Les festivités version Trump des 250 ans de l’indépendance américaine

Le 24 juin, lors d’un discours ouvrant les festivités organisées pour les 250 ans de la Déclaration d’indépendance américaine, signée le 4 juillet 1776, et prenant la parole sur la vaste esplanade qui relie le Congrès et l’obélisque du Washington Monument, en plein cœur de la capitale des États-Unis, Donald Trump scandait “l’Amérique est de retour”.

Depuis son retour à la Maison Blanche, le dirigeant populiste veille à apposer sa marque sur les célébrations organisées à travers les États-Unis, en particulier celles situées au cœur du pouvoir, à Washington.

Le chef d’État ne cache pas son intention de laisser son empreinte sur les festivités. “J’ai obtenu les Jeux olympiques et la Coupe du monde de la Fifa, et aussi les 250 ans”, s’est félicité Donald Trump en mai, lors d’une réception avec des élus. “J’aimerais m’attribuer le mérite des 250 ans, mais ça, je ne vais pas y arriver !”. Il aura néanmoins tout fait pour en être le personnage central.

Le président s’est d’ailleurs permis un parallèle, le soir du 24 juin à Washington. “Tout comme ces patriotes de 1776, au cours des 17 derniers mois, nous avons repris le pouvoir des mains d’une classe politique déconnectée”, a revendiqué le républicain, tandis que des membres de son administration saluaient son action.

La soirée de MMA organisée dans les jardins de la Maison-Blanche pour les 80 ans du président se veut le lancement du 250e anniversaire. Les festivités incluent une vaste foire jusqu’au 10 juillet sur le National Mall comptant plus de 150 expositions, censées mettre en lumière l’ensemble des Etats et territoires américains. Ce choix n’a pas été sans polémique car sept États n’y participeront pas.

Plusieurs d’entre eux ont avancé des contraintes financières pour justifier leur absence. D’autres, néanmoins, ont souligné leurs doutes quant aux connotations politiques de la foire. Nombre d'artistes, à leur tour, ont annulé leurs performances lors d'une série de concerts prévue pour les commémorations.

Le 4 juillet, fête nationale et jour officiel de l’anniversaire de la Déclaration d’indépendance, le président promet la tenue du “plus spectaculaire” de ses meetings dans la capitale. Habitué des superlatifs, le 47e président des États-Unis a annoncé dans la foulée “le plus grand feu d’artifice de l’histoire”.

Le locataire de la Maison Blanche, sans cesse en quête d’attention, prépare ce moment depuis son retour au pouvoir. L’organisation des célébrations a fait partie de ses premières mesures. Dix jours après son investiture, Donald Trump a lancé un groupe de travail dédié aux préparatifs de l’anniversaire, se plaçant personnellement à la tête de cette “task force”. Le dirigeant a également lancé en décembre Freedom 250, une initiative dédiée aux événements. L’organisme assure être non partisan, mais il concurrence directement America 250, un groupe lié à la Commission bipartisane du Congrès pour la tenue de cet anniversaire. Freedom 250 a d’ailleurs reçu une grande partie des fonds alloués aux commémorations.

La Maison Blanche et ses alliés voient aussi, dans ces festivités, l'occasion de relayer leurs convictions, quitte à instrumentaliser l'histoire américaine. Cette série d’événements offre aussi à Donald Trump une diversion après la guerre au Moyen-Orient, à l’heure où l’inflation américaine est au plus haut depuis trois ans et la popularité du milliardaire au plus bas depuis son investiture.

Le contexte de festivités, enfin, est propice aux ambitions trumpiennes de laisser une marque durable sur la ville de Washington, pour laquelle il ne manque pas de projets : rénovation du bassin devant le mémorial Lincoln, projet d’un arc de triomphe, promenade qui pourrait prendre son nom... Le président américain a même tiré un trait sur la tradition voulant qu’on ne représente pas de personnalité vivante sur les dollars, en demandant à ce que son visage apparaisse sur un billet de 250 dollars envisagé à l’occasion des célébrations.

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Les pistes de l’Assurance-maladie pour résorber son déficit

Comme tous les ans en début d'été, l'assurance-maladie a présenté ses pistes pour réduire le déficit en 2027 en formulant 40 propositions à l'adresse du gouvernement. Ces propositions permettraient d’économiser 4 milliards d’euros. Plusieurs concernent la prévention pour éviter qu’un Français sur deux ne souffre d’ici dix ans d’une maladie chronique ou encore la proposition de rendre le Nutri-Score obligatoire.

Pour lutter contre les maladies graves dues au tabac et responsables de 60 000 morts par an, l’Assurance-maladie souhaite interdire la vente de tabac aux personnes nées après 2009.

Parmi les autres pistes d'économies, l'Assurance-maladie suggère également de mieux contrôler les dépenses de médicaments. Il y a dix ans, il existait un seul médicament remboursé par la Sécurité sociale qui coûtait plus de 80 000 euros, contre 25 aujourd’hui. Pour les médicaments contre le cancer, très coûteux, des études sont réalisées pour aller vers une désescalade des prescriptions.

