Les mesures du gouvernement pour apaiser la colère lycéenne et étudiante
Après cinq semaines de mobilisation, la jeunesse obtient de nouvelles réponses du gouvernement. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a reçu les organisations lycéennes puis étudiantes à Matignon pour présenter les conclusions de la consulation nationale lycéenne lancée au début du mois.
A l'issue de cette rencontre, le gouvernement a promis des réponses “aux attentes exprimées par les lycéens et les étudiants afin d'améliorer leurs conditions d'apprentissage”, selon le ministère de l'Education nationale.
La plateforme d’admission post-bac était largement décriée par les lycéens, jugée anxiogène, opaque et inégalitaire. L’exécutif prévoit donc de réformer Parcoursup en 2027, avant de remplacer la plateforme par un nouvel outil en 2028.
Par ailleurs, un débat sans vote sur “l’avenir du processus d’orientation” des lycéens se tiendra à l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement, selon le ministère des Relations avec le Parlement. Le gouvernement pourrait ainsi détailler la réforme envisagée pour la plateforme.
La création de places d'université faisait partie des revendications portées par la jeunesse. Selon une source proche du dossier, 15 000 places seront créées dans l'enseignement supérieur. Un chiffre toutefois largement inférieur aux 250 000 places réclamées par le syndicat Union étudiante.
L'exécutif prévoit également de plafonner à 28 le nombre d'élèves par classe en seconde. Une telle mesure suppose des recrutements de professeurs.
Le gouvernement veut aussi s’attaquer à la vétusté des établissements, dénoncée par des élèves et des professeurs en débloquant des fonds pour la rénovation des bâtiments scolaires.
L’Etat entend mettre à disposition, au cours des quatre prochaines années, 4 milliards d’euros de prêts à taux réduit à destination des collectivités locales souhaitant engager des travaux dans les collèges et les lycées. Un milliard d’euros supplémentaire sera par ailleurs progressivement débloqué au bénéfice d’une cinquantaine d’universités, jusqu’en 2031.
Le procès de trois policiers jugés pour la mort de Cédric Chouviat renvoyé au mois de juin 2027
Près de sept ans après la mort de Cédric Chouviat, trois policiers devaient être jugés devant le tribunal correctionnel de Paris. Au premier jour d’audience, la 10e chambre de ce tribunal a finalement décidé de renvoyer le procès à juin 2027, avec trois jours entiers d’audience programmés. Le contrôle judiciaire des prévenus, en vigueur depuis juillet 2020, a été maintenu.
“Le tribunal a considéré que pour juger de cette affaire, il nous fallait du temps, et que nous n’avions pas ce temps sur deux après-midi”, a expliqué le président. “Il a aussi considéré que les questions importantes posées sur l’incompétence ne peuvent pas être examinées sans examiner le fond de l’affaire”, a-t-il poursuivi. Un peu plus tôt, Arié Alimi, avocat des parties civiles, avait plaidé “l’incompétence” du tribunal correctionnel pour examiner ce dossier. Michaël P., Arnaud B. et Ludovic F., âgés aujourd’hui de 40, 35 et 30 ans, devaient comparaître pour homicide involontaire. Une quatrième policière a été placée sous le statut de témoin assisté.
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Pour Arié Alimi, les trois policiers impliqués dans la mort du chauffeur-livreur doivent être jugés, a minima, pour violences volontaires ayant entraîné la mort. L’homicide involontaire tel que retenu par les juges d’instruction est une “hérésie juridique”, a dénoncé l’avocat. Pour lui, seule une cour criminelle ou une cour d’assises a la compétence de se prononcer sur cette affaire.
Le tribunal n’a donc pas statué sur cette demande des parties civiles, considérant que la question ne pourra être tranchée que lors du procès renvoyé à juin en allongeant la durée des débats. Les avocats des deux parties avaient dénoncé, à l’unisson, un temps d’audience insuffisant. La défense avait ainsi demandé un renvoi pour cette raison.
Les proches de la victime se sont exprimés. “C’était déjà plus que long et anormal d’avoir attendu aussi longtemps”, a déclaré Doria Chouviat, épouse du chauffeur-livreur. Issa, le plus jeune fils de Cédric Chouviat, âgé de 10 ans, a déclaré devant les caméras qu’il avait, malgré tout, “encore foi en la justice”.
