L’Italie veut suspendre l’Espagne de l’espace Schengen

La cheffe du gouvernement italien d’extrême droite Giorgia Meloni veut suspendre l’Espagne de l’espace Schengen, après que des centaines de migrants sont arrivés illégalement dans l’enclave espagnole de Ceuta en provenance du Maroc.

“Nous sommes en train de réunir les instances compétentes et, à l’issue de ces réunions, nous sommes prêts à agir, y compris par des mesures exceptionnelles, comme la suspension de l’accord de Schengen avec l’Espagne”, a écrit la Première ministre, en dénonçant les “images choquantes” de Ceuta. “L’Italie ne restera pas les bras croisés”, a-t-elle affirmé.

Le vice-Premier ministre et chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani s’était dit plus tôt “favorable à la fermeture de l’espace Schengen avec l’Espagne”. Matteo Salvini, également vice-Premier ministre italien et chef de la Ligue, a lui appelé à “suspendre Schengen” et “défendre les frontières” de l’Europe.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères espagnol, José Luis Albares, a dénoncé la “démagogie”, et a convoqué l’ambassadeur italien en signe de protestation. Le message du ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani “est inapproprié” de la part “d’un pays partenaire et ami dont nous attendons une solidarité européenne et non une démagogie partisane”, a-t-il déclaré sur le réseau social X.

Ceuta confrontée à l’arrivée de plus de 1 500 migrants en quelques jours

L’arrivée massive de personnes sur la côte de Ceuta par la digue de Tarajal met en évidence une nouvelle crise migratoire dans cette ville autonome espagnole. Il s’agit d’une répétition des scènes observées en mai 2021, lorsque des milliers de personnes avaient fait de même, submergeant les services d’urgence de la région.

Selon le président de Ceuta, Juan Jesus Vivas, le nombre d’arrivées a augmenté ces derniers jours. En moyenne, environ 300 personnes traversent depuis le Maroc à la nage ou à l’aide de dispositifs de flottaison. Il souligne également que le bilan des victimes de cette situation ne cesse de s’alourdir. Plus de 60 personnes ont déjà perdu la vie en mer.

La garde civile a été déployée le long de la frontière sud afin d’endiguer cet afflux de migrants. La délégation du gouvernement a déclaré que la gendarmerie marocaine coopérait. Cependant, des sources au sein de la garde civile de la ville affirment que cette aide est superficielle et ne parvient pas à endiguer la pression.

Face à cette situation, Juan Jesus Vivas a appelé le gouvernement à déclarer “l’état d’urgence national” et à prendre en charge la “gestion centralisée” de la pression migratoire, ainsi qu’à adopter des mesures visant à “faire face à la crise en mobilisant des ressources et à prendre en charge la charge financière que cela représente pour la ville”.

Le gouvernement a déjà répondu à la demande du président de Ceuta, écartant la possibilité d’une déclaration d’état d’urgence national. “La déclaration d’état d’urgence national relève de la réglementation de l’Etat en matière de protection civile, qui ne considère pas les flux migratoires comme un risque dans le cadre du Système national de protection civile et ne prévoit pas non plus de plans spécifiques”, ont déclaré des sources du ministère de l’Intérieur.

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L’UEFA menace de boycotter les Coupes du monde

Face à la volonté de la Fifa et de son président Gianni Infantino de créer une filiale commerciale ouverte à des investisseurs privés, les fédérations membres de l'UEFA ont annoncé qu'elles “ne participeront pas aux compétitions de la Fifa” si ces propositions voyaient le jour, “à moins que celles-ci ne soient abandonnées dans leur intégralité et que des garanties fermes ne soient données quant au fait que la Fifa n’ouvrira plus jamais sa gouvernance ou ses compétitions à la propriété privée”.

“Dès l’instant où des investisseurs extérieurs acquièrent des participations dans les compétitions de la Fifa, le football change à jamais”, poursuit l'UEFA. “À partir de ce moment-là, chaque décision concernant le calendrier international, chaque décision relative aux formats des compétitions et chaque décision façonnant l’avenir du football n’est plus guidée par ce qui sert au mieux le jeu, mais par ce qui sert au mieux les actionnaires. Ce modèle n’a pas sa place dans le football mondial. L’avenir du football ne peut être dicté par les attentes de ceux dont le premier devoir est de maximiser le rendement financier.”

L’instance mondiale a donné aux fédérations nationales de football jusqu’au 19 septembre pour se prononcer sur la proposition, qui doit obtenir une majorité pour être approuvée, promettant un versement de 20 millions d’euros supplémentaires à chaque nation qui y consentirait.

“Il est à la fois irresponsable et indéfendable qu’une proposition d’une telle importance pour le football ait été élaborée en secret et amenée au bord de l’adoption sans aucune consultation significative avec ceux à qui il incombe de veiller sur ce sport. Les fédérations nationales du monde entier se voient désormais confrontées à un ultimatum : accepter la mainmise irréversible sur les plus grandes compétitions de football ou en subir les conséquences. Il ne s’agit pas d’une décision démocratique, mais d’une gouvernance par l’intimidation, un acte de coercition indigne d’une institution chargée de la gestion du football mondial”, estime l’UEFA.

