’Attal, qui se prétend ‘2.0’, très à l’aise sur le numérique, ait besoin de récupérer des followers qui se sont abonnés à ce compte.”
Dans sa première encyclique, Léon XIV appelle à désarmer l’intelligence artificielle
Dans sa première encyclique, le pape Léon XIV a lancé un appel à encadrer et réguler les algorithmes et a dénoncé les “nouvelles formes d’esclavage”. Ce texte de 130 pages est une lettre adressée à l’ensemble des fidèles, fixant une position de référence sur des questions sociales, morales ou théologiques.
Dans l’encyclique Magnifica Humanitas, le pape américain estime que l’IA “ne peut être considérée comme moralement neutre”. Il insiste sur le rôle de l’éducation pour apprendre à en maîtriser les risques et sur la nécessité d’un code éthique commun.
“Désarmer ne signifie pas renoncer à la technologie, mais l’empêcher de dominer l’humain”, souligne le pontife, pour qui “la course à l’algorithme le plus performant et à la banque de données la plus vaste” n’a souvent pour objectif que de “consolider un avantage géopolitique ou commercial sur tous les autres”.
Le souverain pontife fustige aussi “les nouvelles formes d’esclavage” nées pour extraire les ressources nécessaires à l’utilisation de l’IA et appelle à “des solutions technologiques plus durables afin de réduire l’impact sur l’environnement”.
L’évêque de Rome en profite pour demander “sincèrement pardon” pour le retard avec lequel l’Eglise a condamné “le fléau de l’esclavage” au cours de l’histoire. Il appelle aussi à dépasser le concept de “guerre juste” – défendu notamment par l’administration de Donald Trump –, “trop souvent invoqué pour justifier n’importe quelle guerre”.
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Moscou appelle étrangers et diplomates à quitter Kiev avant de nouvelles frappes
La diplomatie russe a appelé les ressortissants étrangers vivant à Kiev, dont les personnels diplomatiques, à quitter la capitale ukrainienne avant de nouveaux bombardements de l’armée russe.
Cette annonce intervient après des frappes russes particulièrement massives ayant visé l’Ukraine ce week-end, notamment Kiev. De nouvelles “frappes seront menées sur des centres de décision” et des “entreprises du complexe militaro-industriel”, a mis en garde le ministère russe des Affaires étrangères.
“Nous avertissons les ressortissants étrangers, y compris le personnel des missions diplomatiques et des représentations d’organisations internationales, de la nécessité de quitter la ville dès que possible, et les habitants de la capitale ukrainienne de ne pas s’approcher des infrastructures militaires et administratives”. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a exhorté les États-Unis à évacuer leur ambassade à Kiev lors d’un entretien téléphonique avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio.
La France a de son côté balayé l’avertissement russe. “On a l’habitude des menaces de Poutine. Hors de question d’évacuer nos diplomates”, a commenté le ministère des Affaires étrangères français.
De hauts responsables iraniens arrivent à Doha
De hauts responsables iraniens se sont déplacés à Doha pour des tractations en vue d’un accord de paix au Moyen-Orient, dont Donald Trump a fait monter les enjeux en appelant le Qatar et l’Arabie saoudite à normaliser leurs relations avec Israël. Plus tôt, Téhéran avait fait état de progrès dans les discussions mais écarté la perspective d’un accord imminent.
La visite au Qatar de la délégation iranienne, incluant le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le gouverneur de la Banque centrale, est la première de ce type depuis les frappes de représailles menées par Téhéran contre ses voisins du Golfe.
Selon l’agence officielle iranienne Irna, “il semble que certains engagements américains, dans le cadre de cet accord, seront mis en œuvre avec l’aide de Doha” et “ce voyage vise à s’assurer de la disponibilité du Qatar à apporter son soutien dans les domaines liés aux engagements américains”. Le dégel des avoirs iraniens bloqués à l’étranger, notamment au Qatar, est crucial pour un Iran affaibli par des décennies de sanctions américaines.
Après des semaines d’impasse, les négociations ont paru se débloquer ces dernières 48 heures mais Donald Trump a tempéré les espoirs d’une conclusion rapide. “Soit l’accord avec l’Iran sera un accord excellent et significatif, soit il n’y aura pas d’accord”, a-t-il écrit, alors que son allié israélien insiste sur la nécessité d’“éliminer entièrement la menace nucléaire”, un point que Téhéran ne veut pas aborder dans l’immédiat.
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a toutefois lancé un signal de détente, en ordonnant le rétablissement de l’accès à l’internet international en Iran.
Plus d’un million de musulmans attendus à La Mecque pour le pèlerinage
Chaque année, de nombreux musulmans se rendent à La Mecque, en Arabie saoudite, pour réaliser l'un des cinq piliers de l'islam : le pèlerinage en Terre Sainte. Cette année, ce pèlerinage se déroule dans un contexte de tensions particulièrement fortes, depuis les bombardements menés par les États-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février.
Un million et demi de fidèles sont attendus, venant des quatre coins du monde. Le conflit qui secoue le Moyen-Orient et les perturbations aériennes ne les ont pas découragés. Bien au contraire, selon les autorités saoudiennes, ils sont plus nombreux qu’en 2025.
Mais cette année, le hajj se déroule sous haute sécurité. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le gouvernement affirme que les forces de défense aérienne veillent à la protection des lieux saints et sont prêtes à répondre à toute menace. Cette déclaration est accompagnée d’une vidéo qui présente le dispositif militaire autour de La Mecque.
Parmi les fidèles attendus cette année figurent plusieurs dizaines de milliers d’Iraniens. Les autorités saoudiennes ont multiplié les rappels à l’ordre et les consignes : les manifestations ou slogans à caractère politique sont formellement interdits.
Un examen de langue régionale au baccalauréat dès 2028
Les lycéens ayant suivi une spécialité dans une langue régionale pourront, à partir du bac 2028, passer l’épreuve correspondante dans cette langue. “À partir du moment où un élève aura suivi une spécialité sur les deux années de première et de terminale dans une langue vivante régionale, il pourra passer l’épreuve correspondante dans cette langue”, a affirmé Edouard Geffray, expliquant que le sujet d’examen serait “le même, simplement traduit”.
Logiquement, le grand oral du baccalauréat étant adossé aux deux spécialités, “la partie qui porte sur celle suivie en langue régionale pourra, elle aussi, se dérouler dans cette langue”, a expliqué le ministre. Cette disposition vaudra cependant “pour une seule spécialité”, l’autre devant “être obligatoirement préparée et passée en français”, a-t-il affirmé.
Par exemple, “un élève qui aura suivi la spécialité maths en breton pourra la passer en breton, et la spécialité physique-chimie en français”, a illustré Edouard Geffray. Aujourd’hui, même si un élève a suivi une spécialité entière en langue régionale, il ne peut que passer son épreuve en français, “sauf si la langue elle-même constitue la spécialité”, a-t-il souligné.
Le ministre a rappelé que ce principe existait déjà dans l’enseignement supérieur : un étudiant en droit qui suit un cours en anglais “passe ses partiels en anglais pour le cours correspondant”. “Le baccalauréat étant le premier diplôme de l’enseignement supérieur, la même logique doit lui être appliquée”, selon le ministre.

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