L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans définitivement adoptée par le Parlement
Le Parlement a définitivement adopté hier, mardi 21 juillet, la proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Le texte a été approuvé à une large majorité, avec 279 voix contre 81 à l’Assemblée nationale et 243 voix contre 2 au Sénat.
Porté initialement par la députée Renaissance Laure Miller, ce texte vise à protéger les jeunes des risques liés aux réseaux sociaux, notamment sur leur santé mentale. Il interdit la création de nouveaux comptes pour les moins de 15 ans à partir de la rentrée scolaire 2026. Les comptes déjà existants disposeront d’un délai de quatre mois avant d’être désactivés.
Emmanuel Macron s’est félicité du vote sur X : « Je m’y étais engagé, c’est désormais voté : les réseaux sociaux seront interdits aux moins de 15 ans à la rentrée. » Le président a appelé le Conseil constitutionnel à statuer rapidement pour permettre une mise en œuvre effective.
Si la loi est promulguée, la France deviendra l’un des pays les plus stricts d’Europe en la matière, après l’Australie. Reste à savoir comment les plateformes (Instagram, TikTok, Snapchat, etc.) mettront en place un contrôle d’âge efficace, une question qui reste technique et juridique complexe.
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Tests antidrogue dans les ministères : plusieurs collaborateurs écartés après des résultats positifs
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a révélé que plusieurs collaborateurs et hauts fonctionnaires des ministères ont été écartés de leurs fonctions après avoir été testés positifs à des stupéfiants. Ces contrôles, ordonnés par une circulaire mi-juin, se poursuivront de manière aléatoire. Dans un entretien accordé à Paris Match, Sébastien Lecornu justifie ces mesures par la nécessité d’« exemplarité », mais surtout par des « raisons de vulnérabilité ». « Les membres des cabinets ministériels et la plupart des hauts fonctionnaires ont accès à des informations extrêmement sensibles », a-t-il expliqué.
Sébastien Lecornu a insisté sur l’ampleur du phénomène de consommation de drogue dans la société française. « Aujourd’hui, environ un million de Français consomment régulièrement de la cocaïne, et cela concerne tous les milieux », a-t-il déclaré, appelant à une plus grande fermeté.«
Le chef du gouvernement a tenu à lier cette mesure à la lutte contre le narcotrafic, qu’il qualifie de « plus grand défi intérieur » auquel la France est confrontée. Il a notamment affirmé : « On ne peut pas condamner les assassinats de jeunes de 16 ans dans les “quartiers” et, dans le même temps, tolérer la consommation dans les “beaux quartiers”. »
Selon lui, ces contrôles visent à garantir l’irréprochabilité des personnes qui occupent des postes à responsabilité au sein de l’État. Il a ajouté ne pas douter que ses successeurs « iront peut-être encore plus loin » dans ce type de mesures.
Daniel Siad, soupçonné d’avoir été rabatteur pour Jeffrey Epstein, retrouvé mort à son domicile
Le chasseur de mannequins Daniel Siad, soupçonné d’avoir recruté des jeunes femmes pour le réseau de Jeffrey Epstein, a été retrouvé mort lundi soir à son domicile de Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de son décès.
Âgé de 69 ans, Daniel Siad était visé par plusieurs plaintes pour viols et agressions sexuelles. Il faisait l’objet d’une enquête préliminaire à Paris, confiée à l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH). Il contestait fermement les accusations portées contre lui.
Selon plusieurs témoignages et documents judiciaires, Daniel Siad est soupçonné d’avoir joué le rôle de rabatteur pour le pédocriminel Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019. Son nom apparaît à de très nombreuses reprises dans les documents déclassifiés de l’affaire Epstein. Des échanges de mails montrent qu’il envoyait régulièrement des photographies de jeunes femmes et de mannequins à Epstein, notamment issues d’Europe de l’Est ou du Maroc, en les présentant comme potentielles candidates pour des « massages ».
Une victime d’Epstein, auditionnée par la police française, a notamment déclaré que Siad lui demandait d’évaluer des filles pour le compte du milliardaire, en lui montrant des photos et en lui demandant si elles « pourraient lui plaire ».
Au total, cinq femmes ont déposé plainte contre Daniel Siad en France pour des faits de viols et de traite d’êtres humains, certains remontant aux années 1990. L’une d’elles, l’ancienne mannequin suédoise Ebba Karlsson, l’accuse notamment de l’avoir violée dans les années 1990 avant de la présenter à d’autres figures du monde de la mode.
Daniel Siad, qui se présentait comme un simple professionnel du mannequinat, avait affirmé dans les médias qu’il n’avait jamais eu connaissance des agissements criminels d’Epstein et qu’il était prêt à « affronter » ses accusatrices.
Son corps a été découvert lundi 20 juillet au soir dans son pavillon de Colombes. Le parquet de Nanterre a aussitôt ouvert une enquête en recherche des causes de la mort, confiée à la police judiciaire des Hauts-de-Seine. Une autopsie doit être pratiquée dans les prochains jours. Aucune information n’a pour l’instant été communiquée sur les circonstances précises du décès. L’enquête sur les accusations de viols et de traite dont il faisait l’objet se poursuit parallèlement.
Monique Barbut reste ministre : Macron refuse sa démission sur la loi agricole
La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a finalement décidé de rester au gouvernement, quelques heures seulement après avoir annoncé sa démission. Un revirement provoqué par l’intervention directe du président de la République.
Plus tôt dans la journée, Monique Barbut avait fait savoir via LinkedIn qu’elle présentait sa démission au chef de l’État. Elle dénonçait l’adoption définitive, la veille, de la loi d’urgence agricole, qui autorise la réintroduction conditionnelle de deux pesticides interdits en France : l’acétamipride et le flupyradifurone. Ces substances, utilisées notamment dans les cultures de noisettes et de betteraves, pourront être réintroduites de façon dérogatoire par l’Anses dans certaines filières en difficulté.
Dans son message, la ministre avait vivement critiqué la manière dont le texte avait été finalisé. « Contrairement aux engagements qui m’avaient été donnés, le gouvernement a empêché le débat autour de la suppression de cette mesure, pourtant souhaitée également par les députés », écrivait-elle. Elle estimait que ce choix constituait « le recul environnemental de trop ».
Issue de la société civile et ancienne présidente de WWF France, Monique Barbut avait fait de la défense du principe de précaution et de la protection de la biodiversité l’une de ses priorités depuis sa nomination en octobre 2025.
Dans un communiqué transmis par son cabinet, Monique Barbut indique avoir accepté de rester « face à l’urgence d’agir contre les conséquences du changement climatique qui frappent durement notre pays » et pour répondre aux enjeux de santé environnementale.
La ministre maintient toutefois son opposition à la version définitive de la loi d’urgence agricole. Elle a précisé qu’elle continuerait à porter ses priorités sur l’adaptation au changement climatique, la préservation des forêts et de la ressource en eau, ainsi que sur la santé environnementale.


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