Il faut arrêter de tourner autour du pot. Ce que certains appellent encore “mondialisme” n’est plus un simple projet de coopération entre nations; l’argument de vente de depart

,C’est devenu un système. Un système de contrôle, de dépendance, et, disons-le clairement, d’asservissement. Volontairement ou involontairement, selon l’avis de chacun.

Un néo-féodalisme (déguisé en Imagine de John Lennon)..

Mais en pire.

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Car contrairement au féodalisme d’hier, celui-ci n’a pas de visage clairement identifiable. Il ne se présente pas comme une domination brutale.

Il avance masqué, sous couvert de progrès, de normes, de rationalisation, de modernité. Et c’est précisément ce qui le rend plus dangereux.

Une stratégie d’usure, pas de choc

Le génie, ou la perversité, du système actuel, c’est qu’il ne contraint pas frontalement.

Il use.

Pas d’interdiction brutale. Pas de rupture visible. Juste une pression constante, multidirectionnelle, invisible pour beaucoup.

On n’interdit pas la voiture; on rend simplement la vie des automobilistes de plus en plus compliquée, coûteuse, culpabilisante, jusqu’à ce qu’ils abandonnent d’eux-mêmes.

On ne confisque pas la propriété. On multiplie les contraintes, les charges, les DPE, l’instabilité, on ne punit pas les squatteurs, ou pas assez vite, jusqu’à ce que posséder devienne un fardeau.

On ne détruit pas les agriculteurs. On les accable de normes, de dettes et de contradictions, de contrôles inopinés, jusqu’à ce qu’ils cèdent leurs terres.

On ne fait pas taire les dissidents. On les isole, on les discrédite, on les diffame, on les asphyxie financièrement, jusqu’à ce que les autres comprennent le message et s’autocensurent.

C’est une ingénierie sociale permanente. Une coercition déguisée en “nudge”.

Une mécanique d’épuisement.

Rendre dépendant pour mieux contrôler

Au cœur de ce système, il y a une logique simple : rendre dépendant.

Dépendant économiquement, par la précarisation et les aides conditionnées.
Dépendant administrativement, par la complexité des normes.
Dépendant technologiquement, par les outils de traçage et de contrôle.

Un individu autonome est imprévisible mais un individu dépendant est gérable.

Et c’est bien de gestion qu’il s’agit. Une gestion des populations comme des flux. Comme du bétail optimisé.

Obey de Shepard Fairey

La fin du citoyen, l’avènement de l’administré

Dans ce modèle, le citoyen disparaît peu à peu. Il est remplacé par un administré, un consommateur totalement administrable.

Un être encadré, suivi, normé, corrigé, uniformisé.
Un individu dont chaque comportement peut être incité, découragé, ou sanctionné.
Un individu dont la marge de manœuvre se réduit sans même qu’il s’en rende pleinement compte.

Et pendant ce temps, le débat public se vide de substance. Il se simplifie, se caricature, se transforme en petit théâtre. L’esprit critique recule, noyé dans les sophismes, les indignations de surface et les distractions permanentes. Un débat encadré par des éléments de langage pondus par McKinsey ou autre cabinet de conseils vendus à prix gonflés.

Le grand basculement

Ce qui est en train de se jouer n’est pas anodin. C’est un changement de modèle.

Un monde où l’autonomie est suspecte, où la propriété devient un risque, où entreprendre devient dissuasif, un monde où penser librement devient coûteux.

Un monde d’individus affaiblis, dépendants, interchangeables.

Un monde où chaque action non-incitée préalablement par le gouvernement devient un Everest quotidien à escalader.

(La Tour de Babel — Pieter Bruegel l’Ancien)

Souveraineté ou soumission

Face à cela, il faut avoir le courage de nommer les choses.

Le mondialisme, tel qu’il évolue aujourd’hui, n’est pas neutre. Il porte une vision du monde où le pouvoir se concentre et où les peuples s’effacent.

Une concentration certaine dans une centralisation de facto, mais dont la localisation est insaisissable.

À l’inverse, le souverainisme n’est pas un repli archaïque, comme on le caricature souvent par un dévoiement total de son essence. C’est une revendication de maîtrise. Une volonté de redonner aux individus et aux nations la capacité de décider, de produire, de penser par eux-mêmes.

Le souverainisme, en réalité, c’est le libre-arbitre, l’autonomie, la responsabilité.

C’est charité bien ordonnée, c’est l’amour de soi, la base pour l’amour de l’autre.

Ce n’est pas un débat technique. C’est un choix de société.

Un choix de civilisation.

La Liberté guidant le peuple , Delacroix

Voulons-nous conserver un régime de liberté ou passer en liberté conditionnelle, dans un régime d’autorisation et donc de soumission perpétuelle à un tiers, un tiers indéfinissable et déshumanisé de surcroît ?

Continuer à glisser, lentement mais sûrement, vers un système de contrôle progressif mais finissant par être total…

Ou réaffirmer que la liberté, la liberté chérie par nos aïeux, ça n’est pas négociable.

Béatrice

Joie, vie, liberté… ensemble. 🌹

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