Plus de 1 200 gardes à vue à la suite du réexamen de 70 000 plaintes pour atteintes sur mineur
Le réexamen en urgence des 70 000 dossiers de plaintes touchant des enfants, avec le 14 juillet comme date butoir, a déjà abouti au placement de 134 personnes en détention provisoire pour violences sexuelles. Et “on a 1 243 gardes à vue depuis une semaine qui concernent directement des atteintes sur des mineurs”, a détaillé le ministre de la Justice Gérald Darmanin sur TF1. “Il y a un avant et un après” Lyhanna, a-t-il promis.
Sur X, le Premier ministre Sébastien Lecornu a estimé que la mission avait démontré que “la chaîne de protection avait failli”, en raison d'une “succession d'erreurs, de négligences, d'inactions et de mauvaises décisions”. Il avait toutefois assuré ne pas vouloir “jeter l'opprobre” sur la gendarmerie et la justice “dans leur ensemble”.
Des premières sanctions ont été prononcées par le gouvernement contre une magistrate et deux gendarmes du Gers, aussitôt qu'ont été rendues publiques les conclusions d'un rapport déclenché par la mort de la jeune Lyhanna, qui fait état de nombreux dysfonctionnements.
Les suites disciplinaires de la mission d’inspection sur l’affaire Lyhanna
Les rapporteurs de la mission d'inspection déclenchée par la mort de la jeune Lyhanna ont pointé une série de dysfonctionnements des magistrats et enquêteurs dans le traitement d’une plainte pour viols sur mineure déposée en août 2025 contre Jérôme Barella.
Un rapport intermédiaire doit être rendu le 10 juillet et le rapport final, le 5 septembre. De premières suites disciplinaires ont toutefois été données à ces conclusions provisoires. S’agissant des gendarmes, le ministère de l’Intérieur a d’ores et déjà annoncé une mutation d’office du directeur d’enquête de la brigade de Lectoure et du commandant de compagnie de Condom dans le Gers. ll leur est notamment reproché de ne pas avoir priorisé cette plainte par “un manque de discernement avéré”.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a par ailleurs annoncé avoir demandé à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale, qui a co-rédigé, avec l’Inspection générale de la justice, le pré-rapport de la mission d’inspection, d’ouvrir une enquête de commandement “pour faire la lumière sur les responsabilités de chaque intervenant”.
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Il en va de même du côté de la justice. Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a annoncé avoir engagé “une procédure disciplinaire, une enquête administrative” visant à sanctionner les “défaillances graves” d’une substitute du parquet d’Auch, en charge des mineurs. “L’enquête n’a pas été suffisamment dirigée et pas du tout contrôlée” par le parquet et notamment par cette magistrate, pointe la mission d’inspection.
Dans l’attente du résultat de cette enquête, attendu “avant la fin de l’été” selon Gérald Darmanin, cette magistrate s’est par ailleurs vue retirer par le garde des Sceaux “son habilitation à mener des enquêtes et traiter des dossiers s’agissant des mineurs”, a ajouté l’entourage du ministre, évacuant la question de sa démission.
Contrairement à la mission d’inspection, cette enquête administrative est menée selon une procédure contradictoire, permettant à la personne mise en cause d’apporter ses éléments de réponse. Si les conclusions confirment des erreurs ou des fautes individuelles, Gérald Darmanin pourra alors saisir le Conseil supérieur de la magistrature.
Soupçons de fraude fiscale dans le groupe industriel Altrad
Une enquête préliminaire du parquet national financier pour fraude fiscale vise le groupe Altrad, spécialisé dans la production et la distribution de matériels pour le bâtiment.
L’enquête pénale, en cours depuis une plainte de l’administration fiscale mi-avril, est ouverte pour les infractions de fraude fiscale aggravée et blanchiment de fraude fiscale aggravée en bande organisée. Les perquisitions, qui ont mobilisé une cinquantaine d’enquêteurs, ont été conduites dans divers lieux en France, dont le siège de Montpellier.
Sollicité par l’AFP, le président du groupe, Mohed Altrad, n’a pas réagi dans l’immédiat. Son entreprise, spécialiste des services à l’industrie du BTP, a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires d’environ 6 milliards d’euros, et emploie 65 000 salariés. Mohed Altrad est par ailleurs patron du club de rugby de Montpellier.
En décembre 2022, Mohed Altrad avait été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Paris d’avoir noué un pacte de corruption avec l’ex-patron de la Fédération française de rugby, Bernard Laporte. Il avait écopé d’une peine de 18 mois d’emprisonnement avec sursis et 50 000 euros d’amende. Tous les deux doivent être rejugés en appel en septembre.
Les dégâts causés par la guerre au Liban sont estimés à plus d’un milliard de dollars
Ravagé depuis début mars par une nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, le Liban a subi beaucoup de dégradations. Avec plus de 11 000 bâtiments détruits dans le sud du pays, les dégâts sont estimés à 1,38 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros), selon le Programme des Nations unies pour le développement et du Conseil national de la recherche scientifique libanais.
L’évaluation s’appuie sur la comparaison d’images satellite haute résolution datant du 23 octobre 2025 et du 29 avril 2026. Cette étude a permis d’identifier les dégâts visibles liés au conflit, tels que l’effondrement de toitures, les déformations structurelles et l’accumulation de débris au niveau de l’empreinte des bâtiments.
Cette évaluation ne prend pas en compte les sous-sols, les structures souterraines, les routes, les ponts, les réseaux électriques, les réseaux d’eau et les télécommunications.
Le CIO approuve la nouvelle carte des JO 2030 dans les Alpes françaises
La carte des sites olympiques pour les JO 2030 des Alpes françaises a été validée par le Comité international olympique (CIO). Cette “série de mises à jour du plan directeur des sites”, qui a supprimé de la carte olympique Nice et Méribel, “a été approuvée” par la commission exécutive de l'instance réunie à Lausanne. Le pôle glace est donc bien transféré à Lyon, et Val d'Isère accueillera finalement une partie du ski alpin.
Il ne s’agit pas encore de la répartition détaillée des sports et des disciplines, qui “sera présentée ultérieurement, une fois que le programme olympique aura été finalisé et que les travaux techniques complémentaires auront été menés à bien”, précise l’organisation.
Mais pour l’essentiel, la répartition attendue depuis des mois est arrêtée, alors même qu’elle s’éloigne fortement du projet initial au moment de l’attribution en juillet 2024, qui prévoyait tous les sports de glace et la cérémonie de clôture à Nice, et regroupait le ski alpin dans les stations voisines de Courchevel et Méribel.
Le CIO n’a opposé aucune difficulté au rapatriement du pôle glace à Lyon, décidé après le refus du nouveau maire de Nice, Eric Ciotti, d’installer une patinoire provisoire dans le stade de football de la ville comme projeté par les organisateurs.
Val d’Isère, plus éloignée de Courchevel mais place forte du ski alpin français, va récupérer une partie des épreuves de ski alpin, et offre de son côté un site “de renommée internationale ainsi qu’une ambiance exceptionnelle pour les spectateurs, avec des épreuves organisées à proximité des lieux d’hébergement des athlètes”. Enfin, l’exécutif du CIO a sans surprise approuvé “le choix de Thialf, aux Pays-Bas, comme site proposé par le patinage de vitesse”. D’emblée, les organisateurs avaient averti qu’ils délocaliseraient l’épreuve, faute de vouloir construire un anneau de 400 mètres sur le territoire français.


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