Plus tôt dans la journée, la World Leagues Association, qui regroupe 47 ligues professionnelles issues de cinq confédérations continentales différentes, avait déjà publié un communiqué dans lequel elle “demande à la Fifa de retirer son projet et réaffirme la nécessité d’un changement fondamental dans les processus décisionnels de la Fifa”.

Plainte de Rima Hassan contre le journaliste Jean Quatremer

La députée européenne de La France insoumise, Rima Hassan, a déposé une plainte au parquet de Paris contre le journaliste Jean Quatremer, pour harcèlement en ligne.

En cause, une série de messages postés par Jean Quatremer, depuis son profil sur le réseau social X, pendant un an. “Rima Hassan y a été mentionnée à 157 reprises en l’espace d’un an, faisant d’elle la quatrième personnalité la plus citée sur ce compte”, expose la plainte. Ainsi, entre le 1er juin 2025 et le 31 mai dernier, le journaliste “a fait usage ou relayé les appellations ‘Rima Hamas’ et ‘Lady Gaza’ respectivement à 18 et 9 reprises”. “L’ensemble de ces publications cumule plus d’un million cinq cent mille vues sur la plateforme”, est-il écrit dans la plainte, qui dénonce “un acharnement” et “une campagne de harcèlement en ligne à laquelle ont également participé de nombreux autres utilisateurs du réseau social X”.

À ces “désignations répétées” s’ajoutent plusieurs publications portant des accusations. La plainte fait ainsi référence à des messages datant de fin mai 2026 et qui ont fait beaucoup réagir, autour de l’image d’une œuvre attribuée à l’artiste italien Alexsandro Palombo, montrant Adolf Hitler en uniforme, coiffé d’un keffieh palestinien et portant un brassard rouge frappé du mot HATE. Jean Quatremer a relayé cette image sur ses réseaux sociaux, ce que Rima Hassan a dénoncé sur X. En réponse, le journaliste a qualifié l’eurodéputée de “passionnément antisémite”.

“Jean Quatremer nourrit de fausses accusations et des insultes à répétition dans une attitude ouvertement dénigrante”, est-il encore mentionné dans la plainte, qui rappelle que la Société des journalistes et du personnel du quotidien Libération, dont Jean Quatremer était le correspondant à Bruxelles, a réagi à plusieurs reprises à ses propos. “Nul, fût-il journaliste ou pourvu d’une large audience, ne saurait s’exonérer des conséquences pénales d’une participation à une campagne de harcèlement en ligne”, a réagi Vincent Brengarth, avocat de Rima Hassan.

Chargé de couvrir l’actualité des institutions européennes à Bruxelles depuis de nombreuses années, Jean Quatremer a annoncé son départ de Libération pour Marianne, en raison de ses prises de position publiques, notamment sur le conflit israélo-palestinien. “J’ai hâte de la retrouver au tribunal !”, a réagi le journaliste qui sera défendu par l’avocat Richard Malka.

Le patron de Telegram placé sur la liste des terroristes par la Russie

Le patron de Telegram, Pavel Dourov, a été placé sur une liste des autorités russes recensant les personnes désignées “terroristes” ou “extrémistes”, au lendemain de l’annonce par Moscou d’une procédure de recherche contre lui pour “complicité de terrorisme”.

Pavel Dourov apparaît désormais sur cette liste établie par les services de surveillance financiers russes, qui recense les personnes physiques et les organisations accusées de participer à des “activités extrémistes” ou “au terrorisme”. La Russie avait annoncé avoir lancé une procédure de recherche internationale à l’encontre de Pavel Dourov, l’accusant de “complicité de terrorisme” et affirmant que sa messagerie est utilisée par les services de sécurité ukrainiens à des fins de recrutement.

Né en Russie et détenteur de passeports français et émirati, Pavel Dourov est inculpé en France depuis 2024, Paris l’accusant de ne pas agir contre la diffusion de contenus criminels sur Telegram. En Russie, cette messagerie est l’une des plus populaires, utilisée aussi bien par des citoyens ordinaires que par les services publics, parmi lesquels le Kremlin, les principaux ministères et les forces de l’ordre.

Ces messageries sont accusées d’être utilisées par les services ukrainiens contre la sécurité du pays. Les autorités russes avaient déjà tenté de la bloquer en 2018, avant d’y renoncer. En février, Pavel Dourov avait accusé Moscou de restreindre l’accès à Telegram pour forcer ses citoyens à utiliser l’application MAX, contrôlée par l’Etat russe et conçue, selon lui, “pour la surveillance et la censure politique”.


Fauci, Gironde et Xenia Fedorova pour terminer cette semaine

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