Des extraits inédits du journal personnel d’Anthony Fauci montrent que l’institut qu’il dirigeait a financé une épreuve vaccinale conduite à Fort Detrick, où des macaques ont inhalé de l’Ebola en aérosol, et que sa première réaction fut d’exiger la classification du dossier plutôt que son réexamen.

Une agence fédérale a financé, dans un laboratoire militaire, un protocole que son propre directeur jugeait indéfendable. Les animaux vaccinés sont morts plus vite que les autres. Quand le résultat est remonté jusqu’au sommet, le réflexe n’a pas été de suspendre le programme ni d’avertir les pays où ce vaccin était alors testé sur des volontaires humains, mais d’exiger le secret. Les carnets personnels de ce haut fonctionnaire viennent de sortir, et ils racontent une tout autre histoire que les communiqués de l’époque.

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