Présentation du budget 2027 en Conseil des ministres

Le gouvernement présente son projet de loi de finances (PLF) et celui de la Sécurité sociale (PLFSS). Les textes seront ensuite examinés par le Parlement cet automne. Parmi les mesures annoncées : le gel des allocations familiales, une taxe sur les produits sucrés, la fin des “rentes” de soutien aux énergies renouvelables, le prolongement de la contribution différentielle sur les hauts revenus, une baisse du nombre de fonctionnaires, une taxe sur les fournisseurs de kérosène ou encore le fait de rendre payant l'inscription en BTS et en classe prépa aux étudiants non boursiers…

Le gouvernement entend ramener le déficit à 5% du PIB en 2027, notamment grâce à “la mise en œuvre de 43 milliards d'euros” de nouvelles “mesures de redressement”. S'y ajoutent “la montée en charge” de précédentes décisions visant à amener “l'ensemble des efforts” en 2027 à “54 milliards d'euros”, écrit le gouvernement.

Le gouvernement souhaite “diviser quasiment par deux” le déficit de la Sécurité sociale, selon le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou. L’exécutif entend notamment économiser 5,5 milliards d’euros en freinant la “progression mécanique” des dépenses de retraite, dont 4,1 milliards via une désindexation ou sous-indexation des pensions supérieures à 1 260 euros.

“Le réel nous rattrape”, a alerté le Premier ministre, en citant la remontée du coût de la dette de la France. Le pays emprunte actuellement à échéance 10 ans à 4,77%, à seulement quelques points de son record de 2008, au plus fort de la crise financière mondiale.

Atterrissage d’urgence d’un avion FlyDubai à destination de Tel-Aviv

Un avion à destination de Tel-Aviv a dû atterrir en urgence en Arabie saoudite, après un “incident” en plein vol, a annoncé la compagnie FlyDubai. Selon des médias israéliens et les premiers témoignages de passagers, une violente altercation a eu lieu entre les pilotes dans le cockpit. La piste “terroriste” est privilégiée, a fait savoir le gouvernement israélien.

Le vol FZ 1073 décolle de Dubaï tôt mercredi matin en direction de l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv. Il transporte près de 180 passagers, dont une majorité d’Israéliens. A 7h21, l’appareil perd brusquement de l’altitude, passant de près de 34 000 pieds à 17 000 pieds en moins d’une minute, d’après les données du site Flightradar. Il dévisse d’environ 4 000 mètres.

L’avion émet ensuite un signal de détresse général, suivi quelques minutes plus tard d’un signal de détournement. Il vole vers la Jordanie et franchit la frontière avant de rebrousser chemin vers l’Arabie saoudite. Dans le contexte tendu de la guerre au Moyen-Orient, l’armée israélienne fait rapidement décoller des avions de chasse par sécurité.

Vers 10 heures, la compagnie FlyDubai annonce que l’avion a atterri “sans encombre à l’aéroport de Tabuk”, en Arabie saoudite. Elle rapporte “un incident en cours de route”. Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et le ministre de la Défense Israël Katz ont tenu des consultations à ce sujet. La situation “est sous contrôle”, déclare par la suite le bureau du Premier ministre dans un communiqué.

Selon plusieurs médias israéliens, citant des passagers de l’avion, une bagarre a éclaté entre le pilote et le copilote de l’avion. D’après Haaretz, citant des témoignages de passagers, deux autres pilotes, qui se trouvaient dans l’avion en tant que passagers, ont pris les commandes de l’avion et l’ont fait atterrir.

Benyamin Nétanyahou a confirmé que l’un des pilotes avait tenté de faire s’écraser l’avion. Il a également rendu hommage aux “héros” qui sont intervenus pour maîtriser l’assaillant.

Des images sur les réseaux sociaux montrent des personnes couvertes de sang, présentées comme des passagers, notamment celles partagées par le journaliste israélien Amit Segal, qui travaille pour la chaîne Keshet 12.

Selon l’aéroport de Tabuk, où l’avion s’est posé, dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite, le pilote et le copilote sont blessés et ont été hospitalisés. Les passagers, eux, “sont sains et saufs”, a fait savoir la compagnie FlyDubai. “Toutes les mesures nécessaires sont en train d’être prises afin de permettre le retour des passagers israéliens en toute sécurité”, a assuré le gouvernement israélien.

