La dette publique de la France a atteint 3 595,5 milliards d’euros au deuxième trimestre
La dette publique française a encore progressé au deuxième trimestre, atteignant 3 595,5 milliards d'euros, soit 119% du produit intérieur brut (PIB), a annoncé l'Insee, un record. La dette a ainsi augmenté de 59,6 milliards d'euros entre la fin du premier trimestre et la fin du deuxième, détaille l'Insee, après déjà 75,8 milliards de plus au premier trimestre, où elle représentait 117,5% du PIB.
A l’intérieur de cet ensemble, la dette de l’Etat et celle de la Sécurité sociale ont augmenté au deuxième trimestre, mais celle des administrations publiques locales a diminué. Ainsi, la dette de l’Etat seul a augmenté de 53 milliards d’euros, après déjà 66,3 milliards d’augmentations au premier trimestre, tandis que celle des organismes divers d’administration centrale a reculé de 0,1 milliard après une hausse de 0,3 milliard précédemment.
Le gouvernement français a prévenu ce mois-ci que la dette publique du pays atteindrait 121,7% du PIB en 2027, soit plus du double de la limite européenne fixée à 60%, du jamais-vu depuis le début de cette statistique de l’Insee en 1978.
L’Estonie accuse la Russie d’être à l’origine d’un incendie chez un fabricant de drones
L’Estonie, membre de l’Otan et de l’Union européenne, a accusé les services spéciaux russes d’avoir commandité un incendie dans les locaux d’un groupe spécialisé dans les drones terrestres à Tallinn en août. “Nous pouvons conclure avec certitude que l’attaque incendiaire contre les locaux de Milrem Robotics a été un acte de sabotage commandité par les services spéciaux de la Fédération de Russie”, a déclaré sur X le ministre estonien des Affaires étrangères.
Le Kremlin a rejeté toute responsabilité dans cet incendie. “De telles déclarations sont infondées, irréfléchies, ne reflètent absolument pas la réalité et ne s’appuient sur aucun argument”, a déclaré aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.
Les attaques hybrides menées par la Russie contre les pays de l’Otan ne vont pas affaiblir son soutien à l’Ukraine, a réagi le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte. L’Union européenne s’est dite “pleinement solidaire” de l’Estonie. “La Russie multiplie les attaques près de nos frontières, et les menaces directes pesant sur notre territoire se font de plus en plus fréquentes. Moscou cherche ainsi à intimider l’Europe pour qu’elle réduise son soutien à l’Ukraine, mais cela ne se produira pas”, a déclaré, de son côté, Christian Wigand, porte-parole de la Commission européenne.
Pour sa part, Emmanuel Macron a dénoncé “la multiplication de ces actes hostiles”, qui “traduit une dangereuse fuite en avant de la part de la Russie, qui ne fera que la mener dans l’impasse”, écrit-il sur X. “La Russie doit savoir qu'elle n'aura raison ni de notre unité, ni de notre détermination à continuer de soutenir l'Ukraine”, a-t-il ajouté. Il a également exprimé la “pleine solidarité” de la France avec l'Estonie.
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La justice annule la victoire de LFI aux municipales à Vénissieux
Le tribunal administratif de Lyon a annulé les élections à Vénissieux, dans le Rhône, l’une des principales victoires de La France insoumise (LFI) aux municipales, en raison d’irrégularités sur la liste RN-UDR. “Les opérations électorales qui se sont tenues les 15 et 22 mars 2026 à Vénissieux pour l’élection des conseillers municipaux sont annulées dans leur ensemble”, écrit la juridiction, précisant que la tête de liste Rassemblement national (RN) est déclarée inéligible pour vingt-quatre mois. La liste menée par Idir Boumertit l’avait emporté au second tour grâce à une avance de 25 voix seulement devant Michèle Picard (union de la gauche).
Une autre décision concernant l’élection d’un maire LFI dans la commune voisine de Vaulx-en-Velin est aussi attendue mardi. Le 14 septembre, la rapporteure publique avait recommandé d’annuler les victoires de LFI à Vénissieux et Vaulx-en-Velin, au motif que des irrégularités commises par d’autres listes, l’une centriste et l’autre du RN, ont pu avoir une influence sur des résultats extrêmement serrés. Concernant Vénissieux, sont en cause de fausses déclarations de domiciliation de la tête de liste d’extrême droite RN-UDR, Quentin Taïeb, et de certains colistiers, avec une “intention frauduleuse”, avait considéré la rapporteure.
Le coordinateur LFI Manuel Bompard critique une “décision injuste et scandaleuse”. Elle “vient récompenser les fraudeurs et sanctionner la liste qui a gagné dans le respect total des règles électorales”, pointe-t-il. Jean-Luc Mélenchon a lui aussi réagi en dénonçant un “coup” de la préfecture du Rhône, qui utilise un “prétexte” selon lui, “une fausse adresse donnée par la tête de liste d’extrême droite, par ailleurs lourdement battue”. Dénonçant une “injustice”, le maire La France insoumise de Vénissieux, Idir Boumertit, a annoncé saisir le Conseil d’État, après l’annulation du scrutin.
