Starlink coupé, renseignement américain éteint : l’armée ukrainienne perd ses communications et ses yeux, et les Russes pilonnent davantage. À Paris, Emmanuel Macron s’agite. Dans la rue, des lycéens, que personne n’a su écouter, ne se laissent pas congédier.
Washington éteint les lumières à Kiev
« Fous la merde et vois ce que tu vas prendre dans la gueule » : c’est la doctrine que je lis dans la riposte de Trump aux raffineries russes bombardées et au chantage sur les bateaux de diesel. Starlink, ce sont les communications du front. Le renseignement américain, ce sont les yeux. Les deux sont coupés, et les Vingt-Sept doivent acter à Bruxelles le désengagement de leur grand allié en resserrant les rangs autour de Zelensky. Un chiffre à garder en tête : Moscou contrôle 19 % du territoire ukrainien, dont un tiers déjà avant 2022. À Berlin, le procès du commando ukrainien de Nord Stream, que je tiens pour un procès politique, ne dira rien de cette réalité. Quant à la guerre d’Iran, Moody’s l’estime à 265 milliards de dollars pour les ménages américains. Mon pronostic : un partage « à la coréenne », où la ligne de front devient frontière et où l’on appelle cela la paix.
▶ 24:10 — Trump punit Zelensky : Starlink et renseignement coupés
▶ 27:50 — Procès Nord Stream, front ukrainien et coût de la guerre d’Iran
2 000 milliards, et un nom qui compte plus que les autres
Ursula von der Leyen voudrait environ 2 000 milliards d’euros sur sept ans pour le budget européen 2028-2034. Regardez ce que l’on finance : des jets privés pour les commissaires, et deux parlements, parce qu’un seul serait trop simple. Ma réponse tient en une phrase : sortir des traités, en renégocier de simples traités de voisinage, c’est-à-dire le Frexit. Reste à savoir qui choisira le prochain locataire de l’Élysée. Selon ma charge ironique, ce ne sont ni les électeurs ni les eurodéputés, mais Bernard Arnault, dont LVMH a l’oreille de tout ce que le pays compte de puissant.
▶ 34:03 — Budget de l’UE : 2 000 milliards à jeter, Arnault décide
La présidentielle des Macron bis
Mélenchon est crédité d’un second tour. Polony se lance, et les plateaux s’ouvrent pour elle comme ils restent fermés à Asselineau, Philippot ou Kuzmanovic. Glucksmann, Attal, Philippe : derrière les étiquettes, un même projet, fait de censure, de soutien à l’Ukraine et à Israël, de globalisme. La preuve se lit dans les chiffres. Les dépenses de conseil des ministères sont passées de 271,5 M€ en 2021 à 59,9 M€ en 2025, effondrement que j’attribue en partie à l’IA. Ce que je reproche à Jean-Michel Blanquer reste d’actualité : 500 000 € pour un rapport jamais rendu. Et Glucksmann ira chercher un ancien de McKinsey pour le conseiller sur l’IA. Ce que je reproche à Marine Le Pen, c’est d’avoir laissé Richard Ferrand arriver au Conseil constitutionnel. Le dossier de Challenges sur la drogue au travail ajoute la touche finale, entre cocaïne dans les cercles de pouvoir, témoignage du conseiller en communication Louis Jublin sur sa propre consommation et soirées chemsex. La cocaïne, c’est la drogue qu’on se met dans le nez pour avoir l’air intelligent : l’époque du conseil à 500 000 € s’achève, et personne n’a le courage de dire qu’elle n’a jamais valu grand-chose. Reste la criminalisation des mots, de l’élu marseillais Amine Vannacci, qui réclame justice pour ses frères, à la libération réclamée de Ritchie Thibault : « Quand on commence à criminaliser les mots comme si c’étaient des coups de couteau, on ne fait plus grand-chose pour les coups de couteau. »
▶ 3:48 — Mélenchon monte, Polony se lance : la présidentielle s’annonce
▶ 11:40 — Cocaïne au pouvoir, et les cabinets de conseil en chute libre
▶ 16:42 — « Arrêtez de voter pour ces gens du désastre »
Lycéens : la colère n’est pas une maladie
Les macronistes redoutaient les agriculteurs. Ce sont les lycéens qui descendent dans la rue, et leur colère n’a rien d’un caprice : santé mentale abîmée, COVID, IA, menace d’une guerre mondiale. Qu’ils s’organisent est sain, et que les policiers tentent d’infiltrer leurs forums ne l’est pas. Que des grenades de désencerclement soient lancées sur des élèves ne l’est pas davantage. Je ne crois pourtant pas à la journée du 17 : pas de mot d’ordre clair, un gouvernement qui joue le pourrissement, des vacances scolaires qui approchent. Les propos de Mike Borowski sur les figures historiques des Gilets jaunes m’ont indigné. Le risque est la paralysie : il ne faut pas devenir ce « névropathe de la colère, de la peur », et c’est le sujet de mon livre, « Transformer la colère », qui sort en novembre.
▶ 21:07 — Lycéens dans la rue : pourquoi la jeunesse a de quoi être en colère
▶ 39:28 — Lycéens et manifestation du 17 : un pétard mouillé ?
On nous demande de payer la guerre des autres et de voter pour ceux qui l’ont organisée. La colère, elle, a le droit de rester lucide.
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