Dimanche dernier, L'Impertinent révélait que le site suisse qui sert de plateforme à des réseaux pédophiles avait changé de nom et demeurait ouvert, malgré les dénonciations.
Celui qui sonne l'alerte depuis un an et demi s'appelle Michel Amas. Avocat au barreau de Marseille depuis trente-deux ans, il s'est spécialisé dans les enfants placés par l'Aide sociale à l'enfance. Un jour d'audience, un magistrat lui reproche de salir sa robe en affirmant qu'une mineure placée se prostitue: il sort son téléphone et l'achète, séance tenante.
Depuis juillet 2025, il réclame la fermeture de la plateforme sur laquelle ces enfants sont vendus. Courriers aux ministres de l'Intérieur et de la Justice. Réunions avec les chefs de cabinet de quatre ministères. Plus de soixante-dix députés rencontrés, de La France insoumise au Rassemblement national. Radios, télévisions, presse écrite.
Quatorze mois plus tard, le site est toujours en ligne. Il a seulement changé de nom.
Dans cet entretien, il raconte comment un enfant passe d'un foyer à une annonce, pourquoi deux dossiers identiques connaissent un sort opposé selon qu'un journaliste est présent ou non, et ce qu'il en coûte de dénoncer.
Âmes sensibles, s'abstenir.
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«J'ai des enfants qui se pendent. Une maman s'est jetée des falaises en Normandie»
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