La Norvège est un “pays de chiottes”, déclare Donald Trump
La Norvège est un “pays de chiottes” et ses émigrants ne sont pas les bienvenus aux Etats-Unis, a déclaré Donald Trump. Le président américain a une nouvelle fois reproché au comité Nobel norvégien de ne pas lui avoir attribué le prix de la paix. “Franchement, la Norvège craint. En fait, la Norvège est devenue un pays de chiottes”, a lancé le président américain lors d’un meeting électoral dans l’Etat du Michigan.
Comme en 2025, Donald Trump, qui se targue d’avoir mis fin à huit guerres, s’est indigné de n’avoir pas reçu la prestigieuse récompense. Il a parlé d’une “tache indélébile” sur la Norvège, ajoutant que le prix Nobel de la paix était “discrédité à jamais”.
Ces déclarations ont été accueillies avec flegme en Norvège, pays membre de l’Otan. “Il sait très bien que le comité Nobel est indépendant” du pouvoir, a réagi le ministre des Affaires étrangères norvégien, Espen Barth Eide. “Trump a un style qui lui est propre. En ce moment, il est de surcroît au beau milieu d’une campagne électorale qui ne va peut-être pas si bien pour son parti et il dit beaucoup de choses, mais nous mettons l’accent sur nos longues relations avec les Etats-Unis”, a-t-il ajouté.
Une commission de l’ONU accuse Israël de commettre des crimes contre l’humanité
Une commission d’enquête internationale mandatée par l’ONU accuse Israël de commettre des crimes contre l’humanité contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée. Dans un nouveau rapport, cette commission “conclut que les autorités et les forces israéliennes ont commis en Cisjordanie des crimes contre l’humanité d’extermination, de torture, de viol et d’autres formes de violence sexuelle, ainsi que de persécution, fondés sur des motifs discriminatoires qui se recoupent, au cœur desquels figurent la nationalité, la race et l’appartenance ethnique”.
Israël a immédiatement rejeté les conclusions de ce rapport, par la voix de son ambassadeur à Genève. Il a ainsi dénoncé une “tentative de détruire l’Etat juif” et de “nier son droit fondamental à exister”. La représentation israélienne appelle la communauté internationale à exiger la “dissolution immédiate” de cette commission d’enquête.
Créée en 2021, cette commission indépendante avait conclu l’an dernier qu’Israël commettait un génocide à Gaza. Ces accusations sont rejetées par les autorités israéliennes, qui les considèrent comme “mensongères” et “antisémites”.
Dans son nouveau rapport, publié juste avant les élections législatives israéliennes, la commission souligne une forte dégradation de la situation en Cisjordanie depuis le 7 octobre 2023 : alors que six Palestiniens avaient été tués par des frappes aériennes entre 2008 et le 6 octobre 2023, 254 l’ont été entre le 7 octobre 2023 et le 30 septembre 2026. La commission estime que les autorités israéliennes ont cherché à “punir collectivement” la population civile de Cisjordanie en réaction aux attaques du Hamas.
Le profil psychiatrique du suspect de l’attentat dans les Yvelines “ne change rien” au mobile “raciste”
Le profil psychiatrique du suspect de l’attaque des Yvelines ne change rien au fait que son acte soit un “attentat terroriste, raciste”, a affirmé le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. “Ce qui s’est passé à Trappes, c’est très grave. C’est un attentat terroriste raciste”, a-t-il dénoncé. Kévin T., dont la garde à vue a été levée pour motif psychiatrique, “était mû par la haine, le racisme, et il a tué pour ça”.
La garde à vue de Kévin T., âgé de 39 ans, a été suspendue après un examen psychiatrique. Il a été conduit à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris où il est placé en observation pour une période pouvant durer 48 heures. “Celle-ci doit permettre d’apprécier si son état de santé psychiatrique est compatible” avec la poursuite de ses auditions, selon le Parquet national antiterroriste.
La famille de Pengo Bossio Wangi, tué à Trappes lors de l’attaque terroriste qui a aussi fait cinq blessés, s’est étonnée de la suspension de la garde à vue du suspect pour raisons psychiatriques. Car “en pratique” ces cas sont “très rares”, a plaidé son avocat, Yassine Bouzrou. Il a évoqué une “récurrence préoccupante : lorsque l’attentat émane de l’extrême droite, la question psychiatrique s’impose très vite, l’auteur serait forcément un déséquilibré”. Au contraire, a insisté le ministre, cette mesure de suspension “arrive assez souvent, y compris sur des actes de terrorisme islamiste”. Et “ça ne change rien à la gravité de l’acte, au fait que ce soit un attentat terroriste, raciste”, a-t-il insisté.


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