Chers amis, à moins de 24 heures des rassemblements devant les tribunaux judiciaires de France ( je serai présent à Montpellier à 19H) pour exiger la protection totale de nos enfants et une justice implacable contre les pédocriminels, j’avais envie de vous faire partager un extrait de mon livre «Tu es né dans la tempête, Lettre à mon fils» paru il y a quelques mois et disponible ici ( 50 pages - 6,99€) https://buy.stripe.com/9B6eVcgqi2Y5eDgdsC7N60r


"Mon fils,
Tu vas naître dans un monde qui a la voix rauque, le souffle court et les yeux cernés. Un monde qui a perdu le goût des mots simples et qui s’est habitué à se dissoudre dans des écrans
et à geindre par onomatopées.
On te dira que tout est compliqué, que tout se décide ailleurs,
que la liberté est un luxe pour les jours ensoleillés auxquels nous n’avons plus droit.
On te dira de baisser la tête, de ne pas faire de vagues, de suivre la ligne et de ne rien dire. De rester discret.
Je t’écris pour te dire l’inverse.
Je t’écris parce que j’ai appris que la vérité coûte. Elle coûte des amis, et des carrières toutes tracées. Elle coûte des regards noirs et des portes qui se ferment. Mais elle paie en retour par ce qui n’a pas de prix : la dignité de se regarder dans la glace, et la promesse, un jour, et d’en tirer de la fierté.
Je viens d’un petit village du Gard. Là-bas, on juge un homme à la façon dont il serre une main, dont il tient une promesse, dont il revient aider après les vendanges. Dans nos contrées rurales, la parole fait homme et l’humanité envers autrui est un protocole simple et naturel.
Ce pays-là, la France, m’a donné une boussole, un cap et un amour indéfectible. Je l’ai perdu de vue en montant à Paris, en fréquentant ces lieux où l’on parle vulgairement du peuple avec
un mépris et une condescendance décomplexés.
Puis, un jour, les Gilets Jaunes ont dressé de grands feux et des cabanes de fortune sur les ronds-points et j’ai vu remonter à la surface une France que je croyais ensevelie: debout, digne,
en colère, mais vivante.
J’ai vu aussi le mépris dégouliner des médias et se déverser dans les rues, comme une pluie acide et corrosive.
J’ai vu un État réprimer son peuple. J’ai vu des pavés voler, des mains arrachées et des gens éborgnés. À Paris, ils ânonnaient des mots dans lesquels ils travestissaient le sens pour que la
force reste du “bon” côté. Et j’ai compris que ma place n’était pas dans les salons de cour, ni dans les médias de masse, mais au milieu de ceux qui n’ont que leur voix, leurs bras et leur bon sens pour se défendre et rester dignes.

Alors j’ai choisi ce métier impossible dans lequel il faut dire et redire, enquêter, déranger, oser des questions qu’on n’a plus le droit de poser. Et s’exposer aux pressions.
Pendant les années Covid, j’ai vu des familles se fendre comme du bois trop sec. On m’a raconté le soupçon et les conflits faire irruption dans les réveillons de Noël, j’ai vu des pass
sanitaires et vaccinaux faire de nous des numéros et des QR codes, et un chef de l’État considérer une partie de son peuple comme des sous-citoyens.

Alors oui, j’ai dit ce que je pensais, et j’ai persisté. Être libre, c’est s’exposer à la coercition et à la force illégitime d’un État qui
ne se fixe plus de limite. Car on ne gouverne jamais un pays contre son peuple.

Ce livre est un bout d’héritage. Les mots pour tenir quand ça tremble. La route pour ne pas te perdre quand tout se brouille. Tu vas naître dans la tempête, mais je te le promets : il y a toujours une éclaircie et un avenir pour ceux qui
marchent droit.
J’essaie chaque jour comme je le peux de l’améliorer et de le rendre vivable avec quelques autres compagnons pour que tu
puisses faire la douce expérience de la sérénité.
Et nous t’aiderons, toi et ta mère, du mieux que nous le pourrons, à la traverser, à la comprendre et à la faire tienne.

Voici le dernier virage, la dernière page avant la vie réelle.
Il fait nuit. Ta mère dort, le soleil est encore de l’autre côté du monde. Les photos de tes grands-parents veillent.
Tu respires, minuscule et gigantesque. Je pose ma main près de toi et je te laisse ceci — une promesse.
Quand la peur viendra, nous resterons.
Quand le mépris sifflera, nous nous redresserons.
Quand l’époque criera plus fort que la vérité,
nous continuerons à discuter.
Quand tu tomberas, nous te relèverons.
Et quand tu partiras, nous t’attendrons — pas
pour te retenir, pour t’encourager encore à
réaliser le destin que tu te choisiras.
Elle, lumière patiente qui réchauffe sans brûler.
Moi, veilleur têtu qui remet la table même après
l’orage.
Toi, joignant nos forces, plus loin que nous.
Tu naîtras mille fois : la première ce soir, les suivantes chaque fois que tu choisiras la tenue plutôt que la facilité, la vérité plutôt que la flagornerie, la main tendue plutôt que le poing fermé. Tu te tromperas. On réparera. Tu douteras. Très bien. On affinera. Tu pleureras. On recommencera et tu réussiras.

Il y aura des jours en proie au doute, des moments instables, et des regards qui jugent.
Il y aura des moments invisibles, des soirées où rien n’avance et des journées qui te paraîtront interminables.
Il y aura des gens qui riront de ce que tu aimes et qui applaudiront ce que tu refuses. Tiens la ligne et ne baisse jamais la tête.
Ton père."
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