Il existe maintenant une démocratie occidentale où le pouvoir s’arroge ouvertement le droit de décider ce que ses citoyens verront en premier quand ils cherchent une information. La méthode n’a plus rien de la censure brutale d’antan, elle progresse masquée derrière le vocabulaire lénifiant de la lutte contre la désinformation. Un projet gouvernemental vient d’inscrire noir sur blanc cette ambition de trier la parole autorisée et de reléguer le reste. Ce qui se prépare outre-Manche dessine exactement ce que nos élites rêvent d’installer chez nous.

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