Maricarmen Abascal, 87 ans, symbole de la crise espagnole du logement
“Je vous demande à tous du courage, de vous battre, de défendre ce qui est à nous.” C’est le cri lancé par Maricarmen Abascal, retraitée de 87 ans, expulsée de son logement la semaine dernière, dans une vidéo publiée par le syndicat des locataires espagnols. “Tenez bon !”, implore l’octogénaire, regrettant depuis son lit d’hôpital de “ne pas pouvoir”, pour des raisons de santé, lutter à leurs côtés.
A Madrid, la très touristique Puerta del Sol est occupée depuis samedi par une centaine de manifestants qui y ont installé des tentes pour dénoncer la crise du logement qui frappe l’Espagne. En dix ans, le prix moyen du mètre carré à la location dans le pays a presque doublé, atteignant 15,1 euros/m2 en août. A l’achat, il s’établit désormais à 2 924 euros, contre 2 599 euros en août 2025.
Maricarmen Abascal a été expulsée par la police, de son appartement madrilène, qu’elle occupait depuis sept décennies. Elle était engagée depuis des années dans une bataille juridique contre une agence immobilière qui avait acquis son appartement et augmenté le loyer mensuel de 275%, le portant à 2 650 euros. L’affaire a été portée devant la Cour suprême, qui a statué en faveur de l’agence en décembre 2023, ouvrant la voie à l’expulsion.
Lors d’un meeting organisé par le Parti socialiste, Pedro Sanchez a assuré à Maricarmen Abascal que son gouvernement travaillait “d’arrache-pied” pour présenter un texte de protection des locataires, surnommé “décret Maricarmen”, lors du prochain Conseil des ministres. Le texte prévoit le renouvellement automatique des contrats de location et un renforcement des restrictions sur les expulsions. Toutefois, il n’est pas certain que ces mesures soient adoptées par le Parlement, où le gouvernement ne dispose pas d’une majorité stable.
L’avocate de Maricarmen Abascal a déclaré que la retraitée pourrait finalement retrouver son logement, après un accord conclu avec les propriétaires du bien. “Si l’accord que nous avons conclu est signé, ce sera évidemment une issue meilleure et plus heureuse pour tout le monde”, a déclaré Beatriz Duro à des journalistes, y voyant “le résultat de la mobilisation sociale”.
Le projet de réforme des retraites d’Edouard Philippe
Edouard Philippe, candidat Horizons à l'élection présidentielle, a proposé un allongement progressif de la durée de cotisation à quarante-cinq ans et de l'âge de départ à 65 ans, mesure d'âge à laquelle échappera néanmoins “un Français sur trois”. L'ex-Premier ministre assure que sa réforme sera “responsable pour tous et juste pour chacun”. Mais “il faut qu'on prenne les bonnes décisions avant que la crise [financière] arrive”, plaide-t-il dans une vidéo d’une vingtaine de minutes mise en ligne sur YouTube, dans laquelle il réaffirme sa volonté de mettre en place un “volet capitalisation”.
“Pour retrouver l’équilibre de notre système par répartition, je propose de porter progressivement la durée de cotisation à quarante-cinq ans et l’âge de départ à 65 ans pour les Français qui le peuvent”, explique-t-il. “On va reprendre la réforme de 2023 qui plaçait l’âge légal de départ et la retraite à 64 ans au lieu des 62 et 9 mois aujourd’hui et qui plaçait la durée de cotisation à quarante-trois ans au lieu de quarante-deux et demi aujourd’hui. Ensuite, on va poursuivre pour qu’en moins de dix ans, nous soyons passés à 65 ans pour l’âge légal de départ, et quarante-cinq annuités”, détaille le maire du Havre.
Mais “une règle juste” doit “tenir compte des vies auxquelles elle s’applique”, précise Edouard Philippe, citant “ces femmes et de ces hommes qui ont commencé à travailler très jeune, ou qui exercent des métiers pénibles, ou dont le corps ne suit plus parce que le travail les a usés”. “C’est pourquoi, dans la réforme que je suppose, un Français sur trois pourra partir avant 65 ans, entre 60 et 64 ans”.
Pour sa réforme, Edouard Philippe précise que “l’âge de la retraite des personnes en mauvaise santé n’évoluera pas. Il restera à 55 ans pour les personnes en situation de handicap, à 60 ans pour des personnes avec incapacité permanente et à 62 ans pour ces personnes en invalidité. Et les dispositifs de carrière longue continueront de permettre des départs anticipés à celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt selon leur parcours”. Il propose par ailleurs de “compléter” le système par répartition, “qui doit rester le socle de notre système”, “par un volet capitalisation”.





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