L’interdiction des téléphones portables dans les lycées effective dès la rentrée
L’interdiction des téléphones portables dans les lycées “pourra être effective dès la rentrée”, a confirmé la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, à l’issue du Conseil des ministres. La mesure avait déjà été annoncée en juin par le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray, pour une entrée en vigueur au 1er septembre, sous réserve de l’adoption définitive de la loi.
Emmanuel Macron a annoncé la promulgation de la loi interdisant les téléphones portables dans les lycées. “Protéger les enfants des dérives des écrans ne peut plus attendre”, a déclaré le chef de l’Etat sur X. Pour Emmanuel Macron, “une école sans téléphone, c’est retrouver la sérénité de l’apprentissage”.
L’interdiction des portables dans les lycées pourra s’appliquer “avec un cadre juridique stable, consolidé et législatif”, s’est félicitée Maud Bregeon. Le 17 juin, Edouard Geffray avait estimé que la mesure serait “absolument majeure pour nos élèves”. A la demande d’Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu doit désormais travailler à une nouvelle rédaction d’un texte sur l’interdiction des réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans, en tenant compte des remarques du Conseil constitutionnel.
La CFDT se dit favorable à une taxe sur les héritages
La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, estime que la taxation de l’héritage “dès le premier euro” est une mesure de “justice sociale”.
“Nous sommes favorables à une révision de l’impôt sur les successions, tout héritage serait taxé alors qu’aujourd’hui ce n’est pas le cas”, a détaillé la dirigeante du premier syndicat français. “La question c’est : est-ce qu’on aura des responsables politiques qui auront le courage d’assumer que ça peut bouleverser une partie de leur électorat ?”, a-t-elle poursuivi.
Un nombre très limité de Français s'acquittent aujourd'hui de l'impôt sur les successions, la moitié de la population ne touchant pas ou peu d'héritage. Parmi les personnes concernées, “le top 1% des héritiers d'une génération recevra en moyenne plus de 4,2 millions d'euros nets de droits et le top 0,1% environ 13 millions d'euros”, selon le Conseil d'analyse économique.
Marylise Léon a souligné vouloir discuter de cette idée avec les différents candidats à l'élection. “Mais il y en a que la CFDT ne rencontrera pas, c'est le cas de Marine Le Pen. La CFDT a une ligne extrêmement claire sur le fait qu'elle ne parle pas aux candidats de l'extrême droite”, a précisé la secrétaire générale du syndicat.
Notre publication est financée uniquement par ses lecteurs. Pour recevoir les prochains contenus du Monde Moderne, devenez abonné, gratuit ou payant.
Mégaprojet de parcs d’attractions près de Paris
Avec six milliards d'euros investis par l'Arabie saoudite, 22 000 emplois directs promis, Emmanuel Macron affirme que c'est du jamais vu depuis Disneyland Paris. Et, tout comme on parle de soft power qatari, émirati, chinois, américain, on assiste désormais à une campagne saoudienne.
Ces stratégies d'influence sont destinées à remodeler l’image d’un pays, ainsi qu'à lui donner de nouvelles perspectives économiques. Et cette visite du Saoudien Mohammed ben Salmane illustre parfaitement l'esprit de cette politique. Initialement, le prince héritier était à Paris pour célébrer la finale de la Coupe du monde d'esport, organisée pour la première fois à l'extérieur du territoire saoudien.
L’Arabie saoudite a déjà utilisé d’autres moyens pour séduire ses partenaires étrangers, comme le football. Le championnat saoudien s’est considérablement renforcé à coups de millions de dollars, ces dernières années.
Le royaume mise aussi beaucoup sur la culture, avec l’ouverture de 13 musées en moins de 10 ans, des projets immobiliers aussi comme The Line, la Ville du futur : 200 mètres de large et 170 km de long en plein milieu du désert. Tous ces investissements massifs, en Arabie saoudite ou à l’étranger, font partie du projet Vision 2030 lancé il y a une dizaine d’années et destiné à rompre donc avec l’image conservatrice et autoritaire de la société saoudienne.
La stratégie a bien marché jusqu’à ce que la situation se tende autour du détroit d’Ormuz, en début d’année. Riyad a dû revoir à la baisse ses projets de modernisation. C’est d’ailleurs le deuxième enseignement de cette visite du prince héritier saoudien. Celle-ci lui permet d’afficher, en quelque sorte, son indépendance vis-à-vis des États-Unis, responsable de l’instabilité sécuritaire au Moyen-Orient.
Dans le contexte de crise économique mondiale, la trésorerie saoudienne est plus que jamais précieuse et le royaume redevient fréquentable. Toutes les accusations de détentions abusives ou de tortures dont fait l’objet l’Arabie saoudite, toutes les violations des droits humains, les soupçons d’implication dans le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, tout cela passe subitement au second plan.
Championnats du monde pour robots humanoïdes en Chine
En Chine, les World Humanoid Robot Games se déroulent à Pékin. Dans cette compétition, des robots humanoïdes s'affrontent et certains sont capables de surpasser les plus grandes performances sportives humaines. Un robot, qui a fini sa course dans un tapis et est reparti sur une civière, a battu le record mondial du 100 mètres d’Usain Bolt de 19 centièmes de seconde, lors des séries. Le record du monde du 400 mètres a aussi été pulvérisé de cinq secondes. En dehors de ces exploits sportifs, ces jeux comptent aussi des épreuves de précision comme brancher une prise ou ouvrir un colis. Ces compétences pourraient être bientôt utilisées dans la vie réelle.
Avec ces jeux, la Chine montre au monde ses avancées. L’avenir des robots se joue dans la précision des gestes. Parmi les 51 épreuves de ces jeux, une dizaine ont une application industrielle.
La Chine veut dominer le marché mondial des robots humanoïdes d’ici 2030. Avec le vieillissement de sa population, l’idée est de compenser le manque d’ouvriers par des robots dopés à l’intelligence artificielle.
Pour vendre encore plus de robots, Pékin veut les faire entrer dans les maisons. Aujourd’hui, la Chine propose des robots domestiques autour de 10 000 euros, ce qui est encore trop cher pour équiper toutes les familles.
Les dauphins du Marineland d’Antibes ne rejoindront pas le zoo de Beauval
Le directeur général du zooparc de Beauval, Rodolphe Delord, a annoncé renoncer à son projet de centre d'accueil de dauphins, destiné notamment à accueillir certains cétacés du Marineland d’Antibes. Une décision justifiée, selon lui, par le coût du chantier, désormais estimé à 45 millions d’euros, contre 25 à 30 millions initialement, les recours juridiques engagés à son encontre, mais aussi l’absence d’engagement du gouvernement.
Il y a un an, le projet décrit comme “hors norme” et imaginé “à la demande du gouvernement et de certaines associations”, était présenté comme une solution viable pour les dauphins du Marineland d’Antibes, dont le sort reste incertain depuis la fermeture du parc en janvier 2025.
Dès l'officialisation du projet, une dizaine d'ONG s'y étaient opposées, allant jusqu'à déposer plusieurs recours en justice et à organiser des rassemblements. Elles dénonçaient notamment la reproduction des cétacés en captivité et la possibilité de transferts, qu'elles estiment contraires aux dispositions de la loi de 2021 sur le bien-être animal.
Huit des douze dauphins du Marineland d’Antibes, fermé en janvier 2025, ont été transférés en Espagne en juillet, dans un parc à Benalmádena, près de Malaga.Sans Beauval, ils pourraient finalement être envoyés en Asie, dans des hôtels ou des parcs d'attractions.




.webp)

