Le cofondateur de Place publique, Raphaël Glucksmann, officialise sa candidature

Après s'être donné trois mois pour tenter de convaincre le camp de la social-démocratie, Raphaël Glucksmann a sans grande surprise officialisé sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. “Si je suis candidat aujourd'hui, c'est pour relever la France. Je me prépare depuis des mois”, a assuré le cofondateur de Place Publique au 20 Heures de TF1.

“Nous pouvons ensemble construire une alternative et nous pouvons gagner”, a-t-il ajouté. “Dans la vie de chacun, il y a un moment où il faut assumer ses convictions. Je suis candidat à l'élection présidentielle, pas pour faire une candidature de témoignage, mais pour la gagner”, a-t-il aussi martelé.

Il a confirmé son intention de participer à la primaire co-organisée par son parti et le Parti socialiste en octobre. L'eurodéputé part favori de ce scrutin auquel plusieurs socialistes – Ségolène Royal, les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj... – souhaitent participer, en attendant la candidature possible du Premier secrétaire Olivier Faure.

Réaffirmant son hostilité à LFI “avec qui il n’y aura plus jamais d’accord si je gagne la primaire”, Raphaël Glucksmann a tendu la main aux Ecologistes, “qui ont eu raison avant tout le monde sur la catastrophe climatique que nous sommes en train de vivre”, et aux communistes, avec qui “nous avons un objectif commun, qui est la réindustrialisation du pays, le fait de remettre les travailleurs au cœur du contrat social”.

Dans son programme, son obsession sera d’augmenter “la rémunération nette des travailleurs” par une baisse des prélèvements sociaux sur les salaires, a-t-il promis. Elle sera financée “en taxant davantage les méga-héritages, les 1% les plus gros, ça nous permettra de récupérer 15 milliards d’euros que nous transférerons directement sur la fiche de paie des travailleurs”, a-t-il précisé. Il a également promis “un plan de sauvetage de l’école publique”.

Les enjeux de la nouvelle réunion de la coalition des volontaires

La coalition des volontaires pour l’Ukraine, qui rassemble les plus fidèles soutiens de Kiev, se réunit une nouvelle fois avec certains participants en présentiel et d’autres en visioconférence. La réunion sera coprésidée par Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et, pour la première fois, le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham.

Selon un responsable européen, une dizaine de participants, dont le président du Conseil européen Antonio Costa, se trouveront à Kiev autour du président Volodymyr Zelensky.

La coalition des volontaires devrait aborder la question du renforcement de la défense anti-aérienne ukrainienne. Volodymyr Zelensky réclame depuis des mois à ses alliés occidentaux de nouveaux moyens, notamment des intercepteurs américains Patriot. En juillet, les Etats-Unis avaient ouvert la porte à l’idée d’autoriser l’Ukraine à les produire eux-mêmes, mais cette perspective reste lointaine.

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Emmanuel Macron a annoncé l’envoi de nouveaux missiles intercepteurs, dont il n’a pas précisé le modèle, pour “donner à l’Ukraine tous les moyens nécessaires pour défendre son ciel”.

La coalition des volontaires pour l’Ukraine a également pour but de réaffirmer la détermination des dirigeants “à renforcer la pression exercée sur la Russie”, selon le communiqué de l’Elysée. Les alliés doivent ainsi poursuivre “leur coordination sur les mesures visant à réduire les ressources” dont dispose Moscou pour financer son effort de guerre.

La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a annoncé “pour cet automne, la liste de sanctions la plus ambitieuse depuis le début de la guerre”. Depuis le début de l’invasion russe, l’UE a adopté 21 trains de sanctions, qui “ont déjà coûté très cher à la Russie, privant sa machine de guerre de plus de 1 000 milliards d’euros”, a-t-elle revendiqué.

L’objectif final de la coalition des volontaires reste la fin de la guerre. La réunion sera donc l’occasion “de poursuivre les travaux relatifs aux garanties de sécurité afin de contribuer à l’établissement d’une paix juste, robuste et durable en Ukraine”, précise encore l’Elysée. Les Européens avaient avancé sur des pistes pour garantir la sécurité du territoire ukrainien, avec notamment le déploiement d’une force multinationale et des mécanismes de surveillance d’un éventuel cessez-le-feu.

Zelensky assure que l’Ukraine n’a pas pris part au sabotage de Nord Stream

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a répété que son pays n’avait joué aucun rôle dans le sabotage en 2022 du gazoduc Nord Stream, qui acheminait du gaz russe vers l’Europe. Le parquet allemand a conclu le mois dernier que les explosions sur cette canalisation en mer Baltique avaient été provoquées sur ordre de l’Etat ukrainien, une accusation susceptible de compliquer les relations entre Kiev et l’Allemagne, un de ses principaux soutiens militaires.

