Saint-Pétersbourg visée par des drones ukrainiens


Plusieurs drones ukrainiens ont atteint la deuxième ville de Russie. Selon le gouverneur Alexander Beglov, plusieurs infrastructures ont été endommagées, sans faire de victimes. Le président Volodymyr Zelensky a confirmé sur Telegram que l’armée ukrainienne avait notamment touché le terminal pétrolier de Saint-Pétersbourg, une installation « utilisée à des fins militaires », située à environ 1 100 km de la frontière ukrainienne. Des objectifs militaires ont également été visés sur la base navale de Kronstadt. Ces frappes interviennent alors qu’un important forum économique international s’ouvre dans la ville, accueillant des milliers de représentants de plus de 130 pays.

Donald Trump reproche à Benyamin Nétanyahou de mettre en péril les négociations avec l’Iran

Le site américain Axios a rapporté une conversation téléphonique houleuse entre le président des Etats-Unis et le Premier ministre israélien. Citant un officiel américain, le média affirme que Donald Trump s'est emporté en constatant que Benyamin Nétanyahou souhaitait bombarder Beyrouth, la capitale libanaise, dans le cadre de l’offensive de l’armée israélienne contre le Hezbollah : “T'es complètement cinglé”, lui a lancé le locataire de la Maison Blanche.

Alors que l'Iran exige que tout accord avec les Etats-Unis inclue un cessez-le-feu sur le front libanais, Israël y a intensifié ses opérations militaires contre le Hezbollah. Outre des frappes aériennes quotidiennes, principalement dans le sud du Liban, l'armée israélienne mène chez son voisin une incursion militaire profonde. Autant d'opérations qui contrarient les tentatives de discussions entre Téhéran, allié du Hezbollah libanais, et Washington.

Au cours de cet échange, Donald Trump a par ailleurs fait référence au soutien qu’il a apporté à Benyamin Nétanyahou, alors que ce dernier faisait face à la justice pour plusieurs affaires de corruption. “Sans moi, tu serais en prison. Je te sauve la mise”, a déclaré le président américain lors de cet échange tendu.

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Ce que contient le projet de loi d’urgence agricole

Le projet de loi d’urgence agricole prévoit une labellisation par les autorités de “projets d’avenir agricole”. Ces projets devront “renforcer la souveraineté alimentaire” française dans les filières où “l’autoapprovisionnement” est insuffisant. Ils bénéficieront d’un accompagnement, notamment financier.

Un autre article utilise le levier des cantines publiques. Le texte initial leur imposait de se fournir dans l’Union européenne, sauf si l’offre fait défaut. Un amendement LFI, soutenu par le RN, a été adopté pour limiter les achats aux produits du “territoire français”. Une disposition contraire au droit européen, selon l’exécutif.

Un volet central concernant l’eau a concentré les inquiétudes des associations environnementales. Il vise à faciliter la construction d’ouvrages de stockage d’eau appelés “bassines” et supprime l’obligation de tenir des réunions publiques pour leur autorisation environnementale, renforçant les pouvoirs du préfet en la matière.

Un autre article prévoit l’allègement des compensations écologiques lorsque des aménagements agricoles sont développées sur des zones humides déjà altérées. Les zones humides sont, jusqu’ici, protégées, car elles servent de régulateurs de l’eau en cas d’inondation ou de sécheresse et servent par ailleurs de refuges pour la biodiversité.

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Contre la concurrence déloyale, le gouvernement entendait renforcer la possibilité d’interdire l’importation de denrées comportant des résidus de pesticides interdits dans l’UE. Mais un amendement LFI soutenu par le RN a élargi l’interdiction à toutes denrées produites avec des pesticides interdits en France. Une disposition contraire au droit européen, selon le gouvernement.

Un autre article permet la création par le préfet d’une zone tampon inconstructible en bordure de parcelles agricoles, pour limiter l’exposition aux pesticides des riverains des champs cultivés. L’objectif étant que cette contrainte ne soit plus à la charge des agriculteurs qui ne rogneraient pas sur leur parcelle.

Le texte autorise le gouvernement à légiférer par ordonnance pour créer un régime spécial d’autorisation environnementale pour les bâtiments d’élevage, afin d’alléger les contraintes administratives actuelles lors de travaux de construction, d’agrandissement ou de modernisation.

