Présidentielle au Brésil : le conservateur Flavio Bolsonaro devance Lula au premier tour

Le sénateur conservateur Flavio Bolsonaro est arrivé en tête du premier tour de la présidentielle au Brésil, devant le président sortant de gauche Lula, qu’il affrontera au second tour le 25 octobre.

Après dépouillement des urnes, le fils de l’ex-chef de l’Etat d’extrême droite Jair Bolsonaro, âgé de 45 ans, obtient plus de 47% des suffrages, contre près de 45% pour Lula, 80 ans.

Le président sortant a admis que ce résultat était “inattendu”, mais s’est dit confiant. “Le match va commencer. Nous sommes dans les prolongations, et c’est là que nous allons convaincre le peuple brésilien”, a-t-il affirmé, lors d’un discours à Sao Paulo peu après la fin du dépouillement.

De son côté, Flavio Bolsonaro s’est dit “très satisfait” du résultat et confiant dans une victoire, lors d’un discours à Brasilia. Il a remercié ses électeurs de lui avoir donné “un vote de confiance pour le changement”, jugeant que “le Brésil n’en peut plus”.

Si le bolsonarisme l'emporte au Brésil, l'Amérique latine confirmera son virage vers la droite et l'extrême droite. L'Argentine avec Javier Milei, le Chili avec José Antonio Kast, la Colombie avec Abelardo de la Espriella... Les mouvements ultraconservateurs et d'extrême droite ont gagné un vaste terrain dans la région, sous l'œil satisfait de Donald Trump.

Le spectre de tentatives d’ingérences américaines est d’ailleurs devenu un sujet clé de la campagne. L’administration Trump dément tout projet d’interférence dans le scrutin. Les autorités brésiliennes ont toutefois refusé la venue de responsables américains cet été, craignant une mise en cause du système électoral au Brésil, pourtant largement reconnu.

Au-delà des peurs d’ingérence, du coût de la vie et des questions de sécurité, une série de scandales est venue rythmer la campagne. Courant septembre, électeurs et médias brésiliens ont appris qu’une enquête pour corruption visait Flavio Bolsonaro, en lien avec le “financement de la production” de Dark Horse, film biographique sur son père. Le sénateur a convenu au printemps avoir demandé et reçu plusieurs millions d’euros du banquier Daniel Vorcaro pour ce biopic, dans le cadre d’un “financement privé”. Or, cet homme d’affaires arrêté l’an dernier est au cœur d’un immense scandale financier.

L’affaire impliquant Daniel Vorcaro, dans son ampleur, touche également la Cour suprême. L’un de ses juges, André Mendonça, a rendu publiques des révélations sur des messages de Daniel Vorcaro à un numéro attribué à Alexandre de Moraes, autre juge de l’institution. Dans ces échanges, le banquier demande de l’aide au magistrat, visiblement au sujet de l’enquête le visant. Alexandre de Moraes, qui a été rapporteur du procès de Jair Bolsonaro, est la bête noire du camp bolsonariste.

En pleine crise de la Cour suprême, les élections sénatoriales seront aussi suivies de près. Au Brésil, les sénateurs ont en effet le pouvoir d'approuver la nomination de ses juges.

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Sébastien Lecornu demande des décisions avant la fin du mois pour répondre au mouvement lycéen

Le Premier ministre Sébastien Lecornu, a adressé à ses ministres une feuille de route de “cinq chantiers” et demande “des décisions avant la fin du mois” face au mouvement de blocage des lycées. Il demande également que les cours reprennent “partout” où les conditions de sécurité le permettent.

Le chef du gouvernement demande notamment le lancement dans chaque académie dès cette semaine d'un “traitement prioritaire du remplacement des absences longues et des postes non pourvus”, avec un premier bilan attendu le 16 octobre.

Il convoque également mardi une réunion avec les présidents de région sur la rénovation des établissements scolaires et réclame à ses ministres de premières propositions d'améliorations de Parcoursup d'ici à la fin octobre.