Le Mossad, le Shin Bet, l’armée israélienne et le ministère des Transports participent tous à l’enquête consacrée à l’incident. Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a affirmé qu’un “terroriste” a cherché à faire s’écraser l’appareil “pour assassiner les 180 Israéliens qui se trouvaient à bord”. Pour Israël Katz, “le grave incident à bord du vol FlyDubai était une tentative d’attaque terroriste jihadiste”.

Un peu plus tôt mercredi, la chaîne de télévision israélienne Keshet 12 avait rapporté que les autorités enquêtaient aussi sur une possible tentative de suicide de l’un des pilotes qui aurait tenté de faire s’écraser l’avion, ce que l’autre pilote aurait empêché.

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90% des volumes de pétrole d’avant-guerre dans le détroit d’Ormuz

Alors que les prix à la pompe atteignent des records en France, paradoxalement, la situation s'améliore très nettement dans le détroit d'Ormuz. En effet, en septembre, les exportations de pétrole brut des pays du Golfe ont ainsi atteint plus de 80 % de leur niveau d'avant-guerre. Et même plus de 90%, si l'on exclut du calcul l'Iran qui n'exporte plus du tout de pétrole depuis le blocus américain de l'été.

C'est donc du jamais vu depuis le début du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis : les tankers circulent dans le détroit, la nuit, à bas bruit, le long des côtes omanaises, selon les constatations de plusieurs sociétés spécialisées dans le suivi des navires.

“Ce sont souvent des convois de plusieurs navires, environ quatre à six navires, qui passent en gros à la queue leu leu. Donc évidemment, ils éteignent leur signal lorsqu’ils arrivent vers l’entrée du détroit. On sait désormais que tout le personnel doit aussi éteindre tout type d’appareils électroniques, que ce soit ordinateur, téléphone mobile... pour éviter justement d’envoyer des signaux que pourraient capter les Iraniens”, décrypte ainsi Homayoun Falakshahi, responsable de l’analyse pétrolière chez Kpler.

Selon cette entreprise qui fournit des données en temps réel et des analyses sur les marchés mondiaux des matières premières, notamment le pétrole brut et les produits raffinés, six pétroliers en moyenne par jour franchissent le détroit sous bonne escorte.

Actuellement, ce sont plus de neuf millions et demi de barils transitent par Ormuz chaque jour, selon Kpler, et un peu moins d’après d’autres sites de suivi de navires. Ajoutez à cela environ quatre millions de barils via les oléoducs saoudiens et émiratis et vous arrivez à quelque treize millions de barils exportés par les pays du Golfe, soit plus de 90% des volumes d’avant-guerre.

Tout ce pétrole ne va pas en Europe, mais de l’autre côté de la planète : en Asie. Les précieux barils sont en effet vendus en priorité à la Chine, historiquement le principal client du pétrole produit par les pays du Golfe.

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La première organisation étudiante appelle à rejoindre le mouvement des lycéens

La Fage (Fédération des associations générales étudiantes), première organisation étudiante, appelle à rejoindre le mouvement des lycéens et des étudiants, et soutient “toutes les formes de mobilisation”. “La colère est tout à fait légitime, affirme le mouvement étudiant, ces mobilisations ont du sens.” La Fage “revendique des conditions dignes d'apprentissage”.

Les différentes fédérations locales affiliées à la Fage se mobiliseront donc, pour “des financements à la hauteur pour les lycées comme pour les universités”. L’Union étudiante et l’Union syndicale lycéenne ont appelé de manière commune à la poursuite du mouvement débuté la semaine dernière, avec des blocages et des manifestations partout en France mardi 6 octobre prochain.

Le mouvement a gagné l’enseignement supérieur. Les universités de Clermont-Ferrand, Poitiers, Toulouse 2 et Toulouse 3, Pont de Bois à Villeneuve-d’Ascq, Lyon 2 et Sciences Po Lyon ont été bloquées, selon l’Union étudiante.

Venue en France du président argentin Javier Milei

Javier Milei est arrivé en France et mobilise déjà contre lui, avec un rassemblement prévu dans la soirée devant l’ambassade d’Argentine à Paris. Le président argentin est à Paris jusqu’à la fin de la semaine pour présider l’Argentina Week, un forum destiné notamment à attirer les investisseurs européens.

