L’Iran a tiré plusieurs missiles vers Israël pour la première fois depuis la trêve
C'est une première depuis la trêve du 8 avril. L'Iran a tiré plusieurs missiles contre Israël, qui dit les avoir interceptés, rompant un cessez-le-feu déjà très fragilisé après 100 jours de guerre au Moyen-Orient. Les sirènes d'alerte ont retenti dans de vastes pans du nord d'Israël, selon l'armée. Israël a riposté à ces tirs présentés par Téhéran comme des représailles aux bombardements israéliens sur la banlieue de Beyrouth.
La télévision d’Etat iranienne a fait état d’explosions à Téhéran et dans les villes de Tabriz et Ispahan, au moment où l’armée israélienne annonçait que son aviation avait bombardé “des cibles militaires appartenant au régime terroriste iranien dans l’ouest et le centre de l’Iran”.
Le président américain Donald Trump avait pourtant dit vouloir convaincre le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou de ne pas riposter pour ne pas mettre en péril toute signature d’un accord définitif avec Téhéran.
Les hostilités ont par ailleurs continué sur l’autre front du conflit, au Liban, d’où ont été tirés des projectiles vers Israël, malgré un cessez-le-feu théoriquement en vigueur, provoquant une riposte israélienne qui a frappé le sud de Beyrouth, faisant deux morts et 20 blessés. Alors que les Etats-Unis s’efforcent de dissocier les deux fronts, pour l’Iran, ils sont de fait indissociables.
L’Iran a d’ailleurs averti que ses tirs de missiles sur Israël étaient un “avertissement” en représailles au bombardement israélien de la banlieue sud de Beyrouth, prévenant que toute nouvelle agression ferait l’objet d’une “riposte plus forte”.
C’est la première fois que l’Iran tire des missiles contre Israël depuis le cessez-le-feu du 8 avril. Mais les négociations entre Washington et Téhéran n’ont depuis pas abouti et les deux pays se sont déjà attaqués mutuellement plusieurs fois ces derniers jours, sans issue en vue pour une guerre qui en 100 jours a embrasé le Moyen-Orient et fait vaciller l’économie mondiale.
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Gérald Darmanin met la pression sur les procureurs généraux
“Il n'y a pas un haut magistrat qui partira en vacances tant que je n'aurai pas vu un par un les procureurs généraux.” Les procureurs généraux ont “jusqu'au 14 juillet” pour reprendre “l'intégralité des plaintes qui touchent les enfants”, alors que l'institution judiciaire est pointée du doigt après la mort de Lyhanna, a annoncé le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, dans une interview diffusée sur LCI.
Le garde des Sceaux affirme que toutes les plaintes pour des viols et attouchements sexuels sur enfants, soit “à peu près 70 000” procédures, vont être étudiées pour vérifier “que toutes les plaintes ont été correctement traitées”. Gérald Darmanin évoque un risque “énorme” que des parents dont les enfants ont été victimes de violences sexuelles, qui ne se sentent pas entendus par la justice, décident “de faire justice” eux-mêmes.
Le ministre entend rencontrer chaque procureur général pour “qu’on fasse le bilan de sa cour d’appel, qu’on voit ce qui manque, des difficultés avec le ministère de l’Intérieur, des problèmes d’experts…”. Une enquête administrative, sur le traitement d’une des précédentes plaintes visant le mis en cause dans la mort de Lyhanna, a également été confiée à l’Inspection générale de la justice et à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale, et doit rendre ses premières conclusions le 19 juin.
Interview à 19h30 avec Laurence Beneux sur le déni français
Le Pentagone relève au plus haut la menace de contre-espionnage israélien
Le Pentagone a relevé le niveau de menace en matière de contre-espionnage concernant Israël à son niveau le plus élevé. L’agence de renseignement militaire du ministère de la Défense, la Defense Intelligence Agency, a déclaré que “la capacité d’Israël à mener des opérations d’espionnage humain et de collecte technique se situait à un niveau critique”.
Cette décision fait suite à des inquiétudes selon lesquelles Israël aurait tenté d’espionner de hauts responsables américains, afin d’obtenir des informations sur “les délibérations internes et la prise de décision de l’administration Trump concernant les conflits au Moyen-Orient”.
De son côté, The New York Times a fait état de tentatives israéliennes pour mettre sur écoute des hauts responsables, notamment le principal négociateur du président Donald Trump, Steve Witkoff, et le haut responsable politique du Pentagone, Elbridge Colby.
Les Etats-Unis et Israël ont lancé des frappes conjointes contre l’Iran le 28 février, déclenchant la guerre au Moyen-Orient. Depuis, la relation entre Donald Trump et Benyamin Nétanyhaou semble tendue.
Le Quai d’Orsay ouvre une plateforme pour les artistes iraniens en exil
Le Quai d’Orsay “ouvrira à la fin de juin un espace et une plateforme pour les artistes iraniens en exil”, a annoncé Jean-Noël Barrot. Si le ministre des Affaires étrangères ne détaille pas la forme ou l’utilité de cette plateforme, il tient à “rendre hommage à ces artistes courageux, cinéastes, écrivains iraniens, témoins de cette immense culture à laquelle nous voulons donner toutes les lettres de noblesse qui lui reviennent”.
De nombreux artistes iraniens sont en exil en France, comme la comédienne Golshifteh Farahani, la réalisatrice Sepideh Farsi, le photographe Hossein Rajabian, la romancière Sorour Kasmaï, l’actrice Mina Kavani ou encore l’artiste Yosra Mojtahedi.
Marjana Satrapi, soutien d’Emmanuel Macron en 2017, avait ensuite vertement critiqué l’exécutif. Elle avait notamment dénoncé l’inaction de la France dans la répression sanglante du peuple iranien en début d’année.
“Nous avons pris des sanctions extrêmement lourdes, l’inscription des Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes” par exemple, assure le ministre des Affaires étrangères qui admet néanmoins “qu’il y a une forme de vérité dans ce reproche qui n’est pas adressé uniquement à la France, mais à la communauté internationale”.
Jean-Noël Barrot évoque notamment un usage “abusif du droit de veto” par certains membres du Conseil de sécurité des Nations Unies, “en particulier la Russie”. Le ministre des Affaires étrangères assure porter une “initiative qui vise à restreindre l’usage du droit de veto aux Nations Unies dans les cas d’atrocités de masse, crimes de génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre les plus graves”.
Le pape Léon XIV célèbre une messe devant plus de 1,2 million de personnes
Plus de 1,2 million de personnes sont rassemblées dans les rues du centre de Madrid, pour suivre une messe célébrée par le pape Léon XIV au deuxième jour de sa visite en Espagne. Le roi Felipe VI et la reine Letizia, qui ont accueilli le pape à son arrivée dans la capitale espagnole, ont assisté à l’office sur l’emblématique place de Cybèle.
Les autorités avaient préparé un vaste dispositif logistique et sécuritaire pour la messe, après laquelle Léon XIV a conduit la procession du Corpus Christi sur quelques centaines de mètres. Plus de 30 000 œillets, majoritairement jaunes et blancs – les couleurs du drapeau du Vatican – ornaient le parcours de la procession.
Le pape doit participer à d’autres grands rassemblements au cours de sa visite de sept jours en Espagne, bastion historique du catholicisme en Europe, où la pratique religieuse a considérablement diminué ces dernières décennies.

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