Les tensions s’accumulent entre les Etats-Unis et Israël
Dans un message sur son réseau Truth Social, Donald Trump a exhorté l’Iran et l’Etat hébreu à “immédiatement cesser de tirer”, après la reprise d’attaques directes entre les deux pays, pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois. La veille, le locataire de la Maison Blanche avait pourtant déjà insisté sans succès auprès de Benyamin Nétanyahou, comme il l’avait expliqué à Axios.
Cette séquence est le dernier épisode en date d’une montée des tensions entre les deux alliés historiques, engagés dans une guerre contre l’Iran depuis le 28 février. Ces derniers mois, Donald Trump ne cache plus ses désaccords avec le Premier ministre israélien.
Les médias américains ont même rapporté un échange tendu et injurieux entre les deux dirigeants le 1er juin. “Tu es complètement cinglé ?Qu’est-ce que tu es en train de foutre ? Je t’ai aidé à rester hors de prison”, a ainsi lancé le président américain au sujet de l’offensive israélienne au Liban, comme il l’a confirmé ensuite au New York Times.
La dispute a beau avoir été minimisée par Benyamin Nétanyahou deux jours plus tard, elle met en lumière les divergences stratégiques des deux dirigeants. Empêtré dans un conflit qui dure, Donald Trump cherche une porte de sortie à une guerre de plus en plus impopulaire au sein de l’opinion publique américaine. Son administration s’inquiète de vivre des élections de mi-mandat désastreuses en novembre.
D’autant que la pression politique monte. La Chambre des représentants américaine a adopté, le 3 juin, un texte ordonnant le retrait des troupes américaines dans la guerre contre l’Iran.
Les intérêts de Benyamin Nétanyahou sont bien différents. Alors que des élections législatives anticipées pourraient avoir lieu en septembre ou octobre en Israël, le Premier ministre a promis de mettre fin à la menace posée par le “régime des ayatollahs” en Iran et de désarmer le Hezbollah au Liban. Le centriste Yair Lapid, chef de l'opposition, l'a accusé de transformer Israël en "protectorat pur et simple" des Etats-Unis. Le Premier ministre est aussi en procès pour trois affaires de corruption. En cas de défaite, il ferait face immédiatement à la justice.
Notre publication est financée uniquement par ses lecteurs. Pour recevoir les prochains contenus du Monde Moderne, devenez abonné, gratuit ou payant.
Des milliers de manifestants en colère interpellent la justice
Quelques milliers de manifestants se sont rassemblés dans des dizaines de villes de France et devant le ministère de la Justice, à Paris, pour mettre en cause la justice dans l’affaire Lyhanna et le traitement des violences sexuelles. De nombreuses associations féministes et de protection de l’enfance, parmi lesquelles NousToutes, la Fondation des femmes, Face à l'inceste, le Collectif Féministe contre le viol, avaient appelé à des rassemblements en début de soirée devant les tribunaux de plus de 160 villes de France.
Dans la capitale, le rassemblement qui devait avoir lieu devant le ministère de la Justice place Vendôme a été interdit par la préfecture de police et déplacé dans l'île de la Cité pour “risque de trouble à l'ordre public”. Malgré l’interdiction, c'est pourtant bien place Vendôme qu'a eu lieu le plus gros rassemblement. Selon la préfecture de police, 1 700 personnes se sont rassemblées dans l’île de la Cité et 1 200 place Vendôme.
Plusieurs centaines de manifestants, des femmes pour la plupart, étaient rassemblés aux cris de “Darmanin démission” et “Justice pour les enfants” sous les fenêtres de la Chancellerie, protégée par plusieurs dizaines de membres des forces de l'ordre. Quelques militantes Femen se sont dénudées en criant “justice pour Lyhanna”.
“Qu'est-ce qu'il y a de plus dangereux, un gouvernement et une justice qui laissent des violeurs dans la nature ou une manifestation de pacifistes qui vont faire en sorte que le monde se remette à l'endroit ?”, a réagi l'animatrice de télévision Flavie Flament à Paris. “On n'a pas écouté la parole des victimes”, a dénoncé l'animatrice, qui accuse le chanteur Patrick Bruel de violences sexuelles, et “c'est par ces gens qui s'indignent que les choses changeront”.
