Marine Le Pen annonce qu’elle se présente à la présidentielle
“Ce soir, je suis candidate à l'élection présidentielle et je ne changerai pas d'avis.” Quelques heures après sa condamantion en appel dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national, Marine Le Pen a annoncé qu'elle porterait les couleurs de son parti en 2027, sur le plateau du journal de 20 heures de TF1. Un choix rendu possible par la réduction de sa peine d'inéligibilité par la cour d'appel de Paris.
La cheffe de file historique du Rassemblement national a aussi annoncé son pourvoi en cassation. Un recours dont elle affirme qu'il “suspend les peines prononcées”, notamment celle d’un an de prison ferme, qui peut-être purgée avec un bracelet électronique. À de nombreuses reprises, Marine Le Pen avait jugé impossible de faire campagne avec une telle mesure de restriction. Elle considère que ce risque est levé : “Je ferai donc campagne, sans bracelet électronique”, a-t-elle affirmé sur TF1.
Si Marine Le Pen n’avait pas pu se présenter à l’élection présidentielle, le parti aurait désigné Jordan Bardella, président du RN. Elle affirme désormais qu’elle compte le nommer Premier ministre si elle l’emporte. “Ce binôme a une véritable solidité, il est très fort de ses convictions et de l’habitude que nous avons de travailler ensemble”, a loué la patronne des députés RN à propos de son dauphin, président du parti. “Nous allons très rapidement, Jordan et moi, démarrer cette campagne présidentielle.”
L’Assemblée nationale approuve la présomption d’usage légitime des armes pour les forces de l’ordre
Les députés ont approuvé une présomption de légitime défense pour un policier ou un gendarme qui ferait usage de son arme à feu. Soutenu par le gouvernement, adopté par les voix conjuguées de ses soutiens et de l’alliance RN-UDR, ce texte devra aller au Sénat. Lors d’une séance extrêmement tendue, les députés de gauche, dénonçant un potentiel “permis de tuer”, ont tenté d’empêcher le vote par un barrage d’amendements, contourné par le gouvernement via un article constitutionnel.
“Pas de justice, pas de paix”, ont crié dans l’hémicycle des représentants de collectifs de victimes de tirs policiers après le vote, l’un d’eux étant conduit en-dehors par des fonctionnaires de l’Assemblée.Pour Amnesty France, le vote est “un vote de la honte”. “Le gouvernement a fait passer cette loi en plein été, à un moment où l’attention est bien moins forte”, a dénoncé l’ONG. “L’Assemblée nationale vient de voter un permis de tuer pour les policiers et les gendarmes”, a de son côté réagi Clémence Guetté, la cheffe des députés de La France insoumise.
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Les Etats-Unis réinstaurent leurs sanctions sur le pétrole iranien
Les États-Unis ont réinstauré leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actions “totalement inacceptables” de Téhéran à Ormuz, selon un responsable américain à CNN.
La décision intervient au moment où plusieurs navires ont été attaqués dans le détroit. “Les agissements de l’Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des Etats-Unis et ne resteront pas impunis”, a commenté ce responsable sous le couvert de l’anonymat. Le ministère américain des Finances a publié un document interdisant les “nouvelles transactions” d’hydrocarbures iraniens à compter du jour même.
Par ailleurs, les États-Unis ont lancé des frappes puissantes contre l'Iran, en réponse à ces attaques de navires dans le détroit d'Ormuz. L'armée veut “infliger de lourdes pertes à l'Iran pour avoir ciblé et attaqué des navires commerciaux transportant des civils innocents dans une voie navigable internationale”, explique un message du Commandement central américain posté sur X. “L'agression dont a fait preuve l'Iran est injustifiée, dangereuse et constitue une violation flagrante du cessez-le-feu”, ajoute le Centcom.
L’administrateur du plus grand site dédié aux deepfakes pornographiques condamné à un an de prison
“Au début, c’était une compétition technique, pour voir si les gens appréciaient mon travail. J’aurais dû prendre conscience du mal que je pouvais faire.” Les mots de Cyrille Bourgeois n’ont pas convaincu le tribunal correctionnel de Paris. L’informaticien niçois de 47 ans a été condamné à deux ans de prison, dont un ferme, et 10 000 euros d’amende pour avoir administré le site CFake, un des plus vieux sites web dédiés à la publication de montages ou deepfakes pornographiques.
Sur la plateforme en ligne depuis 2007, les enquêteurs ont recensé plus de 300 000 images et 7 000 vidéos truquées, avec près de 50 nouvelles mises en ligne par jour. Sur les quelque 14 000 victimes identifiées dans le monde, près de 660 sont des femmes françaises, et treize d’entre elles se sont constituées partie civile. Elles sont comédiennes (Audrey Tautou, Laure Pester, Julie Gayet, Gwendolyn Gourvenec), femmes politiques (Brigitte Macron, Ségolène Royal, Christine Lagarde), journalistes ou animatrices (Anne-Sophie Lapix, Anne-Elisabeth Lemoine, Karine Le Marchand, Aurélie Casse, Julie Hamett, Mélissa Theuriau). Toutes ont vu leur préjudice moral reconnu et obtenu 5 000 euros au titre des dommages et intérêts.
Plus de 200 000 comptes d’utilisateurs ont été créés et 4 millions de visites ont été recensées chaque mois sur le site qui a attiré l’attention des autorités italiennes à l’automne 2025, après la découverte des images trafiquées de nombreuses femmes célèbres, dont la Première ministre Giorgia Meloni.
À la suite d’un signalement aux États-Unis, où était enregistré le nom de domaine, les autorités américaines ont alerté la justice française le 4 mai. Elles avaient obtenu un disque dur qui contenait les données du site et une adresse mail. Les enquêteurs l’ont utilisée pour remonter jusqu’au mis en cause, interpellé le 10 juin et placé en détention provisoire au centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis dans l’Essonne.
Au sommet de l’Otan, Trump vante son alchimie avec Erdogan
Lors du sommet de l’OTAN à Ankara en Turquie, Donald Trump a loué les qualités de son “ami” le président turc Recep Tayyip Erdogan, tout en réservant ses piques aux alliés européens. “J’ai été très déçu par l’Otan et, franchement, si le sommet n’avait pas eu lieu en Turquie, il est possible que je n’y serais pas allé”, a-t-il déclaré aux côtés du chef d’État turc.
En colère contre l’Europe, qu’il accuse depuis des semaines de l’avoir laissé tomber pendant la guerre en Iran, le président américain n’est toutefois pas allé cette fois au-delà des critiques qu’il lance depuis des semaines. Il a même trouvé un mot aimable pour la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni dont il a jugé, après une récente passe d’armes, qu’elle était “quelqu’un de bien, en fait”.
Le chef de l’Otan Mark Rutte a annoncé plusieurs contrats d’armement, dans l’espoir de convaincre Donald Trump du sérieux des Européens à renforcer leurs capacités de défense. Des pays membres de l’Otan et “des entreprises des deux côtés de l’Atlantique vont signer des contrats qui se chiffrent en milliards, littéralement des milliards de dollars”, a lancé le secrétaire général de l’Otan.
Le président Volodymyr Zelensky a réclamé que son pays, qui dispose désormais d’une des industries de défense les plus performantes d’Europe, rejoigne l’Alliance au plus vite pour la rendre plus forte. Plusieurs pays de l’Otan y sont favorables, mais les États-Unis s’y opposent.


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