Le Dalmatien des 80 km/h -mais il n’est pas le seul- vient plastronner au Mondial de l’Auto, toute honte bue. Durant des décennies, les pouvoirs publics français, avec la bénédiction des normes européennes, ont poussé massivement le diesel : avantage fiscal considérable, stratégie industrielle assumée, Peugeot et Citroën en tête, jusqu’à 77 % des ventes neuves en 2008 !

Puis, au nom de « la santé publique » et du « climat », ils ont brutalement tout inversé -alignement fiscal, normes Euro toujours plus strictes, Dieselgate en toile de fond- alors que les constructeurs français avaient investi lourdement dans cette motorisation.

Dans le même temps, le malus écologique s’est progressivement transformé en outil punitif, abaissant sans cesse ses seuils et alourdissant les pénalités jusqu’à des montants dissuasifs, frappant en priorité les modèles populaires français et contribuant à faire s’effondrer le marché du neuf.

Les normes CO₂ européennes et l’horizon 2035 tout-électrique ont ensuite forcé un virage coûteux, sans réelle neutralité technologique, pendant que les villes multipliaient les ZFE et les restrictions qui ont rendu la circulation automobile de plus en plus hostile. Résultat : une filière qui a perdu un tiers de ses emplois manufacturiers entre 2010 et 2023, des investissements diesel largement perdus, un retard sur les batteries face à la concurrence chinoise, et un Sénat qui parle aujourd’hui de « crash programmé ».

Les mêmes décideurs qui ont orchestré le tout-diesel hier imposent le tout-électrique aujourd’hui, et ce sont les constructeurs, les emplois et les automobilistes qui en paient le prix ! Si j’étais exposant, j’aurais viré ce type sans ménagement en lui disant ça devant les caméras.

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