“L’Ukraine n’a jamais officiellement pris part à une quelconque opération liée au sabotage de Nord Stream”, a affirmé à la presse le président ukrainien, interrogé sur l’enquête concernant cette affaire. Le chef d’Etat, qui a toujours nié toute implication de son pays, a ajouté que l’Allemagne était “parfaitement consciente du fait que l’Ukraine n’était à l’origine ni de l’exécution ni de la conception même de cette opération”.

Il a précisé que Kiev apportait son aide à Berlin dans le cadre de ces investigations et espérait que celles-ci ne nuiraient pas à leurs relations. “Il est très important pour nous de ne pas perdre notre partenariat, de ne pas perdre la confiance des pays européens qui aident l’Ukraine depuis le tout début de cette guerre” contre la Russie, a encore dit Volodymyr Zelensky.

Un ressortissant ukrainien a été arrêté en Croatie, soupçonné d’avoir participé au sabotage du gazoduc. Il travaillait apparemment sur un film consacré à cette attaque. Selon le parquet allemand, cet homme a collaboré avec un autre Ukrainien, arrêté en Italie l’année dernière avant d’être expulsé vers l’Allemagne.

Jean-Luc Mélenchon promet que LFI censurera le nouveau budget 2027

Jean-Luc Mélenchon a promis que LFI censurerait le gouvernement Lecornu sur son projet de budget 2027 “qui va aggraver tous les maux” de l'économie française. “L'économie française était sur le fil du rasoir de la récession. Elle va plonger car Lecornu prépare un nouveau budget de coupes rases qui va aggraver tous les maux”, a déclaré le candidat LFI à la présidentielle, lors du discours de clôture de l'université d'été de La France insoumise, près de Valence. "Ne nous demandez pas je ne sais pas quelle bienveillance à son égard. Une fois de plus, nous le censurerons".

Sébastien Lecornu a mis en garde les parlementaires contre la tentation d’attendre la présidentielle pour adopter un budget en 2027, ce qui serait “le choix du désordre”. “Voyez tous ces gens qui nous ont conduits à ce désastre, venir nous donner de leçon sur la manière de bien gérer”, a martelé Jean-Luc Mélenchon à la tribune. “Nous nous engageons une fois au gouvernement à remettre de l’ordre dans les comptes publics, car nous en sommes capables.”

Pour redonner des marges de manœuvre budgétaire à l’Etat, Jean-Luc Mélenchon promet “de faire payer l’impôt aux dizaines de milliers de grandes fortunes et aux multinationales qui n’en payent pas”, d’instaurer “une taxe sur les superprofits comme la réclament six pays européens” et de relancer “la consommation populaire et l’investissement par l’augmentation des salaires et la suppression des niches fiscales prédatrices”. Il a également demandé à ce que la Banque centrale européenne “mette au congélateur les dettes des Etats, en commençant par celles de la période Covid”.

Shein, le géant controversé de l’ultra-fast-fashion, entre en Bourse

La plateforme de vente de prêt-à-porter en ligne Shein a annoncé qu'elle serait cotée à la Bourse à Hong Kong à partir du 1er septembre, visant avec cette opération une valeur boursière pouvant atteindre 23 milliards d'euros. Shein compte mettre sur le marché 280 millions d'actions à un prix compris entre 47,60 et 49,50 dollars.

Cela lui permettrait de lever jusqu'à 13,86 milliards de dollars de Hong Kong (1,5 milliard d'euros environ au taux actuel) pour une capitalisation de 210,3 milliards de dollars de Hong Kong (environ 23 milliards d'euros). Le prix final sera annoncé le 31 août pour un début de cotation le 1er septembre.

Fondée en Chine en 2012 et désormais basée à Singapour, Shein est une figure de l'ultra fast fashion, basée sur le renouvellement rapide de collections à très petits prix, en ciblant une clientèle jeune sur les réseaux sociaux. Début juillet, la plateforme avait obtenu l'aval du régulateur chinois du marché pour sa demande d'introduction en Bourse à Hong Kong. Les projets de cotation de l'entreprise à New York et à Londres avaient été freinés ces dernières années par des obstacles réglementaires.

Shein précise vouloir utiliser les fonds levés lors de son entrée en Bourse en majorité pour financer ses capacités technologiques et renforcer sa présence internationale.

En 2025, l’entreprise a affiché un chiffre d’affaires de 41,8 milliards de dollars américains, livré plus d’un milliard de commandes dans le monde et dégagé un bénéfice net de 2,1 milliards de dollars. Elle revendique 273 millions de clients (dont 23 millions en France). Shein a déplacé son siège hors de Chine afin d’échapper à la vigilance accrue à l’international vis-à-vis des sociétés chinoises.


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