Cours suspendus dans 400 à 500 lycées

Les cours sont “totalement ou partiellement” suspendus dans “400 à 500” lycées sur les 3 700 que compte le pays, a affirmé Edouard Geffray, ministre de l’Education nationale. Plus d’un tiers des lycées franciliens seront notamment fermés, soit plus de 160 établissements, a précisé quelques heures plus tard la présidente Les Républicains de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

Les fermetures interviennent lorsque “les conditions de sécurité ne sont pas remplies”, soit pour des raisons matérielles, soit parce que des membres du personnel “ont été directement visés”, a expliqué Edouard Geffray sur France 2 et France Inter, dans un contexte de durcissement du mouvement lycéen. Le ministre de l’Education nationale a par ailleurs a dénoncé l’infiltration du mouvement lycéen par “des militants notamment d’ultragauche”. Il a déploré “78 personnels” de l’éducation nationale blessés “depuis le début des événements”.

Commencé le 17 septembre dans la région parisienne, le mouvement de protestation et de blocus des lycéens s’est progressivement étendu à tout le territoire et s’est enflammé dans de nombreuses villes de France. La journée de vendredi a été marquée par des tensions et plus de 1 700 interpellations, pour 5 000 au total depuis lundi dernier. Les organisateurs appellent à la poursuite de la mobilisation faute de “mesures concrètes”.

Manuel Bompard évoque une “responsabilité de pourrissement” du gouvernement. “Il y a une responsabilité de pourrissement, d'escalade, qui a été la stratégie du gouvernement et qui, malheureusement, s'est traduit par des scènes de tensions”, estime le député et coordinateur de La France insoumise.

Laurent Nuñez réfute toute action “disproportionnée” des policiers. Policiers et gendarmes “interviennent avec fermeté et sans délai pour faire cesser les dégradations, violences, exactions commises par les fauteurs de troubles et ce avec proportionnalité sous le contrôle de leur hiérarchie et le cas échéant de la Justice”, a affirmé le ministre de l’Intérieur sur X, répondant au syndicat de la magistrature qui a appelé à cesser “de réprimer la jeunesse pour la faire taire”.

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Christa Pike, condamnée à mort qui a survécu à deux injections létales, est dans un état critique

“Nous ne connaissons pas encore vraiment son pronostic vital et nous pourrions ne pas le connaître pendant plusieurs jours.” Christa Pike, condamnée à mort qui a survécu à deux injections létales dans le Tennessee, se trouvait toujours dans un état critique et sous assistance respiratoire, a affirmé sur CNN un de ses avocats, Stephen Ferrell.

Il a précisé ne pas avoir pu rendre visite à sa cliente, âgée de 50 ans, à l'hôpital où les médecins tentent toujours de retirer de son organisme les deux doses de pentobarbital, un puissant barbiturique, qui lui ont été administrées. Stephen Ferrell a de nouveau appelé le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, à commuer la peine de la condamnée, estimant qu'elle a subi du fait de cette exécution ratée “une grave torture mentale et physique”.

Le gouverneur, qui a ordonné la suspension des exécutions dans l’Etat et une enquête indépendante sur les événements, a annoncé avoir accepté la démission du chel de l’administration pénitentiaire du Tennessee. Celle-ci a affirmé avoir suivi à la lettre le protocole adopté depuis la reprise des exécutions dans l’Etat en mai 2025, après un moratoire de trois ans en raison de défaillances dans la vérification de la solution mortelle administrée à un condamné à mort.

Christa Pike devait être la première femme mise à mort depuis plus de deux cents ans au Tennessee. L’exécution ratée a relancé les interrogations sur l’application de la peine capitale aux Etats-Unis.

Raphaël Glucksmann rejette la main tendue par Gabriel Attal

Les soutiens de Raphaël Glucksmann ont fermé la porte à la proposition de Gabriel Attal de former une “grande coalition” en vue de l’élection présidentielle. Dans un entretien au Parisien, le candidat Renaissance a plaidé pour une alliance visant à rassembler les électeurs “de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine”, afin d'éviter un duel entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon au second tour.

“Les Français attendent une rupture totale avec les dix dernières années, nous la mènerons avec nos camarades écologistes et communistes”, a répondu le patron des députés PS, Boris Vallaud, sur X. “Même pas en rêve”, a renchéri le sénateur écologiste Yannick Jadot sur le même réseau social, lui aussi soutien du candidat Place publique.


Manifs, censure et élections au programme de ce lundi

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