Le gouvernement propose de confier des enfants placés à des familles candidates à l’adoption

Faire appel aux familles qui souhaitent adopter pour s’occuper de jeunes enfants placés est l’une des propositions phares du projet de loi relatif à la protection des enfants, présenté en Conseil des ministres. Alors que de nombreux scandales ont entaché l’Aide sociale à l’enfance, le texte rappelle le caractère temporaire du placement de mineurs et encourage le placement en milieu familial – chez un proche de la famille biologique ou en famille d’accueil – plutôt qu’en établissement collectif.

À cette fin, il propose d’instaurer une nouvelle forme de placement : “l’accueil de suppléance parentale”. Les familles agréées pour l’adoption pourront ainsi accueillir des enfants de moins de 3 ans confiés à l’ASE, dont la situation familiale pourrait les rendre adoptables dans le futur. Dans le détail, ce placement, qui se ferait avec l’accord du juge des enfants, sera ouvert aux jeunes mineurs “dont les parents présentent des difficultés relationnelles et éducatives graves, sévères et chroniques” ou à ceux pour qui une déclaration de délaissement parental – un préalable obligatoire à l’adoption plénière – a déjà été effectuée par la justice.

À l'issue de ce placement, l'enfant peut, selon les cas, être adopté par sa famille d'accueil ou regagner sa famille biologique, voire bénéficier d'une autre solution de placement ou d'adoption si tel est son intérêt.

Le projet de loi prévoit également de faciliter l’adoption simple d'un enfant confié à l'ASE depuis plus d'un an, qu'il ait ou non été placé en accueil de suppléance parentale. Le texte souhaite par ailleurs accélérer la procédure de délaissement parental, un préalable nécessaire à l'adoption. Le délai avant le déclenchement de cette procédure, qui peut durer plusieurs années, passerait d'un an à six mois pour les enfants de moins de 3 ans. Cette mise en œuvre ne pourra intervenir qu'après des "mesures appropriées de soutien" aux parents, afin de tenter de les remobiliser.

De nombreuses fuites de méthane détectées dans plusieurs sites gaziers du sud de la France

De nombreuses émissions de méthane ont été détectées en avril dans plusieurs sites gaziers du sud de la France, selon un rapport publié par l'ONG Les Amis de la Terre. Au total, près des deux tiers des 57 sites gaziers visités par la “Clean Air Task Force” lors de cette inspection présentaient une ou plusieurs sources d'émissions de cette molécule du gaz naturel.

Selon le rapport, ces émissions provenaient en très grande majorité de fuites dans ces installations. Les relargages volontaires de méthane étaient, eux, bien moins nombreux. Un signe encourageant qui confirme l'efficacité de la réglementation européenne à ce sujet. Cependant, les fuites restent bien plus fréquentes en France qu'en Allemagne et les pratiques de détection et de réparations sont moins exigeantes. De nombreuses émissions constatées pourraient ainsi être évitées.

Le méthane (CH4) est le deuxième gaz à effet de serre lié à l’activité humaine après le dioxyde de carbone (CO2). Même s’il fait moins parler de lui, son effet de réchauffement est 28 fois plus important par kilogramme que celui du CO2 sur un horizon de cent ans.

Environ 60% des émissions mondiales de méthane sont imputables à l’activité humaine, l’agriculture en tête, suivie de l’énergie. Or, “il n’y a toujours aucun signe” montrant que les émissions du secteur des énergies fossiles baissent malgré des solutions d’atténuation “bien connues et éprouvées”, affirme l’Agence internationale de l’énergie.

Au même moment, la France a réuni à Paris des responsables gouvernementaux, des dirigeants d’entreprise et des experts pour relancer la mobilisation contre le méthane avant la COP31, le sommet climatique de l’ONU, organisée en novembre. Elle les a notamment appelés à une mobilisation collective pour accélérer la réduction des émissions et mieux identifier les sources.

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Action en justice des sinistrés climatiques contre l’État

La Fondation pour le Logement (anciennement Fondation Abbé Pierre) soutient l'action des sinistrés climatiques initiée devant le Conseil d'État par plusieurs ONG françaises. Elle dépose un mémoire à destination des magistrats dans lequel elle appelle à une “transformation profonde de la politique du logement” pour faire face au dérèglement climatique.