Tirant partie du déclassement par l’UE du loup, qui ne fait plus l’objet d’une protection “stricte” mais dite “simple”, le texte entend protéger les élevages contre le loup. Il supprime l’autorisation préalable requise pour effectuer des tirs de défense lors d’attaques sur des bovins, comme c’est déjà le cas pour les ovins. Sont adoptées par amendement, l’utilisation de lunettes de tir à visée nocturne ou thermique ainsi qu’“une présomption de tir de défense légitime” en cas “d’attaque imminente”.

Le texte prévoit une circonstance aggravante pour les vols sur les lieux d’activités agricoles ou de pêche ainsi que pour les dégradations, y compris celles d’infrastructures de stockage d’eau. Ces actes seraient punis de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende. Un autre article entend lutter contre les recours abusifs visant des projets agricoles, en permettant au porteur du projet attaqué de réclamer des dommages et intérêts.

Plusieurs articles concernaient la question brûlante des revenus des agriculteurs. Mais ce volet a été “dénaturé” par les députés, a regretté la ministre de l’Agriculture Annie Genevard. Plusieurs amendements LFI ont été adoptés, avec l’appui du RN, pour instaurer des “prix plancher” dans les négociations commerciales entre agriculteurs et industriels.

S’il est voté par les députés, le texte doit ensuite être transmis au Sénat, qui l’examinera à partir du 29 juin. Le gouvernement compte sur les sénateurs pour reprendre certaines dispositions, avec l’objectif d’une adoption définitive de la loi au tout début de l’été.

Bilan de l’épidémie d’Ebola en Afrique selon l’OMS

L'Organisation mondiale de la santé a fortement revu à la baisse son estimation de cas suspects de virus Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda, qui passe de 906 à 116. De nombreux malades “ont été écartés après vérification et souffrent soit d'autres maladies, soit n'ont présenté qu'un épisode de fièvre sans autre symptôme”, a déclaré Christian Lindmeier, porte-parole de l'OMS, lors d'un point de presse à Genève. Il a souligné que les cas suspects incluaient “toute personne repérée par le système de surveillance ou se présentant dans un établissement de santé avec des symptômes pouvant évoquer Ebola”.

Dans le même temps, d’autres patients ont été testés positifs, engendrant une revue à la hausse du nombre de cas confirmés pour les deux pays, de 134 à 330. L’OMS recense 49 décès confirmés et a enregistré à ce jour six guérisons. De son côté, l’agence sanitaire de l’Union africaine, fait encore état de 1 139 cas suspects pour 246 décès probables du virus, alors que l’OMS n’évoque plus ces décès “probables”.

L’actuelle épidémie de maladie à virus Ebola, fièvre hémorragique extrêmement contagieuse, a été déclarée le 15 mai dans le nord-est de la RDC. L’Ouganda voisin, où l’OMS a confirmé neuf infections, dont une mortelle, est le seul autre pays où le virus s’est pour l’heure propagé. L’OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale. Il n’existe ni vaccin, ni traitement spécifique contre le variant Bundibugyo. L’Africa CDC a promis un vaccin d’ici la fin de l’année, et l’OMS travaille sur des essais cliniques.

Et non, on n’a pas retrouvé Xavier Dupont de Ligonnès grâce à un prêtre !

Mgr Bruno Valentin, évêque de Carcassonne et Narbonne, a vivement réagi à l’émission Appel à témoins diffusée hier sur M6. Un homme se présentant comme prêtre (« père Marc ») avait affirmé avoir recueilli en 2022 les aveux de Xavier Dupont de Ligonnès, qui aurait passé quatre jours dans un monastère de l’Aude avant de confesser le meurtre de sa femme et de ses quatre enfants. Il assurait avoir obtenu l’accord de l’évêque pour lever le secret de la confession.

Dans une vidéo publiée sur Facebook, Mgr Valentin a démenti :« Jamais personne ne m’a contacté à propos de cette affaire. Je déplore ce manque de rigueur qui a abouti à une séquence trompeuse pour le public. »

L’évêque affirme n’avoir été ni informé ni consulté avant la diffusion.L’homme avait déclaré que Dupont de Ligonnès, très éprouvé, avait ensuite quitté le monastère pour la région de Grasse. Cette intervention relance les spéculations sur l’affaire Dupont de Ligonnès, tout en mettant en lumière les risques de témoignages non vérifiés à la télévision.


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