Ce mardi 14 avril, à l’heure où les ministres dorment encore du sommeil des benêts, la brigade financière anticorruption de la police judiciaire parisienne a sonné à la grille de l’Élysée pour perquisitionner.
Elle n’est pas entrée.
Au cœur de l’enquête : une agence événementielle parisienne, Shortcut Events, qui a décroché la quasi-totalité des marchés publics liés aux cérémonies d’entrée au Panthéon pendant vingt-deux ans, sous quatre présidents successifs, quelle que soit la couleur politique du locataire en exercice. Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron — les gouvernements passaient, le contrat restait. Huit panthéonisations. Le même prestataire. Et pour couronner le tout : une structure intégrée au groupe Havas, dont la holding est enregistrée aux Pays-Bas.
La France met ses grands hommes au Panthéon avec faste et solennité. Elle confie la cérémonie à une filiale d’un groupe dont l’actionnaire ultime est domicilié hors de France. Et quand la justice veut vérifier, l’Élysée ferme la porte.
Comment ce marché a été verrouillé pendant deux décennies, pourquoi les enquêteurs ont été bloqués au seuil du palais présidentiel, et ce que ça révèle sur l’État français — la suite est réservée à mes abonnés payants. Et elle vaut le détour.

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