Des victimes des conséquences du réchauffement climatique, soutenus par des ONG engagées dans l’Affaire du siècle, dont Oxfam France, Greenpeace France, et Notre Affaire à Tous, ont saisi le Conseil d'État en juin 2025 pour demander une révision du troisième Plan national d'adaptation au changement climatique de l'État, jugé insuffisant. La Fondation pour le Logement intervient sur le volet “logement” de cette action en justice. Elle ne devient pas requérante dans cette action en justice : elle vient appuyer l'argumentaire des ONG.

Selon la loi française, “l’État est tenu de prévenir les atteintes prévisibles liées aux risques climatiques”, rappelle la Fondation pour le Logement dans son argumentaire. Or, elle rappelle qu’un habitant sur quatre vit en zone inondable, qu’un logement sur trois “se transforme déjà en bouillotte thermique l’été” et qu’une maison sur deux est exposée aux risques de déformation de la surface des sols argileux.

D’après la Fondation, le Pnacc 3 propose des mesures avec un “horizon court-termiste”, et ne prévoit pas de moyens financiers “suffisants” ni d’orientations “claires et contraignantes”. Concernant la résilience face aux vagues de chaleur, elle regrette qu’aucune mesure ne vienne soutenir l’achat de “protections solaires extérieures, brasseurs d’air”. Sur le risque inondation, le plan national reste “abstrait”, ce qui ne garantit pas “une prise en compte effective du risque”.

L’organisation dénonce également le fait que le Pnacc 3 n’apporte aucune mesure de soutien aux plus vulnérables, comme les habitants de bidonvilles en Outre-mer, exposés aux risques climatiques, ou encore la communauté des gens du voyage, dont les aires sont généralement installées au bord des autoroutes, avec “des revêtements inadaptés” pour faire face aux canicules.

Selon Donald Trump, son examen médical s’est parfaitement passé

À quelques jours de son 80e anniversaire et alors que les interrogations se font plus fréquentes sur sa santé, Donald Trump a déclaré que l’examen médical qu’il venait de passer s’est bien déroulé. “Tout s’est PARFAITEMENT bien passé”, a dit le président le plus âgé jamais élu aux Etats-Unis, sur sa plateforme Truth Social, après avoir été examiné dans un hôpital militaire près de Washington. Il a passé plus de trois heures sur place.

La Maison Blanche n’a pas publié dans l’immédiat de compte-rendu détaillé, ni de lettre signée du médecin du président. Le degré de détail des informations qui seront divulguées est à la discrétion de l’exécutif. Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, le dirigeant américain arbore à la main droite un hématome persistant, recouvert de maquillage et attribué à sa prise d’aspirine comme traitement cardiovasculaire de routine.

La Maison Blanche a également révélé que Donald Trump souffrait d'insuffisance veineuse chronique, une affection répandue et bénigne, causant des gonflements et des crampes. Mais de nombreux Américains ont des doutes sur ses facultés. Selon un récent sondage, 59% des personnes interrogées jugent que Donald Trump n'a pas les capacités mentales de diriger le pays et 55% qu'il n'a pas la santé physique nécessaire.

Raphaël Glucksmann se donne trois mois pour se décider pour 2027

Raphaël Glucksmann se donne encore du temps. Invité du JT de TF1, le leader de Place Publique souhaite se donner “trois mois”, pour décider s’il sera candidat à la présidentielle, temps qu’il consacrera à “sillonner le pays”, proposer un “nouveau contrat patriotique”, et “réunir” sa famille politique, a-t-il déclaré.

L’eurodéputé, parmi les mieux placés dans les intentions de vote à gauche, affirme avoir “l’intime conviction que notre espace social-démocrate est le seul qui peut vaincre l’extrême droite en 2027”. “Nous aurons une seule candidature parce que notre responsabilité est immense”, a ajouté Raphael Glucksmann.

Ce représentant de la social-démocratie publie un livre intitulé Nous avons encore envie où il propose notamment l’organisation d’une convention citoyenne sur l’immigration, ou l’instauration d’un service civique obligatoire. Il doit réunir ses soutiens lors d’un premier grand meeting le 13 juin en région parisienne.


Interview de Juan Branco

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