Une attention toute particulière est aussi portée sur les kinésithérapeutes entre lesquels existent de grandes disparités, certains kinés gagnant deux fois plus que d'autres, et certains, pour une même pathologie, faisant le double de séances.

Enfin, l'Assurance-maladie propose au gouvernement de renforcer la lutte contre la fraude, alors que plus de 700 millions d'euros ont été récupérés en 2025. Elle souhaite aussi lutter aussi contre l'envolée du nombre d'arrêts de travail. En sept ans, le nombre d'arrêts de travail dus à des accidents de vélo et de trottinette a doublé, l'Assurance-maladie propose donc de rendre obligatoire le port du casque.

Rapport défavorable sur l’enseignement français à l’étranger

“Nous sommes aujourd'hui en 2026 avec une subvention plus faible qu'en 2018”, résume la sénatrice écologiste Mathilde Ollivier, corapporteure d'un rapport parlementaire particulièrement critique sur l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE).

Ce document d'une cinquantaine de pages dresse un constat alarmant sur la gestion du réseau des lycées français à l’étranger, présents dans 138 pays et scolarisant près de 400 000 élèves. Les rapporteurs dénoncent un manque de moyens, un modèle qui favorise les plus aisés et des conditions de travail dégradées pour les enseignants.

Alors que le nombre d'élèves pourrait atteindre 700 000 à l'horizon 2030, la situation apparaît d'autant plus préoccupante que les moyens stagnent, voire diminuent.
Autre alerte, la hausse des frais de scolarité, parfois comprise entre 10 et 20%, qui risque d’exclure les familles les plus modestes.

Le rapport pointe également des difficultés de recrutement et de fidélisation des enseignants, insuffisamment valorisés selon les parlementaires. Face à ces constats, les sénateurs appellent à une refonte du pilotage de l’AEFE.

Une trentaine de recommandations sont formulées, parmi lesquelles la définition d’une stratégie claire entre missions de service public et d’influence, l’adaptation des moyens aux priorités géographiques, la suspension à court terme de l’objectif de doublement des effectifs d’ici 2030, et une meilleure répartition des personnels détachés.

Nouvelle édition du leasing social

Une nouvelle offre de véhicules électriques à loyer modéré (dit “leasing social”) sera lancée le 16 juillet, a annoncé le ministre de l’Économie Roland Lescure, saluant une “politique d’incitation qui fonctionne”.

“On va continuer la politique de leasing social. Ça permet d’avoir des véhicules entre 100 et 200 euros par mois”, et “des dizaines de milliers de foyers ont eu accès à un véhicule électrique alors qu’à l’achat, ils n’auraient sans doute pas pu se le permettre”, a-t-il déclaré.

Ce dispositif, déjà mis en place en 2024 et 2025, à hauteur de 50 000 voitures à chaque fois, avait compté largement dans la progression des voitures électriques en France, dont les ventes ont atteint 112 000 unités au premier trimestre 2026 (28% du des ventes de voitures) et 327 000 en 2025.

Le leasing social, combiné aux bonus à l’achat, a donné un coup d’accélérateur à l’électrification du parc automobile, la moyenne dans l’UE atteignant environ 19% des ventes sur les deux premiers mois de 2026.

Mi-avril, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé que le gouvernement allait aider à financer 50 000 véhicules électriques supplémentaires à loyer modéré pour les “gros rouleurs” touchés par l’envolée des prix des carburants dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.

Un essai clinique portant sur deux traitements contre Ebola a commencé en RDC

Un essai clinique portant sur deux traitements contre Bundibugyo, une souche rare du virus Ebola, a commencé en République démocratique du Congo (RDC), frappée par une épidémie qui s’étend, a annoncé l’Organisation mondiale de la santé (OMS). “L’essai clinique portant sur deux traitements a débuté avec le recrutement du premier patient”, a déclaré aux journalistes Tedros Adhanom Ghebreyesus, patron de l’agence.

Cet essai, baptisé “Partners”, doit permettre d’évaluer l’anticorps monoclonal MBP134 et l’antiviral remdesivir, lorsqu’ils sont administrés seuls ou en association. Cette étude est coordonnée par l’Institut national de recherche biomédicale de la RDC, avec le soutien d’une coalition de partenaires dont l’Organisation mondiale de la santé.

“Les patients qui participeront à l’essai bénéficieront de soins de soutien complets et d’un suivi étroit”, a souligné Tedros Adhanom Ghebreyesus. “Nous nous efforçons également de leur garantir l’accès à ces deux médicaments s’ils s’avèrent être sûrs et efficaces”, a-t-il ajouté.

L’OMS a par ailleurs accordé une autorisation d’utilisation d’urgence au premier test de diagnostic moléculaire du virus Bundibugyo, pour lequel il n’existe actuellement ni vaccin ni traitement. Dix laboratoires peuvent désormais dépister le virus et, selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, le suivi des contacts s’est améliorée.


La revue de presse du vendredi 3 juillet 2026

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