Sébastien Lecornu réunit plusieurs ministres sur la protection de l’enfance
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a réuni cinq ministres (Intérieur, Justice, Santé, Education nationale et Egalité entre les femmes et les hommes) pour évoquer “de nouvelles mesures concrètes” en faveur de la protection de l’enfance, a fait savoir Matignon.
La proposition de loi intégrale qui vise à renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants sera transmise au Conseil d’Etat “dans les meilleurs délais afin d’accélérer son examen”, précise-t-on de même source, alors que le Premier ministre considère que l’affaire Lyhanna “traduit en réalité un véritable fait de société et un drame qui suscite l’effroi à travers tout le pays”.
Les ministres de la Justice et de l’Intérieur devront se présenter devant la commission des lois du Sénat sur la mort de Lyhanna, a annoncé la chambre haute. Les membres du gouvernement devront probablement s’expliquer sur les failles identifiées dans les services de l’Etat, alors que le suspect dans la mort de la collégienne avait fait l’objet de plusieurs signalements pour violences sexuelles.
Maître Arnaud Durand: Tous contre le shadowban
Friedrich Merz et Emmanuel Macron d’accord pour arrêter le programme Scaf
Friedrich Merz et Emmanuel Macron se sont entendus pour “ne plus poursuivre la construction d’un avion de combat commun”, a appris l’AFP auprès du gouvernement allemand. Depuis des mois, le projet d’avion de combat franco-germano-espagnol était en panne, sur fond de tensions germano-françaises et entre Airbus et Dassault. En février, le chancelier allemand, Friedrich Merz, avait déjà ouvertement douté de son avenir.
Cette fois, il semble définitivement enterré. “Le président français et le chancelier allemand sont arrivés au constat partagé que les entreprises ne parviennent pas à s’entendre sur la construction d’un avion de combat commun”, fait savoir le gouvernement allemand. “Ils reconnaissent cette réalité. Le chancelier fédéral Merz a donc suggéré au président Macron de ne plus poursuivre la construction d’un avion de combat commun”, ajoute-t-il.
Les deux dirigeants “ont chacun regretté l’impossibilité pour les industriels de s’entendre sur la continuation de ce projet. Les autorités allemandes ont estimé qu’il n’était pas possible de presser davantage les entreprises concernées. La France reste d’avis que la coopération franco-allemande est nécessaire à nos deux pays comme aux partenaires européens dans le domaine de la défense et de la sécurité”, réagit l’Elysée dans un communiqué.
Lancé en 2017 par Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel, rejoint par l’Espagne deux ans plus tard, le Scaf est un système qui comprend non seulement un avion mais aussi des drones reliés entre eux par un système de communication numérique innovant, “un cloud de combat”. Le gouvernement allemand précise que les ministères de la Défense français et allemand “doivent formuler un plan de travail commun et contemporain pour la coopération dans l’industrie de défense, concentré sur quelques projets réalistes et pertinents”, lors du Conseil des ministres franco-allemand en Allemagne en juin.
Les obsèques de Bernadette Chirac auront lieu vendredi à Paris
Les obsèques de Bernadette Chirac, veuve de l’ancien président Jacques Chirac, morte vendredi 5 juin à 93 ans, auront lieu vendredi 12 juin, a annoncé lundi sa fille Claude. La cérémonie sera organisée à 14h30 en la basilique Sainte-Clotilde à Paris dans le 7e arrondissement. Bernadette et Jacques Chirac s’étaient mariés dans la chapelle Sainte-Clotilde toute proche, où s’étaient également tenues les obsèques de la fille aînée du couple, Laurence, en 2016.
Un hommage sera également rendu à l’ancienne Première dame dimanche en Corrèze, où elle a été pendant plusieurs décennies conseillère générale, d’abord avec une cérémonie religieuse à 10 heures dans la ville de Corrèze puis un “moment amical et de souvenir” à 14 heures au domaine de Sédières, ouvert à “tous les Corréziens si chers à son cœur”, a ajouté Claude Chirac.
L’épouse du président de la République, Brigitte Macron, qui a succédé à Bernadette Chirac à la tête de la Fondation des Hôpitaux, sera présente aux obsèques, de même, notamment, que l’ancien président Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni, et de nombreux anciens compagnons de route politiques, personnalités et amis, au premier rang desquels Line Renaud. L’ancien président François Hollande a également annoncé à l’AFP qu’il serait présent.


.webp)

