Les pays du Golfe cherchent à dialoguer avec le régime iranien

Le Koweït et Bahreïn ont essuyé des tirs iraniens, visant des infrastructures sur des bases américaines. Le Koweït a dénoncé cette attaque portée à sa souveraineté. Mais, dans le même temps, les pays du Golfe se démènent pour qu’un dialogue avec Téhéran soit possible.

Des discussions doivent se tenir sur la gestion du détroit d’Ormuz. Elles auront lieu au Qatar entre Américains et Iraniens. Comme les États-Unis, les monarchies du Golfe sont opposées aux frais de transit que souhaitent imposer les gardiens de la révolution ; elles vont essayer de bâtir une solution acceptable par le régime iranien.

Un sommet est aussi prévu à Riyad, capitale de l’Arabie saoudite, pour construire un dialogue entre les États arabes du Golfe, l’Iran et potentiellement d’autres pays voisins.

Même si le Qatar a pesé de tout son poids pour rapprocher les positions entre l’Iran et les États-Unis, le protocole de sortie du conflit signé il y a une dizaine de jours n’est pas de nature à les rassurer.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio était d’ailleurs la semaine dernière en tournée dans la région pour faire de la calinothérapie car les pétromonarchies ont pris acte du fait qu’elles ne peuvent plus totalement compter sur le bouclier américain pour se défendre.

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Avocats et magistrats mobilisés contre les conditions dégradées de travail et la réforme de la justice criminelle

Avocats, magistrats et plusieurs organisations de la société civile sont appelés à se mobiliser dans plusieurs villes de France pour dénoncer le manque de moyens de la justice et demander le retrait de la réforme de la justice criminelle portée par le garde des Sceaux Gérald Darmanin, qui doit être examinée par l'Assemblée nationale cette semaine.

Les conditions dégradées de travail et de traitement des procédures mettent les professionnels en danger. Le dire, ce n'est pas de l'indécence”, dénonce Ludovic Friat, président de l'Union syndicale des magistrats. La manifestation sert “simplement à dire à nos concitoyens : votre justice n'a actuellement pas les moyens d'assurer une protection suffisante”, explique-t-il.

Organisée initialement par le barreau de Paris, qui regroupe près de 35 000 avocats, la manifestation a été rejointe par les magistrats, qui réclament également une réponse politique aux défaillances judiciaires mises en lumière par l’affaire Lyhanna. Dans une lettre ouverte adressée à une substitut du procureur mise en cause dans cette affaire, la vice-procureure du tribunal d’Auch dénonce une collègue “jetée en pâture” alors qu’elle tentait de “vider un océan de plaintes et signalements à la petite cuillère”.

Les organisations mobilisées contestent enfin le contenu du projet de loi Sure, qui vise notamment à accélérer les procédures pénales, ainsi qu’un projet de loi sur la sécurité publique. “Le projet de loi Sure nous promet qu’on va devoir juger toujours plus vite, en laissant toujours moins de temps aux victimes pour s’exprimer lors des audiences”, alerte Justine Probst, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature. Elle estime que le projet de loi Sure (Sanction utile, rapide et effective) conduirait les policiers et les gendarmes “à traiter toujours plus d’infractions de faible importance, au détriment d’enquêtes de long cours que constituent les viols sur mineurs”.

Élections en Nouvelle-Calédonie

Les partis non indépendantistes ont gagné du terrain lors des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, sans cependant atteindre la majorité au Congrès du territoire. Au Congrès, la liste d’union Les Loyalistes-Le Rassemblement compte 24 des 54 sièges, contre 19 sous la précédente mandature, mais elle reste sous la majorité absolue de 28 sièges.

Les listes indépendantistes en totalisent 26, mais elles sont divisées en trois : le Front de libération nationale kanak et socialiste en réunit 16, l’UNI-Palika 7 et la Dynamique autochtone 3. Entre ces deux blocs, l’Éveil océanien, un parti créé en 2019 pour représenter les quelque 22 000 Wallisiens et Futuniens de l’archipel, se retrouve en position d’arbitre avec quatre élus.

Le scrutin se caractérise par l’effondrement des listes non indépendantistes modérées, parties divisées et dont aucune n’a atteint le seuil de 5% des inscrits nécessaire pour obtenir des sièges. Au détriment de l’union Les Loyalistes-Le Rassemblement, dans un climat polarisé depuis les émeutes de mai 2024.

Aucun camp ne disposant à lui seul d’une majorité, l’heure est désormais aux tractations pour former une coalition et désigner un président de l’institution.

Les étudiants non européens et non boursiers privés d’APL à partir du 1er juillet

Les étudiants non européens et non boursiers seront privés d’aides personnalisées au logement à compter du 1er juillet. La mesure, adoptée dans le cadre de la loi de finances pour 2026, a été validée en février par le Conseil constitutionnel.

La décision prévoit de “limiter l’accès au droit à une aide personnelle au logement pour les étudiants extra-communautaires à ceux remplissant les conditions pour être titulaires d’une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux”, précise le décret.

Les étudiants en apprentissage ou exerçant une activité professionnelle en parallèle de leurs études, à partir d’une heure par semaine selon le ministère du Logement, pourront en revanche conserver leur aide au logement. La mesure est dénoncée par les associations d’accès au logement et les organisations étudiantes, dont certaines dénoncent l’instauration d’une “préférence nationale”.

50 personnes arrêtées au cours de la Marche des fiertés d’Istanbul

La police turque a interpellé au moins 50 personnes, au cours de la Marche des fiertés d’Istanbul, en Turquie, où les manifestations ont été interdites par les autorités locales. Selon l’Union turque des journalistes, l’une des personnes interpellées est la journaliste Muberra Unsal.

Les manifestants défendant la cause LGBT, qui se sont rassemblés dans plusieurs quartiers de la ville, ont proclamé leur intention de poursuivre leurs manifestations. “La journée n’est pas terminée. En fait nous ne faisons que commencer. Nous ne renonçons pas. Nous continuerons à descendre dans la rue, où que nous soyons”, scandaient les manifestants. L’association du Barreau d’Istanbul a déployé une grande banderole sur son bâtiment avec l’inscription : “les droits LGBT sont des droits humains”.

L'homosexualité n'est pas illégale en Turquie, mais la communauté LGBT+ est souvent prise pour cible par le président Recep Tayyip Erdogan, qui l'accuse de la baisse de la natalité dans le pays. Depuis 2015, la Marche annuelle des Fiertés est presque systématiquement interdite.


Caniclown et cirque démocratique au programme de ce lundi

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