Deux morts. Une épidémie qualifiée de “sans précédent” par le ministre britannique de la Santé lui-même. Des milliers d’étudiants sous antibiotiques, des files d’attente devant des centres de vaccination improvisés. Canterbury tient le haut de l’actualité depuis deux semaines — et pourtant, trois informations capitales se sont évaporées dans le bruit médiatique ambiant.
La première : l’agence sanitaire britannique a discrètement reconnu s’être trompée sur plusieurs de ses propres diagnostics. Des cas officiellement “confirmés” qui ne l’étaient pas. La deuxième : le Mirror a publié en pleine épidémie un article bouleversant sur une jeune fille morte d’une méningite B — en omettant de préciser qu’elle est décédée en février 2025, plus d’un an avant Canterbury, sans aucun lien avec le cluster du Club Chemistry. La troisième : à 400 kilomètres de Canterbury, un laboratoire de référence national britannique manipule depuis des années des souches vivantes de la bactérie exacte responsable de l’épidémie — et personne dans la presse n’a jugé utile de poser la question.
Quand les autorités comptent mal, que la presse recycle ses morts et que les labos gardent le silence, il reste une option : l’écrire.
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