Il aura fallu qu’un homme se donne la mort pour qu’une administration consente enfin à reconnaître ce qu’elle refusait depuis trois ans. L’histoire se passe de l’autre côté de la Manche, mais elle dit quelque chose de très précis sur la manière dont nos démocraties traitent ceux qu’elles ont sommés d’obéir. On leur avait promis la protection. On leur a opposé des barèmes, des seuils, des refus. Et la mécanique du déni a tenu bon, jusqu’à ce qu’une famille brisée force enfin la porte. Et cette situation est à mettre en regard avec la situation en France.

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