Depuis le 17 juillet 2026, la Suisse participe officiellement à l'Ammunition Support Partnership de l'OTAN.

Derrière le langage officiel de « coopération internationale en matière d’acquisition de munitions », la réalité est plus concrète : la Suisse va désormais acheter, gérer, transporter et éliminer plus de 2 000 types de munitions de façon conjointe avec les pays de l’OTAN.

C’est la première fois qu’un pays non-membre de l’Alliance participe à ce programme.

Le gouvernement assure que cela reste compatible avec la neutralité. Il invoque une clause permettant de se retirer si un État participant entre en conflit armé. Mais est-ce vraiment réaliste ?

S'intégrer dans les structures logistiques de l'OTAN pour tenter de s'en extraire une fois la guerre déjà déclenchée, c'est méconnaître ce que sont des chaînes d'approvisionnement, des contrats, des dépendances industrielles. On ne les défait pas du jour au lendemain. C'est exactement ce qu'on appelle une politique du fait accompli.

À deux mois de la votation populaire sur l'ancrage de la neutralité dans la constitution, ce nouveau rapprochement laisse songeur.

Mise au point de Martin Bernard, fondateur d'Antithèse.

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