Le prix du carburant est repassé au-dessus des 2 euros

Après une accalmie au début de l’été, les automobilistes français voient de nouveau les prix des carburants grimper à la pompe. Depuis le 20 juillet 2026, la tendance est clairement orientée à la hausse, portée par un rebond des cours du pétrole et une demande soutenue en pleine période de départs en vacances.

Le gazole reste le carburant le plus touché. Il s’établit désormais autour de 2,13 €/l en moyenne nationale. Les essences suivent le même mouvement : le SP95-E10 dépasse les 2,02 €/l, tandis que le SP98 franchit la barre des 2,11 €/l. Même le superéthanol E85, traditionnellement beaucoup plus stable, enregistre une légère progression.

Les incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient continuent d'alimenter la volatilité des cours du Brent, tandis que la forte demande estivale, liée aux grands départs, exerce une pression supplémentaire sur les prix des carburants raffinés. À cela s'ajoutent des marges de raffinage toujours élevées, qui limitent les effets d'un éventuel recul du prix du baril sur les tarifs affichés en station-service.

Pour les prochaines semaines, les spécialistes anticipent davantage une phase de stabilisation qu'une nouvelle flambée. Sauf aggravation de la situation géopolitique ou nouvelle tension sur l'offre mondiale, les prix devraient évoluer dans une fourchette relativement étroite autour des niveaux actuels. En revanche, les variations quotidiennes de quelques centimes devraient rester fréquentes.

Téhéran cherche à renforcer les moyens de ses alliés houthis

Les rebelles houthis du Yémen, alliés de l’Iran, ont revendiqué des attaques contre “deux pétroliers saoudiens” en mer Rouge, deux jours après avoir annoncé un blocus maritime de l’Arabie saoudite. Dans un communiqué sur Telegram, le groupe pro-iranien a revendiqué “une opération militaire qualitative, ciblant deux pétroliers saoudiens ayant violé le blocus”.

Ces opérations de rebelles houthis en mer Rouge font craindre une escalade dans la région, à l’heure d’une vive reprise des hostilités entre Washington et Téhéran. Un engrenage aux effets économiques redoutés, l’Arabie saoudite étant le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Des révélations de l’agence de presse Reuters laissent entendre que le soutien iranien aux rebelles semble s’accélérer. Selon l’agence de presse, les autorités iraniennes ont envoyé plusieurs commandants des Gardiens de la Révolution, ainsi que des conseillers militaires au Yémen, en parallèle d’équipements pour des missiles et drones. Deux sources iraniennes, un analyste et le ministre de l’information du gouvernement yéménite confirment ces informations auprès de Reuters.

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D’après ces sources, entre 10 et 21 membres des Gardiens de la Révolution se sont rendus au Yémen. Leur déplacement visait à former des rebelles houthis sur certains missiles, et à les accompagner dans plusieurs de leurs actions, a précisé l’une des sources à Reuters.

Des informations également citées par le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio. Les Iraniens, a-t-il assuré, “ont décidé d’organiser des vols directs de Téhéran au Yémen, qui transportent des éléments des Gardiens de la Révolution”. Une analyse partagée par l’Institute for the Study of War qui suit au quotidien l’évolution des conflits en Ukraine et au Moyen-Orient.

Auprès des houthis, l’intervention iranienne ne s’est pas limitée à l’envoi de commandants et d’équipements. Selon Reuters, l’Iran a appelé les rebelles à préparer des blocages de la voie maritime de la mer Rouge, en cas de frappes visant des sites énergétiques iraniens. Trois sources, dont deux iraniennes, ont confirmé ces informations.

Les transports perturbés par les incendies en Gironde

Alors que les incendies menacent désormais les abords de la métropole de Bordeaux, les transports sont perturbés dans la zone, que ce soit sur les routes ou sur les rails. La SNCF a annoncé que le trafic ferroviaire était interrompu au sud de Bordeaux “jusqu'à nouvel ordre”.

“Tous les trains qui empruntent la ligne ferroviaire qui relie Bordeaux à Hendaye et Tarbes en passant par Dax, Bayonne ou encore Pau ont été supprimés jusqu'à nouvel ordre, indique la SNCF. Les lignes concernées sont Bordeaux-Arcachon, Bordeaux-Mont-de-Marsan et Bordeaux-Hendaye/Pau.”

Les TGV qui relient notamment Paris à Hendaye et Tarbes ont pour terminus Bordeaux. Les trains de nuit Intercités entre Paris et Tarbes ont eux aussi été supprimés dans les deux sens.

Du côté de la route, la préfète de Gironde met en garde sur des conditions de circulation difficiles dans les secteurs touchés par les incendies. Elle partage un site pour aider les automobilistes à circuler.

La préfecture a par ailleurs annoncé que l'A63 entre Bordeaux et l'Espagne était fermée sur 60 km, dans les deux sens de circulation. L'itinéraire conseillé passe par Toulouse puis Bayonne via les autoroutes A20 et A64. De manière générale, les autorités recommandent aux vacanciers de renoncer à tout séjour dans les Landes ou au nord du bassin d’Arcachon et d'éviter le secteur, pour laisser la priorité aux secours et aux pompiers.

Les plages du Débarquement et les châteaux cathares inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco

Les plages du Débarquement en Normandie ont été inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco. La candidature concernait les cinq plages du Débarquement connues sous leur nom de code Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword, mais aussi la Pointe du Hoc, lieu de combats décisifs, la batterie d’artillerie allemande de Longues-sur-Mer, et le port artificiel d’Arromanches-les-Bains, dit Port Mulberry, composé d’énormes caissons en béton fabriqués en Angleterre pour faciliter la logistique alliée.

Par ailleurs, les Forteresses royales du Languedoc, dans le sud de la France, plus connues sous leur ancien nom de “châteaux cathares”, ont été aussi inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco.

Souvent perchées en haut de pitons rocheux escarpés, ces huit forteresses, dont celle de Montségur en Ariège et celles de Peyrepertuse ou Quéribus dans l’Aude, ont été édifiées à l’issue de la croisade contre les Albigeois (1209-1229), lorsqu’une partie du Languedoc tombe dans le domaine royal. Certains de ces sites avaient servi auparavant de refuge aux Cathares accusés d’hérésie.


La revue de presse consacrée aux mégafeux en Gironde

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