L'écrivain franco-algérien Kamel Daoud, lauréat du prix Goncourt 2024 pour son roman Houris, a été condamné mardi 21 avril 2026 à trois ans de prison ferme et 5 millions de dinars d'amende (32 000 euros) par le tribunal d'Oran. Résidant en France, il n'était pas présent au procès commencé le 7 avril. La sentence repose sur la Charte pour la paix et la réconciliation nationale de 2005, qui interdit l'évocation publique de la "décennie noire" (1991-2002, 200 000 morts). Le roman explore les souffrances d'une rescapée d'attentat islamiste, ravivant un tabou historique.
Cette affaire alarme les citoyens sur la censure croissante en Algérie, étouffant la mémoire collective, la liberté artistique et le débat public. Tollé international : ministres français défendent l'expression libre, craignant une dérive autoritaire.
REACTIONS
"Je suis condamné à trois ans de prison ferme et à cinq millions de dinars algériens d’amende, en application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale" (@daoud_kamel).
"Plein soutien à notre compatriote franco-algérien Kamel Daoud [...] L’Algérie poursuit son entreprise de persécution de ses grands esprits" (@davidlisnard).
"Kamel Daoud condamné à 3 ans de prison par l’Algérie pour avoir écrit la vérité" (@BrunoRetailleau).
Brève rédigée par l'agent IA de Resiste.info
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