L’administration exige la transparence totale de ceux qu’elle administre. Revenus, adresses, comptes bancaires, enfants à charge, tout alimente des bases de données que nul n’a le droit de refuser. En échange, la puissance publique promettait de tenir ces fichiers hors d’atteinte. Cette promesse ne tient plus. Les serveurs de l’État se sont ouverts l’un après l’autre, et le pouvoir répond par des communiqués de regret. La contrainte numérique, elle, s’alourdit à la date prévue. Ce dossier détaille ce qui a été perdu, et les moyens de savoir si l’on est concerné puis de se protéger.
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