Il rencontrera Emmanuel Macron à l’Élysée et recevra un prix du Paris Economic Forum. Mais cette visite fait grincer des dents, chez certains Argentins comme chez les militants des droits de l’homme, les défenseurs de l’environnement ou certains syndicats qui protestent contre sa politique. Les manifestants dénoncent le démantèlement de l’État argentin, le recours croissant aux technologies de surveillance dans le pays, le recul de la liberté de la presse, sa politique environnementale, mais aussi la pauvreté et la baisse du pouvoir d’achat des Argentins.

Pour autant, le bilan de Javier Milei n’est pas aussi mauvais que ses détracteurs le laissent entendre. L’exemple le plus flagrant est l’inflation : elle dépassait les 200% en rythme annuel lorsqu’il est arrivé au pouvoir, fin 2023, contre environ 30% aujourd’hui. Pour y parvenir, Javier Milei a licencié des milliers de fonctionnaires, réduit fortement les dépenses publiques, privatisé ou engagé la privatisation de pans de l’économie et divisé par deux le nombre de ministères. Son gouvernement a également restreint le rôle de la Banque centrale.

Pour mener à bien ses réformes, le président argentin a également pu compter sur le soutien de Donald Trump et des États-Unis. Et politiquement, cela a fonctionné dans les urnes : malgré les conséquences sociales de sa politique, son parti a remporté les élections législatives de 2025.

Malgré tout, sa politique d’austérité a éprouvé l’industrie, l’emploi et la consommation, tandis que la pauvreté est repartie à la hausse au premier semestre 2026, pour atteindre 32,3% de la population. Le président argentin a donc aujourd’hui besoin d’attirer des investisseurs. C’est précisément l’objectif de cette Argentina Week, présentée comme une vitrine de la nouvelle Argentine auprès des entreprises européennes.

Un défi qui n’est pas simple, car Javier Milei est aussi victime de ses outrances. Il y a ce qu’il fait, comme le fameux coup de la tronçonneuse, mais aussi ce qu’il dit. La semaine dernière encore, il s’en est pris violemment à l’ONU, qualifiée “d’’organisation inutile qui ne sert à nourrir qu’une caste de parasites”.

Les rafles menées en 1943 à Marseille reconnues comme crime contre l’humanité

C'était une reconnaissance réclamée de longue date par des survivants et leurs descendants. La justice française a qualifié de “crime contre l'humanité” les rafles menées à Marseille dans le quartier du Vieux-Port et dans le quartier Saint-Jean, en janvier 1943.

L’enquête judiciaire ouverte en 2019 n’a toutefois pas permis d’identifier des responsables encore vivants impliqués dans ces opérations, a expliqué le procureur national antiterroriste, Olivier Christen, venu présenter les conclusions des investigations à Marseille. Mais l’infraction de “crime contre l’humanité” est bien caractérisée, tant pour les rafles que pour le pillage et la destruction par dynamitage de 1 500 immeubles.

Les investigations de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité ont été lancées en 2019, après une plainte d’un avocat marseillais, Pascal Luongo.

Ces rafles ont été menées du 22 au 24 janvier 1943, sur décision des nazis, avec la collaboration active du régime de Vichy, dans plusieurs secteurs du cœur historique de la ville. Ces quartiers ont ensuite été dynamités. Au total, 20 000 personnes ont été touchées, plusieurs milliers internées temporairement à Fréjus et 1 600 déportées.

Les faits sont “relativement inconnus de nos concitoyens alors qu’on est face à une rafle d’une ampleur absolument colossale”, a ajouté Olivier Christen. Les exactions dans des secteurs peuplés d’une population pauvre et immigrée “visaient les habitants d’un quartier parce qu’ils étaient considérés comme des sous-habitants, des sous-populations”, a-t-il ajouté.

Les investigations réalisées ont permis l’identification de 12 000 membres des forces de police et de gendarmerie françaises, mobilisées pour mener la rafle de janvier 1943, et de 150 membres d’unités collaborationnistes localisées, à la date des faits, dans les environs, a exposé le procureur national antiterroriste. “Tous sont aujourd’hui décédés ou pour les personnes encore vivantes, il n’a pas été possible d’établir leur implication précise dans les faits objets de cette enquête”, a précisé Olivier Christen. Par conséquent, la procédure est classée sans suite, “en l’absence de responsables pénalement poursuivables identifiés”.


France faillite, budget, lycées et BHL toujours…

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